Le Musicodrome

25 mai 2012

[Chronique] "A Matter Of Time" Le Peuple de l'Herbe (2012)

Entre deux festivals et les journées bien chargées, il est certain que le temps devient de plus en plus rare... Une chose est sûre, Le Musicodrome va tenter de rattraper toutes ses chroniques en retard... Aujourd'hui, place au petit dernier du Peuple de l'Herbe, "A Matter Of Time", sorti en début d'année 2012.

                                  AMOT
                                             (pochette de "A Matter Of Time" -2012-)

Si Le Musicodrome a manqué de réaction en tardant de publier son avis sur "A Matter Of Time", n'allez pas croire que le sixième album des lyonnais n'en vaut pas la chandelle. Plus de 14 ans d'existence, de télescopages de genres musicaux pour finalement traîner une grossière étiquette d'electronica. Les années ont passé, les albums aussi, tout fan de la première heure ne pourra s'empêcher de (re)penser aux deux immenses premiers skeuds ("P.H.Test/Two" en 2002 puis "Cube" en 2005) en essayant de garder le cap. Le cap, l'éternelle question que tout groupe de plus d'une décennie commence à se poser... Que faire ? Garder le cap justement au risque de se lasser ou se laisser dériver vers d'autres cieux ? La recette du succès réside dans le renouvellement, indéniablement. Sur "Tilt" (2009), on avait l'amère impression que "Radio Blood Money" (2007) s'était teinté de sonorités rock à n'en plus finir, préservant des mélodies qui faisaient mouche par le passé. Là où beaucoup ont défendu leur avant dernier protégé, nous avons toujours agité l'idée que l'album, excepté deux-trois hits, était insipide.

La rupture consommée, l'arrivée de "A Matter Of Time" laissait perplexe. Le Peuple de l'Herbe peut-il encore surprendre ses habitués ? Certainement. Ce "A Matter Of Time" n'est pas parfait, loin de là. Mais l'effort de se diversifier s'est affirmé. En effet, on va être certainement surpris d'entendre un New Day en ouverture sonnant bougrement oriental reposant amplement sur le flow de Sir Jean. Un peu plus loin, Mars, en featuring avec Marie Nachury (de Brice et sa Pute) emprunte un chemin punchy et surtout très pop que le groupe a très peu exploré. Entre les choeurs féminins et l'originalité du synthé, ce morceau se jouera forcément à quitte ou double pour les fans, mais l'audace n'est qu'appréciée.

En première ligne, ce qui marquera l'auditoire restera le côté groove assez prononcé de ce nouvel essai : laissez-vous bercer par la funk de Let Us Play et sa ligne de basse dévastatrice avant que Marc Nammour, MC de La Canaille, offre un récital hip hop sur les guitares aiguisées et les scratchs de l'excellent track Parler le Fracas.
Les univers, en perpétuelle mutation, continuent de se chevaucher : si le titre éponyme de "A Matter Of Time" peut paraître anodin à sa première écoute, il s'avère surtout être très noir, narré, où seules les machines déchirent cette atmosphère pesante.

Voilà, les dés sont jetés : une quasi-moitié d'album cherche à muter tandis que la seconde, plus familière, s'inscrit en pleine continuité musicale du crew. Sir Jean et JC 001 jonglent à tour de rôle et le flow varie selon les morceaux. Sur Jasmin In The Air, le pungle prend le pouvoir mais manque de force de frappe, tandis que Numbers se taille un costume pour la scène, percutant et surboosté. D'ailleurs, si Wooden Jam commence sur des notes de sitar, on ne peut qu'apprécier le délire digital et électronique qui rappelerait presque des envolées à la Prodigy. Enfin, sur Mothership, on retrouve cette symbiose implacable entre les machines et les cuivres avant de basculer dans des sons plus oldschool : à la fois sur Not A Test que 19., on semble se projeter dans de vieux samples de la discographie du groupe, là où les trompettes dictaient (presque) leur loi sur les machines...

Si "A Matter Of Time" n'est certainement pas l'album le plus marquant de la discographie du Peuple de l'Herbe, il reprend des sonorités singulières que son public sait apprécier. Pour ce qui est des morceaux un peu plus étrangers à l'univers du groupe, le Peuple a démontré que d'autres horizons les intéresser... En préservant une force de frappe certaine sur scène, "A Matter Of Time" mérite toute son attention.

                             Mars
                                        (extrait du clip Mars du Peuple de l'Herbe)


 L'EP DANS LE DETAIL

L'album :
1) New day
2) Mars (feat. Marie Nachury)
3) Mothership
4) Let us play
5) Not a test
6) Parler le fracas (feat Marc Nammour)
7) Moustache (skip 1)
8) Jasmin in the air
9) Numbers
10) Wooden jam
11) A matter of time
12) Tous les matins (skip 2)
13) 19.


Durée : 43 minutes
Album : 6e
Sortie : 16 Janvier 2012
Label : Discograph
Genre : Electronica
Ecoute : Extraits, news et clips dans la catégorie "Le Peuple de l'Herbe" du Musicodrome

Morceaux coup de coeur : 1) Not A Test / 2) Numbers / 3) Mars / 4) Wooden Jam / 5) Let Us Play

NOTE : 15/20

Posté par Aiollywood à 18:22 - Le Peuple De L'Herbe - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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24 mai 2012

[News] Wax Tailor va sortir un album concept et repart en tournée

Retour à l'actualité des groupes présents sur Le Musicodrome et, excellente nouvelle, Wax Tailor s'est remis au travail. Non pas qu'il se soit arrêté, loin de là, mais il y a du son frais en vue. On trépigne !

           WT

Il y a un an, il s'était lancé dans ces tournées à la mode constituées d'orchestre symphonique. Pour un des maîtres sorciers incontestés de la scène trip hop française, le concept fut loin d'être décrié. Donc suite à la fin du projet "Mayfly Symphony Orchestra", Wax Tailor était resté assez flou sur un éventuel futur nouvel album. Les choses se sont pourtant décantées, et il y a de ça déjà quelques semaines. En ligne de mire, un nouveau concept. En ce qui concerne les informations, les habitués qui bossent avec lui seront là : par exemple, Charlotte Savary, sera bien de la partie. Nous voilà ravis !

Donc pour parler de ce projet, il s'intitule cette fois "Wax Tailor & The Dusty Rainbow Experience". Les sons étant bidouillés en début d'année, le mixtape s'est ainsi bouclé en avril. Et la sortie ? Mystère. Ce qui est certain, c'est que Jean-Christophe Le Saoût s'est empressé de préciser sur sa page Facebook qu'il nous en dira plus très bientôt.

Cet album, dans ses silhouettes encore obscures, promet d'être une nouvelle pépite : il y aura des influences urbaines, de la soul, des clins d'oeil au cinéma et la pâte US se fera ressentir... Le show visuel, complètement transformé, devrait lui aussi tenir la dragée haute au coeur de ce projet.

Après, lorsqu'on sait que les premières dates de cette nouvelle tournée sont annoncées dès le mois octobre, on peut d'emblée avancer le fait que le skeud sortira à la rentrée, en septembre. Information à confirmer très bientôt. Mais vu les sorties d'albums quasi-inexistantes durant l'été, il semble tout à fait plausible que Wax Tailor soit une des sorties les plus attendues de la rentrée...

En tous cas, la première salve de dates vient d'être officialisée : Wax Tailor passera à Rouen le 23 octobre, à Reims le 24 octobre, à Nancy le 25 octobre, à Nantes le 30 octobre, à Vannes le 31 octobre, à Brest le 1er novembre, à Alençon le 3 novembre, à Lyon le 7 novembre, au Mans le 9 novembre, à Cholet le 10 novembre, à Caen le 13 novembre, à Lille le 14 novembre, à Strasbourg le 16 novembre, à Orléans le 20 novembre, à Paris les 21 et 22 novembre, à Clermont Ferrand le 23 novembre, à Mourenx le 24 novembre, à Bordeaux le 27 novembre et à Toulouse le 28 novembre.

Pas de date qui nous intéresse encore, mais rassurez-vous, cela ne va pas tarder.

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[Remix] Danny Lifted remixe "Needles" de System Of A Down en dubstep

Un petit remix aujourd'hui pour se remettre au travail... Vous connaissez tous sans doute le groupe System Of A Down, et si vous avez la chance d'être amateur de dubstep, alors vous aimerez peut-être le fameux morceau "Needles" en version remixée. Avec Danny Lifted aux manettes, il nous propose finalement un son assez dark et industriel. Loin d'être un coup de coeur, c'est avant tout une curiosité.

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21 mai 2012

[Live Report] Festival d'Olt - Jour 3 : Scratch et java au bout de la nuit... | Le Bleymard | 19.05.2012

Pour sa neuvième édition, le festi'val d'Olt est devenu l'évènement culturel majeur de la petite commune du Bleymard, en Lozère (48). Pour notre grande première en terre lozérienne, le moins que l'on puisse dire c'est que nous avons été séduits. Comme une grande famille, l'association Rudeboy Crew n'a pas changé sa recette pour attirer les festivaliers : celle de la découverte, des rencontres et surtout, 3 jours de fêtes.

         Ambiance

Loin des tumultes urbains ou des grosses machines bien huilées, le festi'val d'Olt endosse un costume qui a tendance à être de moins en moins porté : celui de la simplicité. La fête est un concept, elle ne célèbre pas seulement quelque chose ou quelqu'un. C'est un tout. Une effervescence qui se retrouve le village par ses représentations d'arts de la rue en journée jusqu'aux deux chapiteaux dressés pour l'occasion en soirée. A condition d'être munis d'un billet, chacun vaque à sa guise entre les sites, ici, (presque) tout le monde se connaît. Bien avant le coup d'envoi des concerts payants, comme si le Bleymard était un cabaret à ciel ouvert, la liesse est déjà là. Et qu'importe le temps ou la température (il faisait 2°C à minuit !). 

Le cadre, lui, mérite aussi toute son attention et rend le festivalier chez lui. Si l'on se sent bien au festi'val d'Olt, c'est également par ses ambiances créées, truffées de clins d'oeil ou de curiosités. Par exemple, dans le premier chapiteau, impossible de rester insensible aux casseroles de pâtes renversées qui parsèment le plafond. Ou, un peu plus loin, une pancarte annonçant les différents menus avec les lettres inversées, destinées aux bourrés, censée les aider. En tous cas, après avoir vibré aux Fils de Teuhpu accompagnés de Mein Sohn William jeudi, la soirée de vendredi a tenu toutes ses promesses : avec la pop/rock de The Chase, l'électro blues de Monofocus et l'électro décalé de Zlip Constrictor, les vaches étaient bien gardées.

NMB Brass Band : l'efficacité avant tout

      NMB Brass Band

Pour cette dernière soirée de concerts, les NMB Brass Band avait la lourde tâche d'assurer la première partie des Scratch Bandits Crew et R-Wan, side-project du chanteur du groupe Java. Avec une section cuivre assez traditionnelle (saxo, trombone, bariton) jumélée à un guitariste/bassiste, la porte est enfoncée aux styles en tous genres. Ajoutez un batteur puis un musicien qui fait aussi chanteur, vous aurez la composition des NMB Brass Band.

Tantôt rock, tantôt punk, les cuivres rendent le concert finalement très festif. Dès le premier morceau, le public adhère complètement. Transportant la foule aux quatre coins de leurs influences musicales, le chanteur (et saxophoniste) s'est pourtant offert un délire hip hop par alternance. Lorsque les morceaux rock déjanté rappelaient leurs acolytes des Fils de Teuhpu ou de la Fanfare en Pétard, impossible de ne pas faire le rapprochement avec l'intonation de voix du chanteur, proche de celle de Bring's des regrettés Freedom For King Kong.

A l'opposé de son premier album plutôt orienté fanfare/rock, le NMB Brass Band s'est voulu plus engagé sur son second essai. En allant piocher dans des textes de Boris Vian, Arthus Rimbaud ou encore Louis Aragon, ces derniers furent rappés sur fond de fanfare. Bien moins efficaces au chant qu'au saxophone, les NMB Brass Band, sans révolutionner le genre, ont assuré l'essentiel : faire danser le public du début... à la fin.

Sur sa Radio Cortex, R-Wan (de Java) assure le show

      R-Wan (5)

Erwan Séguillon. Les fans de Java n'ont pas oublié qui se cachent derrière le pseudonyme R-Wan. Quand R-Wan s'est ajouté à la programmation du festi'val d'Olt, il y avait forcément un air de Java dans l'air. Le groupe de nouveau en pause, R-Wan en a profité pour sortir au printemps dernier son troisième album solo, "Peau Rouge".

En surfant sur des influences un peu plus légères sur "Radio Cortex" (2006) et "Radio Cortex 2" (2008), R-Wan s'est recentré avec un peu plus de sérieux sur "Peau Rouge" : si le rap-musette est encore d'actualité, la scène a retrouvé un bonhomme toujours aussi charismatique et jamais bien loin de ses racines, Java. Quand à son show, il l'a maîtrisé de bout en bout. Avec une intro très noire, R-Wan offre d'entrée son fameux célèbre "Lâche l'affaire", remake d'un certain "Laisse Béton" de Renaud. Dans un registre proche à celui de Java, chanson française/rap, le souffle festif finit par déferler sur le très attachant "Le CRS Mélomane" qui fait déjà danser tout le chapiteau.

Funky, R-Wan emploie l'humour et l'auto-dérision pour faire mouche : l'influence de Gainsbourg se sent sur "Maudit Sort" tandis qu'un incroyable battle se lance entre le batteur et R-Wan. Sur "Charley et Tom", une pluie de jeux de mots compte la fabuleuse histoire de ces deux personnages, sur fond de bruittage en tous genres. En rappelant (pour ne pas dire marteler) à son auditoire qu'il était toujours en connexion avec "Radio Cortex", la radio pirate émet encore ! Virant progressivement à un hip hop plus marqué, les synthés et autres machines prennent le pouvoir... Les morceaux suivant sont alors copieusement revisités et changent de peau. En s'accordant un léger répit jazzy sur la ballade poétique des "Fées", "Mélodie en Sous-Sol" durcit le ton. R-Wan démontre à plusieurs reprises qu'il a su conserver un flow implacable, s'essayant à nouveau sur ses périodes roots plus anciennes où il tournait avec le reggaeman Winston Mc Anuff.

Avec son côté démoniaque ("Je Suis Parano"), le rythme s'est saccadé pour le plus bonheur de tous : à l'ancienne, R-Wan a sorti "Métro", morceau de Java présent sur "Hawaï" (2000) en hurlant "laisse toi bercer par le rythme saccadé... ma musique s'est perdue dans les couloirs" à travers une version surboostée ! Et quand, "A Pic", morceau littéralement déluré et taillé pour la scène arriva, il était devenu inutile de continuer à chanter... (surtout en russe) !

Les Scratch Bandits Crew taille patron

      Scratch Bandits Crew (2)

Petit à petit, les lyonnais creusent leur nid. Même si le turntablism est à la mode ces temps-ci (C2C, Birdy, etc), les Scratch Bandits Crew venaient présenter à la Lozère son second album, "31 Novembre", sorti il y a quelques semaines. Salué par la critique, cet album surprenait surtout par sa profondeur, presque poétique, avec une électro limite acoustique, mais soulevait surtout la question du live. Qu'elle va être la setlist du crew ?

Corrosive, c'est certain. Déjà, ces dj's à six mains ont sorti un maxi, "En Petites Coupures", et ils n'hésitent pas à piocher dedans. Rapidement, un des plus gros hits du crew débarque avec le track "In My Head". Scratchs d'accordéon en ouverture (influence de Birdy avec "Abbesses" certainement) mais réelle prise en main : le crew frôle le hip hop pour se mettre aux percussions. Sans crier gare, les machines s'emballent dans une explosion sonore... le dubstep prend alors les commandes, le son se sature puis s'arrête brusquement. Brûlot long de plus de 8 minutes en live, les scratchs déferlent à nouveau pour offrir un semblant de douceur qui ne dure pas : tendances rock, boucles rythmiques, le crew vient de frapper fort.

Après un tel affront, les Scratch présentent leurs dernières compos : cela semblait fort probable, la tendance n'a guère mis de temps à se confirmer. Le crew a interprété ses hits taillés pour le live tels que "Check it Out" et ses sonorités hip hop/funk qui a une nouvelle fois démontré les prouesses aux platines des trois gus. Les ondes digitales de "Do Your Thang" particulièrement appréciées, les tendances soul n'ont changé en rien la recette : poussé par l'enthousiasme du public du Bleymard, les lyonnais auront rejoué ce morceau durant le rappel.

Dans une ambiance nacrée, le premier single de "31 Novembre" a bien entendu été joué, le salvateur et envoûtant "Heart Beat". En guise d'échos à la culture street, les Scratch font mouche à tous les coups... Même lorsqu'ils se payent le luxe de remixer The Doors. Impossible cependant de partir sans ayant appris "la scratch musique" : les leçons de scratchs, toujours très jazzy, réaniment le dancefloor. Avec des dj's particulièrement remuant qui n'hésitent pas à mixer tous ensemble sur une même table, les jeux de lumières spécifiques aux platines ou encore les vidéos projetées sur l'écran, l'univers des Scratch est toujours aussi varié.

Avec leur scratch lunaire, machine unique créée par les Crew, rien de tel qu'une dernière expérience sur "Scratch Lunaire, World Premiere" pour tester tout ça... Le chapiteau peut vibrer une dernière fois, la nuit est déjà bien avancée...


LE SAMEDI DANS LE DETAIL

Groupes : Scratch Bandits Crew + R-Wan (de Java) + NMB Brass Band
Date : Samedi 19 Mai 2012
Ville : Le Bleymard (48)
Durée : 21h-2h30
Crédits Photos : Cédric Oberlin (galerie photos disponible !)
Egalement disponible sur : www.discordance.fr

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[Galerie Photos] Les photos du Festi'val d'Olt 2012 (Jour 3) sont en ligne

La galerie dédiée au troisième jour de la 9e édition festi'val d'Olt est à présent disponible dans la rubrique "Les Photos Live".
Le Musicodrome était en effet au Bleymard en Lozère (48) ce week-end en compagnie de KristHelheim.

        Scratch Bandits Crew
                   (Arrivée des Scratch Bandits Crew sur scène au Bleymard - Cédric Oberlin)

Au total, ce sont près de 26 photos qui sont en ligne dans l'album photos intitulé "Festival d'Olt 2012 - Jour 3 (Scratch Bandits Crew + R-Wan...)". Au programme : Scratch Bandits Crew, en tête d'affiche, le groupe R-Wan (qui est en réalité un des side-project de Java, et du chanteur particulièrement), puis enfin NMB Brass Band en ouverture.

C'est Cédric Oberlin qui nous gratifie cette fois aussi de cette trentaine de clichés. Enfin à titre d'information, le live report est bien entendu disponible dans la catégorie "Live Report" du Musicodrome.

Lien direct : http://tinyurl.com/7kvseoq

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20 mai 2012

[Magazine Discordance] Du lundi 14 au dimanche 20 Mai sur Discordance

                                  Logo_discordance_V4             

DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE

Live Report
- Marcel et Son Orchestre dit adieu au Rockstore (Montpellier) 12.05.2012
*Par Aïollywood*
- Dj Food, top chef des platines | Le Poste à Galène (Marseille) 10.05.2012
*Par KristHelheim*
- Beat Assaillant à la Cigale (Paris)
- We Are Augustines au Nouveau Casino (Paris) 13.05.2012

Chronique Cd
- Benjamin Paulin "2" (2012)

Galerie Photos
- The Hives à la Gaïté Lyrique (Paris) 16.05.2012

DANS LA RUBRIQUE CINEMA

Dossier Spécial Cannes 2012
- Bref, j'ai regardé la cérémonie d'ouverture.
- Jour 1 : La lune se lève et les chevaux dansent.
- Jour 2 : Marion, Matthias, et les autres.
- Jour 3 : Dolan et Zeitlin, deux certains regards.


C'est sur Discordance.fr !

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19 mai 2012

[Clip] "La Colère" La Canaille

Après le double clip "J'ai Faim", La Canaille nous fait part de son nouvel extrait, "La Colère". Issu de son dernier album en date "Par Temps de Rage" (Février 2011), c'est Audrey Gallet qui est à la réalisation. Rap, rock et textes au programme. Pour les habitués du Musicodrome, inutile de présenter la puissance de frappe de La Canaille. Pour les autres, bonne découverte !

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18 mai 2012

[Galerie Photos] Les photos du Cartel des Mines 2012 (La Ruda + Arthis) sont en ligne

La galerie consacrée à la 39e édition du Cartel des Mines (Parc des Expositions, soirée du vendredi 27 avril 2012, Alès) est à présent disponible dans la rubrique "Les Photos Live". Au total, ce sont près de 54 photos qui sont en ligne dans les albums photos. Au programme : La Ruda, en tête d'affiche, ainsi que le groupe Arthis en ouverture. Enfin comme pour la Meuh Folle, Olivier Audouy nous gratifie aussi d'une douzaine de clichés du public. Alors on ne sait jamais, peut-être ferez-vous partie de la sélection.

         La Ruda (18)

A titre d'information, le live report du Cartel 2012 est accessible dans la catégorique "Live Report" du Musicodrome.
Le lien direct de la galerie : http://tinyurl.com/7ubwrsf

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16 mai 2012

[Interview] François des Fils de Teuhpu explique le projet commun avec les Hurlements d'Léo

Rencontre avec François Martin des Fils de Teuhpu (trombone/basse) qui nous présente le tout nouveau projet des Hurlements d'Léo et des Fils de Teuhpu. Des origines du collectif des Touffes Krétiennes aux différentes orientations du groupe, la grande famille alter' française est encore pleine de ressources.

           fils de teuhpu2

Salut François. Les Hurlements d’Léo et les Fils de Teuhpu qui se lancent dans un projet commun, c’est presque une évidence ?
Ça fait longtemps que l’on se connaît, on est des vieux potes. On s’est croisés il y a 10 ans de ça à Paris dans un festival : on a joué avec eux, on s’est super bien entendus. On est un peu tous issus de la même famille entre les Ogres, les Hurlements, etc. C’est une petite famille de groupes qui a eu la chance de tourner ensemble, voilà le premier point très important.
Ensuite, avec le trompettiste des Hurlements d’Léo, Pépito, le batteur des Teuhpu et moi, on a décidé de monter un collectif qui s’appelle les Touffes Krétiennes.

Je comptais t’en parler un peu plus tard à propos de la « grande famille »…
Voilà. Les Touffes c’est une famille et même beaucoup plus qu’un projet artistique. Attention, tous les membres des Hurlements ou des Fils de Teuhpu n'appartiennent pas forcément au collectif mais uniquement ceux qui le souhaitent. D'ailleurs, le collectif était agrémenté aussi d’autres mecs des Pellos… Mais ce collectif a surtout permis à divers projets de voir le jour comme « Un Air Deux Familles » entre les Hurlements et les Ogres, « 1 Air 2 Beaufs » entre les Amis d’Ta Femme et nous par exemple. Enfin bref plein de petits trucs.

A quand remonte cette idée de faire un projet commun avec les Hurlements d’Léo ?
Depuis quelques temps déjà. 6 ans, 3 ans, 2 ans… l’idée nous a traversé l’esprit plusieurs fois. Les Hurlements arrivent en fin de tournée de « Bordel de Luxe », nous le notre commence à dater un peu (« Camping Sauvage », 2009), donc on s’est dit que c’était le bon moment. On avait fait un premier test dans une salle de Bordeaux, donc chez les Hurlements, avec cette idée de partager la scène. Nous avions une setlist d'une douzaine de morceaux et ça c’était vraiment bien passé. Après le second test c’était le 5 mai dernier à Paris au New Morning. Pour notre première (vraie) date sous le signe du projet commun, ce sera le 14 août à Luxey (festival Musicalarue). Et si ça tient la route, la machine sera lancée !

Quel a été l’accueil du public parisien le 5 mai ? Ca s’est bien passé ? C’était, presque, la première grande sortie…
Super ! Les gens ont adoré ! On a fait un set Teuhpu puis un set Hurlements avant de faire notre set commun… Ca a envoyé ! Que de bons retours. C’est vraiment encourageant.

Cette date parisienne était une date charnière ? Soit ça passait, soit ça cassait ?
Ouais mais disons que l’on préfère aller de l’avant. Les retours motivent, encouragent…

Concrètement, le projet commun va consister à quoi ? Par exemple, le répertoire sera revisité ou, à terme, il s’agit de créer de nouveaux morceaux ?
Le gros problème que nous avons, c’est le facteur temps. On est très pris, eux habitent à Bordeaux, nous à Paris. Donc on a revisité notre répertoire pour l’adapter à cette nouvelle configuration sur scène, de 14 personnes. Au niveau des nouveaux morceaux, on a d’ores et déjà choisi de jouer Requiem pour un con de Serge Gainsbourg. Après on est encore dans une période de rodage : on est en train de calculer réellement comment nous allons nous organiser. Pour l’instant, on est partis sur l’idée de proposer au minimum 3 morceaux du répertoire de chaque groupe, donc revisités par les uns et les autres, le fameux Requiem pour un con et d’autres morceaux, puis on va essayer de faire 1 ou 2 compos inédites. Mais là encore, ce sera en fonction du temps.

Musicalement, cela va être un gros mélange festif rock, ska déjantés ?
Un peu de tout. Il est clair que l’on veut garder cette énergie sur scène à coups de rock, ska, punk, mais pas seulement ! Là on s’est penchés sur des morceaux qui pourraient être plus salsa, plus afro, des choses que l’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre à travers ces groupes. Dans le collectif, on a quand même eu la chance d’avoir pu toucher à tout (rock, funk, punk, jazz, etc), donc ça aide. Il faut montrer aux jeunes tout ce que l’on est capable de faire.

D’ailleurs, vous comptez nommer votre projet commun ?
(Rires). C’est la grande question du moment ! On y réfléchit mais nous ne sommes pas encore d’accords !

La tournée, elle, va débuter quand ?
La première date est à Luxey, le 14 août, ensuite il est évident qu’il faut d’abord lancer la machine pour voir si ça prend. Dans ce cas, on calera des dates pour la seconde moitié de 2012 ainsi que durant 2013.

Le projet commun ne signifie pas que les activités des deux groupes concernés s’arrêtent ?
Non. Il est clair que vu la conjoncture actuelle, il est appréciable d’avoir plusieurs cordes à son arc. On va tourner avec le collectif mais aussi de notre côté. On a bossé sur une nouvelle tournée qui démarre dès cet été, avec un nouveau spectacle pour l’occasion…

… une nouvelle tournée sur « Camping Sauvage » ?
On fête en réalité nos 16 ans cette année. On a choisi de baptiser notre nouveau spectacle Teuhpuberté, c'est-à-dire la fin de la puberté. On va revisiter notre répertoire, repartir de nos débuts plus acoustiques pour suivre notre évolution, plus électrique et intense. Pour information, la première date de Teuhpuberté sera à Vitry dans le cadre festival sur les pointes le 26 mai. Pareil, on va chercher à tester ça sur scène pour voir ce que ça va donner. On va faire gagner une mobylette, il y aura une tombola, enfin bref, plein de petites choses. On a envie de retrouver la complicité et la proximité que nous avions avec le public à nos débuts.

Il y aura un album anniversaire pour marquer Teuhpuberté ?
Non. Les morceaux existent déjà, dans leur version originale, je ne vois pas l’intérêt de les refaire.

Et avec les Hurlements ?
Oui. Je vais dire que ça fait parti du projet.

Tu disais qu’il était important d’avoir plusieurs cordes à son arc, penses-tu que face à la baisse d’affluence dans les salles de concerts pour prendre cet exemple, c’est devenu vital pour les artistes de se diversifier ?
Oui, c’est indéniable. Avec les Teuhpu, on veut varier le côté artistique. Depuis 2-3 ans, on s’est lancés dans les ciné-concerts. Là, avec Teuhpuberté, on veut viser des petites scènes et des cabarets pour retrouver un peu d’intimité. En parallèle, nous avons toujours notre dernier album, « Camping Sauvage », qui a désormais une machine bien huilée, sans compter maintenant la tournée avec les Hurlements d’Léo.
Après, on fait presque partis du décor. Avec les Hurlements, nous sommes de vieux groupes. Que ce soit en concert ou ailleurs, les jeunes ont besoin de découvrir autre chose. Il est certain qu’avec plus de 15 ans d’existence, il faut proposer des choses un peu nouvelles…

A propos du ciné-concert, vous en faites un ce jeudi au Bleymard en Lozère (48) au festi’val d’Olt, de quoi est-il constitué ?
C’est une des choses qui nous a particulièrement fait plaisir ces derniers temps. Nous avons choisi comme artiste Buster Keaton, un grand comique avec Charlie Chaplin que moi j’adore. Après avoir regardé toute sa filmographie, on a sélectionné One Week et Sherlock Junion. A partir de là, on a revisité toute la musique de A à Z.
Une fois la décision prise de la jouer en live, on s’est mis à jouer devant l’écran qui est au dessus de nous. C’est assez curieux comme spectacle puisque, du coup, on a mis des chaises, on s’est bien habillés, on ne parle pas, la concentration est de mise ! Il y a eu un gros travail d’écriture, quasiment 2 ans de travail là-dessus, il n’y a pas d’impro ou de gros n’importe quoi ! (Rires).

Un show bien accueilli malgré cette rupture ?
Lorsqu’on nous a dit que c’était vraiment excellent, on a décidé de ne plus lâcher ce spectacle. Ce que je retiendrais dans ce ciné-concert, c’est que la musique a notre pâte, 16 ans de Teuhpu ça laisse des traces, et c’est une réelle confrontation entre deux univers : celui des Teuhpu et celui de Keaton, à la fois ludique et joyeux. Complètement différent d’un concert des Fils de Teuhpu traditionnel, et d’ailleurs, je joue plus de 30 instruments différents sur ce concert. Confronter tant de choses sur un film, je trouve ça vraiment beau. Et je ne cherche pas à te le vendre !

Propos recueillis par Lapierre Dimitri (Aïollywood), le lundi 14 mai 2012.

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14 mai 2012

[Live Report] Marcel et son Orchestre dit adieu au Rockstore | Montpellier | 12.05.2012

Trois semaines après avoir encaissé les derniers coups de La Ruda qui est en train de tirer sa révérence, c'est à présent au Rockstore de Montpellier que les nostalgiques se rendaient. En pleine tournée d'adieu, Marcel et son Orchestre venait défendre son dernier bébé "Dans La Joie Jusqu'au Cou" sorti en début d'année. Un ultime passage dans une salle pas tout à fait pleine, mais probablement que le concert unique des Sheriffs donné juste à côté y est pour quelque chose...

              marcel (4 sur 1)

C'était le dernier rendez-vous des fans pour les héraultais. A voir la composition très variable du public montpelliérain, il est certain que les fans de chaque période s'étaient déplacés ce soir. Ce qui ont fait leurs premiers concerts dans leur jeunesse bleue, les vieux de la vieille qui trouvaient le concept des Marcel plutôt décalé qui ont de suite adhéré, ou alors, les toutes nouvelles fans, plus jeunes, acquises au cours des derniers albums beaucoup plus accessibles des boulonnais. Et chez tous ces fans, c'est à la fois l'excitation et l'appréhension qui se lisaient sur les visages. Oui, c'est la dernière. Il faut donc profiter et ne rien regretter.

La rancoeur ravalée, la première partie de Marcel et son Orchestre est assurée par... Marcel et son Orchestre. Comme le dit Mouloud, "ouais c'est toujours chiant les premières parties alors autant s'en charger !". Et de manière ingénieuse, les Marcel sont passés en session acoustique durant une grosse demie heure. Tels de vieux rockers fatigués, les Marcel ont pris des chaises, se sont assis et ont joué. Dans cette ambiance feutrée, quelques nouvelles compos du dernier opus enregistrées en acoustique se sont invitées au menu comme Le Chômage et sa maladie incurable ou le coup de la panne (Si Jamais t'Avoues). En s'accordant une petite Fuite de Fantaisie, Marcel signe là probablement son plus bel essai durant cette session. Avec des vannes bien aiguisées envers l'ancien président de la république, cette première partie de concert a posé le décor en ce temps électoral. En ressortant des tiroirs ce bon vieux Procebal ("il y a ceux qui payent... et ceux qui encaissent. Il y a ceux qui ont... et ceux qui n'ont pas") avec un grand sourire aux lèvres, Marcel a pu lancer son célèbre "un rire bon, un rire frais, un rire français !". En papillonnant, "qu'est ce qu'on attend pour effacer des mots comme solidarité ?", la jeunesse du Rockstore a pu emmerder Nellie Olson sur La Famille Ingall's avant de déraper, forcément, sur "la jeunesse emmerde Marine Le Pen !".

Désormais calme et ultra détendu, la pression est retombée. Il faut dire que Marcel et son Orchestre a interprété sa mini-setlist acoustique dans un registre fidèle à lui-même : poilant. Les dix minutes d'interscène transformées en compte en rebours, la voix off partit en cacahuètes : du message stipulant que "le concert commence dans 6 minutes", l'intermédiaire fut "profitez-en pour apprendre à vous connaître" avant que "frottez-vous !" sonne le glas.

La lumière s'éteint, les spots fusent. De la douceur vient la fureur : le dernier album, nettement plus rock, explose d'entrée. Très rock'n'roll, Je Veux M'amuser Avec Toi prend tout le monde à partie et annonce un show violent. En costards et cravates en cuir, Marcel passe crooner le temps d'un instant. Comme un symbole, les boulonnais ont choisi d'injecter les brûlots punk énervés qu'ils ont concocté durant ses longues années : les petites dernières comme A Qui Cela Profite ?, Cerf Volant, la reprise du grand Jacques, démoniaque en live, avec Les Singes, ou encore le délirant Les Frites. Marcel version 2012, ça envoie ! Et à ce petit jeu, les gros hits que tous attendaient n'ont pas été oubliés : il a fallu seulement attendre le second morceau pour voir débouler Les Neurones à Crêtes, toujours aussi déluré, ou le fameux 'plus vieux métier du monde' à travers un refrain que la salle a hurlé "où sont passées mes pantoufles ?". Dans un Rockstore quasi-acquis, Marcel a temporisé son show avec toujours autant d'humour mais surtout de malice. Car si beaucoup pensaient que le groupe allait plutôt orienter son set vers des compositions plus anciennes, comme une sorte de best-of, c'était se mettre le doigt dans l'oeil.

Ambiance punky puis funky, ça swingue sur Normal Man puis les femmes, ah les femmes, finissent par prendre les devants. L'oreiller jamais bien loin, l'époque yeah-yeah ressort sur L'amour dans le Nord et ses "elles sont jeunes et jolies, les petites femmes de Paris, mais dans le Nord-Pas-de-Calais, elles sont belles à croquer !". Doté d'un charme qui n'est plus à démontrer, Marcel veut en profiter pour remettre Le Slow à l'ordre du jour : "Je sais que tu me plais... lequel de nous deux va oser" finit par embarquer le public dans une série de duo en tous genres. Filles ou garçons, on a du mal à savoir, les perruques montpellieraines étaient de sortie. Mais la lente dégringolade finit par arriver : on l'a tous connu, il y a des soirs où "elle n'est pas d'humeur" (et les "ooooh oooh" n'y changeront rien malheureusement). Une embrouille n'est jamais bien loin. Sur Fil à Retordre, le peu de platine que Marcel a côtoyé embrase un ska corrosif qui fait sauter le Rockstore.

Quand les Fils de Teuhpu chantaient "Ah ! Quel malheur d'avoir un mari bricoleur... !", Marcel endosse à nouveau son costume déjanté avec l'hilarant (et presque vécu) Super Bricoleur. Si le couple est probablement amoché par l'histoire, Marcel a toujours le dernier mot : comme le symbole d'une vie plus que remplie, Bouli et les autres peuvent chanter à tout rompre "j'attends que toi... pour partager tout ça ! ... j'ai même changé les draps !" à travers une embardée endiablée.

Dans une ambiance à son comble, à quoi bon se relâcher ? Ballotté par les assauts des boulonnais, le public se prend une claque. Comme au bon vieux temps, Brrrr... (au début elle est froide) est pogotée tandis que le fameux bateau jaune commence à battre de l'aile sous la houle montpelliérane. Une bouffée d'air frais et voilà que le cirque reprend : rien de tel qu'un cours de Trapèze Volant pour provoquer l'histérie. Extrait du dernier opus mais parfaitement taillé pour apparaître sur un "Sale Bâtard" (1996), Mouloud se voit obligé de slamer dans la foule en hurlant "foutu pour foutu je me suis jeté et tout le monde chantait ces onomatopées : aga waga gouzou gouzou nawak (...)".

Bien décidés à en découdre, Marcel et son Orchestre, après plus de 25 ans de carrière, a encore une patate phénoménale. Le concert donné à Montpellier a démontré que le groupe avait de la ressource. Jonglant entre les anciennes et les nouvelles compos, le groupe a offert un set finalement assez neuf par rapport à ses précédentes tournées. Presque étonnant pour une tournée d'adieu qui a fait table rase de tracks incontournables (Ma Soeur, Comme un Balai, Bad Trip Poker, Skakaline, non en fait il y'en a trop...). Mais quelle énergie et quelle franche rigolade !  Quelques minutes de rappel et la machine put repartir : les Médiseuses eurent leur heure de gloire sous un tonnerre d'applaudissements. Histoire de chauffer l'ambiance des footeux présents, Raoul et Alain s'est chargé de dresser le portrait de ceux qui voudraient suivre le choc du lendemain entre Montpellier et... Lille. En laissant de côté les coïncidences, impossible de ne pas finir comme à la maison : une dernière fois, 62 Mefie Te put retentir, et pour la déconne, nous avons tous réveillé une vache qui dormait en nous.

La salle eut beau acclamer ses héros encore une fois, ils étaient partis. Et probablement pour de bon. Ils vont nous manquaient, les Marcel.

            marcel (2 sur 1)


LE CONCERT DANS LE DETAIL

Groupe : Marcel et son Orchestre
Setlist Marcel et son Orchestre (acoustique, première partie -35 min-) :
Le chômage / Un jour viendra / Si jamais t'avoues / Fuite de fantaisie / Procebal / Nous n'avons plus les moyens / La famille Ingall's.
Setlist Marcel et son Orchestre (1h30) :
Je veux m'amuser / Les neurones à crêtes / A qui cela profite ? / Normal man / Super bricoleur / Brrr... (au début elle est froide !) / Susceptible / L'amour dans le Nord / Les frites / Fil à retordre / Le slow / Femme mûre / Cerf volant / Les Singes / Elle est pas d'humeur / Trapèze volant / Pantouffles // RAPPEL // Médiseuse / Raoul et Alain / 62 mefie te / Les vaches.
Date : Samedi 12 Mai 2012
Lieu : Rockstore
Ville : Montpellier (34)
Genre : Rock Festif
Crédits photos : Olivier Audouy
Galerie photos : sous peu
Également disponible sur : www.discordance.fr

Posté par Aiollywood à 22:51 - Live Report - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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