Le Musicodrome

18 juin 2013

[Review Photos] Festival Aluna - Jour 2 : Deux fois moins d'intensité pour trois fois plus d'affluence ! | Ruoms (14.06.2013)

Deuxième soir d'Aluna et changement de décor assumé... Le côté alternatif a quelque peu disparu en second soir pour laisser la place à des groupes de visibilité grand public. Mais ce soir, -M- est là... Inutile de préciser que le temps estival et la venue de Mister Mystère a fortement contribué à la réussite de cette nouvelle soirée... Alors que la veille avait réunie un peu plus de 5 000 personnes, les festivaliers sont prêts de 15 000, de tout âge, pour venir faire la fête sur le site du Sunelia. Nouvelle review photos de 5 clichés en attendant les galeries. Photolive30 (Olivier Audouy) est toujours derrière l'objectif !

Olivia Dorato (17h) :

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Gribz (18h) : 

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BB Brunes (19h) :

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Lilly Wood & The Prick (20h10) :

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Olivia Ruiz (21h40) :

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-M- (23h20) : 

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Breakbot (00h50) :

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La galerie photos est à venir (fin de semaine).

A titre de rappel, le live report de la soirée est disponible sur Le Musicodrome en cliquant ici


17 juin 2013

[Review Photos] Festival Aluna - Jour 1 : rock en stock ! | Ruoms (13.06.2013)

Nous l'avions annoncé comme notre soirée coup de coeur, nous n'avons pas été déçus. Véritable condensé de groupes rock incontournables qui ont marqué chacun leur époque, il y avait du rock en stock en ce premier soir de l'Aluna. Complètement emballé par cette énergie libérée, c'était incontestablement la soirée à ne pas rater... et c'était surtout celle qui nous correspondait le plus en terme de programmation. Retour en images de ce jeudi soir avec une sélection de 6 clichés afin de vous donner l'eau à la bouche... car les galeries complètes arriveront vers la fin de la semaine ! Patience ! Photolive30 (Olivier Audouy) a couru dans tous les sens pour vous concocter tout ça ! 

Harold Martinez (17h) :

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La Mine de Rien (18h) :

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Les Fatals Picards (19h) :

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Saez (20h10) :  

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Skip The Use (21h40) :

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The Hives (23h20) : 

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Galerie photos à venir... !

On rappelle que le live report de cette soirée est disponible sur Le Musicodrome en cliquant ici

16 juin 2013

[Magazine Discordance] Du lundi 10 au dimanche 16 Juin sur Discordance.fr

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15 juin 2013

[Live Report] Festival Aluna - Jour 1 et 2 : le choc des cultures ! | Ruoms (13 et 14.06.2013)

Cette année, l'Ardèche Aluna Festival s'est mis en tête de brasser les cultures, les générations, les styles et les goûts. Après les quelques 37 000 personnes en 4 soirs de concerts, 2013 retrouve sa formule traditionnelle avec trois soirées (jeudi, vendredi et samedi). Trois soirées bien distinctes avec un public très différent, c'est pourtant une succession de têtes d'affiches qui a sévit sur la grande scène du Sunelia. Pour ce premier grand week-end estival de l'année, tout était réuni pour passer un grand moment.   

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-M-

Le retour du soleil, des températures au-delà de 30°C, l'été, enfin, est bien là. Nous commencions à trouver le temps long ! Pour cette 6e édition du festival Aluna, le site a été revu : ayant pris en considération le gros problème des accès souligné l'année dernière, la configuration a été améliorée. Chose particulièrement rassurante, le nombre d'issues de secours a également été repris. L'année dernière, la jauge max atteinte sur Manu Chao (plus de 20 000 personnes) rendait le lieu étouffant. De ce constat, le site s'est offert une petite extension sur sa partie haute afin de rendre, par la même occasion, la petite scène plus en vue. Bien pensé ! Au-delà de la réorganisation totale du village presse bien plus accessible, les améliorations furent rapidement visibles. 

Jeudi 13 Juin - Jour 1 : l'Aluna hausse le ton !

En cette première soirée de festival, on ne peut pas dire que les foules se soient déplacées. Les 5 000 personnes feraient presque vides face à l'immensité du lieu, mais jeudi soir oblige ! Peu importe, ce soir, ça va dépoter ! Cette soirée commence dès 17h, et il fallait franchement être déjà sur place pour, déjà, savourer. C'était un de nos artistes coup de coeur de cette édition, Harold Martinez, qui ouvrait le bal se chargeant de donner le ton. Les nîmois ont une nouvelle fois réussi leur tour de force : même avec un seul album ("Birdmum"), l'univers du groupe s'affirme. Un rock noir, léché de guitares tendant vers la folk ou le blues, où les festivaliers se voient bercer par les influences de 16 Horsepower. C'est incisif, poignant, un rock comme nous n'avons plus l'habitude d'en voir... Des rythmes "hey hey" tapageurs de Faith Healer aux envolées acoustiques de Quicksand Boy, chaque mélodie est bien pesée, d'une justesse sans faille. Un dernier tour d'honneur avec la planante Birdmum, on a sincèrement envie de s'échapper avec eux !

La seconde séquence découverte de la soirée fut toute aussi intéressante... Sans transition, l'équipage de La Mine de Rien a endossé une autre facette de cette soirée qui s'annonçait colorée ! Avec un répertoire très festif et poétique, on a semblé retrouver les influences des Têtes Raides dans la voix du chanteur, assez grave, mais aussi musicalement. Cuivres, guitare, accordéon pour un rock finalement rythmé et festif, La Mine de Rien s'est offert une petite session appréciée par le public présent, La Tête Allant Vers

De l'autre côté, pas le temps de gamberger : les Fatals Picards, sur la grande scène, étaient déjà en place. Moins de 5 minutes pour dévaler la pente et prendre place parmi un public qui n'était pas forcément connaisseur. Tambours battant, pied au plancher, les Fatals Picards avaient 50 minutes montre en main pour mettre un joyeux bordel. Déjà vu le week-end précédent aux Rocktambules de Rousson (30), les Fatals Picards ont donc coupé à tout va dans leur set pour rentrer dans les créneaux. Exit quelques classiques (Dors Mon Fils, L'Amour à la Française, Moi Je Vis Chez Amélie Poulain, Seul et Célibataire, Mon Père Était Tellement de Gauche...) pour se concentrer vers l'essentiel : de l'énergie. Des incontournables Bernard Lavilliers ou encore Djembé Man, les Fatals Picards se sont une nouvelle fois fendus la poire. Contre le nucléaire... et le gaz de schiste, nous avons eu droit à un explosif Touriste à Fukushima ou un détonant Pogo d'Amour. Assumant son côté punk refoulé (Punkachien), les profs en ont pris pour leur grade (La Sécurité de l'Emploi) en gardant leur Combat Ordinaire. Entre un hilarant Le Retour à la Terre et leur fameux morceau hommage Noir(s), il y a beaucoup d'énergie rock'n'roll absurde dans leur set. Une victoire acquise d'avance !  

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Saez

Après cette première débauche, la mécanique des fluides finit par s'exprimer. Ceux qui étaient en bas remontent, et vice-versa. Pour Saez, changement de décor. Le public bien plus jeune finit par prendre place aux premiers rangs, qui, visiblement, est toujours sous le charme de sa vedette. Qualifiant le show d'assez linéaire, Saez aura pourtant fait du... Saez. Appuyé par son groupe, imprégnant le rythme avec des guitares bien présentes, Saez est resté dans son registre. Noir, pas très emballé par la vie et toujours défenseur de son J'accuse, la recette a fonctionné.

Requinqué par ce petit moment de répit, la première grosse tête d'affiche de la soirée nous aura démontré que sa capacité à transformer les foules est énorme. Skip The Use, martelé par son propre chanteur Matt Bastard, a littéralement retourné l'Aluna. Grosses guitares, grosse machine en soutien pour un rock teinté d'influences disco et électro, Skip The Use a mis le feu. Des cocktails diaboliques sans scrupule (People in The Shadow, PIL, Bastard Song) ont répondu des morceaux repris en masse : Ghost, le hit du groupe, a succédé à leur fameuse reprise dont les fans se délectent (Song 2 de Blur). Toujours aussi dansant (Cup of Coffee, Give Me Your Life), l'arsenal de Skip The Use a frappé là où ça faisait mal. De quoi lessiver tout un public qui se montre encore plus impatient connaissant la suite...   

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The Hives

Et cette suite est suédoise, elle se nomme The Hives. En mode garage, punk et rock, The Hives fut vraiment le chouchou de cette soirée rock'n'roll. Avec un décor finalement simple mais qui en jetait, leur dégaine est toujours aussi déjantée. The Hives a en tous cas parfaitement rempli les attentes du public. Brutalement efficace, un Come On!, nous referait plonger en pleine gloire de la scène punk du début des années 90. Incisif à souhait, cette bombe sale n'a fait qu'appeler du pied les suivantes (You Got It All...Wrong, Walk Idiot Walk, My Time is Coming)... De l'explosivité, de la prestance et une débauche d'énergie incomparable dans la soirée, un finish de feu sur l'inévitable Tick Tick Boom, la déflagration n'a épargné personne !

Presque à bout de souffle de ce nouveau show, les plus vaillants ne lâcheront pas l'affaire pour autant... car cette année, les fins de soirées sont également de haute volée. Etienne de Crécy s'appropria les lieux à sa manière, installant ses célèbres cubes pour remettre à l'ordre du soir son show beat'n'cubes. Avec son immense structure qui s'est allumée en fonction des mix du DJ, nous connaissions déjà cette tournée, mais l'effet est toujours bien là : la scène est aussi impressionnante et épatante. Elle lui a obéi au doigt et à l'oeil !

Vendredi 14 Juin - Jour 2 : -M- en grand patron 

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Breakbot

A peine remis de cette première soirée en pleine semaine, le vendredi pointe déjà son nez. Boulot, trajet, fatigue, nous arrivons plus tardivement sur les lieux qui ont déjà pu profiter de deux séquences découvertes d'une quarantaine de minutes, en l'occurrence Olivia Dorato et Gribz. C'est toujours aussi délicat de rallier le festival si tôt en semaine, nous arrivons sur les derniers instants des BB Brunes. De quoi profiter pleinement du concert des Lilly Wood & The Prick.

Déjà vus à Rock en Seine lors de leur dernier passage (tournée de leur premier album), Lilly Wood arrive avec son second bébé sous les bras. Avec une chanteuse visiblement contente d'être là, il aura toutefois manqué un p'tit quelque chose pour éviter que la mayonnaise prenne... Avec déjà plus de 10 000 festivaliers répartis sur l'ensemble du site, elle a réussi à capter leur attention sans apporter ce grain de folie espéré. L'intense transpiration aura prouvé que la chanteuse s'est franchement laissée aller à son jeu de scène. Pourtant, malgré quelques parades électriques, les nouveaux morceaux ont sincèrement peiné. On appréciait le premier album rempli de pop, folk et de soupçons electro dansants, le second a, par contre, manqué de saveur. Peu de différences avec la galette studio finalement, il aura fallu attendre les hits pour voir un public devenir réactif (Hey It's OK, Down the Drain...). Dommage.

Un gros quart d'heure plus tard, on sent que les fans purs et durs venus pour -M- et ils commencent à s'activer. Pourtant, il y a encore un groupe qui doit passer sur la grande scène, à savoir Olivia Ruiz. La donne change complètement : ce sont près de 16 000 personnes qui répondent à l'appel. Résolument en forme, Olivia Ruiz a d'abord surpris tout le monde en débutant un set avec des claviers très marqués. Avec un univers musical riche où la pâte de Mathias Malzieu (Dionysos) se fait toujours sentir, le bateau à voile d'Olivia Ruiz a gravi les courants sans gène. Rock, pop, chanson française, influences latines, le show a été bien plus rythmé que Lilly Wood. Des classiques Météores et Crêpes aux Champignons, le public attendait les tubes tels que J'Traine des Pieds ou encore La Femme Chocolat. Nul doute, Elle Panique, Belle à en Crever, Olivia Ruiz s'est dévoilée progressivement au fur et à mesure de son set. Le public a apprécié.  

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Olivia Ruiz

Mais la seule et unique tête d'affiche de la soirée se nommait -M-. C'était lui que le public voulait. Voir enfin, pour de nombreuses personnes, ce que Matthieu Chedid avait dans le ventre. Le site est quasi-comble lorsque les lumières s'éteignent et la scène, mobile, permet de faire avancer ce trio vraiment atypique. Si le dernier album a été quelque peu décrié par la presse, cette dernière avait souligné, aussi, que les tracks seraient taillés pour le live... Cela s'est vérifié ! Elle est murmurée avant de se laisser embarquer par les guitares et ses "toi qui m'entends !" La Grosse Bombe, acérée, finit par exploser ! Sans parler du Mojo, hit que toutes les radios passent en boucle depuis des mois... Alternant les époques et les albums, -M- n'a pas vraiment eu le temps de faire de longs solos de guitares que nous attendions tout particulièrement, mais il a jonglé en matière d'intensité. Très franc, il n'a pas fuit les bains de foule et n'a pas hésité à inviter des gosses (Nostalgic du Cool) sur scène avec qui il s'est vraiment amusé. Généreux, il a ressorti quelques bons hits des débuts comme le très dansant Machistador ou le très énervé Le Complexe du Corn Flakes. Partant dans des délires reggae, disco ou encore electro avec une guitare équipée d'un clavier, nous avons même eu droit à une petite reprise des Daft Punk

Déçu dans la première demie-heure de la mise en scène qui paraissait un peu trop carrée, il a fallu attendre le Mojo pour voir vraiment le show scénique des grosses prod' d'Universal. Un "M" de lumière et de spots étaient fixés au plafond, descendant, pivotant en faisant des jeux de lumières franchement boostant. Alternant des lunettes miroirs qui renvoyaient les projecteurs ou tout simplement illuminées, tout est monté en puissance. A remettant à l'ordre du jour le Gimmick, coup de coeur sur Je Dis Aime en hommage à sa grand mère sous une pluie d'étoiles, avant qu'un Mama Sam bien plus rock que l'origine ne retentisse... 

-M- a carburé et a emporté le public. Dommage que quelques classiques se soient perdus en chemin, mais il faut dire qu'il a eu à peine 1h20 de show... Honnête et joueur, -M- a conqui les coeurs !

Breakbot, DJ de fin de soirée, lui, n'a pu que constater les dégâts... Il ne reste plus grand monde sur la grande scène qui, une fois -M- parti, semblait bien vide. Un set teinté de funk et d'influences disco à dominance electro, Breakbot nous a encore dévoilé sa grande bouche qui lui sert de platines... Du déjà vu, mais ça a fait bouger !

Et de 2 pour l'Aluna ! Après un premier soir très poussif en terme d'affluence, ce vendredi soir a battu son plein. Bien moins intense que la veille d'un point de vue musical, il y en avait cependant pour tous les goûts.

Crédits photos : Photolive30 (photos à venir...)

Posté par Aiollywood à 14:33 - Live Report - Commentaires [0]
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13 juin 2013

[Info] Le Musicodrome va vous faire vivre l'Aluna

Rien aujourd'hui car les 3 jours s'annoncent chargés ! Préparez-vous à revivre les show de The Hives, Skip The Use, Saez, Fatals Picards, Etienne de Crécy, -M-, Olivia Ruiz, Lilly Wood & The Prick, Harold Martinez, La Mine de Rien...

Extrait "Ghost" Skip The Use 

Extrait "Tick Tick Boom" The Hives

Extrait "Le Mojo" -M- 

Ca part de là !

Posté par Aiollywood à 15:27 - Inclassable - Commentaires [0]
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12 juin 2013

[Dans les tiroirs du Musicodrome] Näo, apprentis sorciers du mariage des machines et des guitares

Dans les tiroirs d'albums du Musicodrome, il y a des tas de cds sortis courant 2012 que nous avions envie, à l’époque, de vous faire découvrir et qui, pourtant, sont passés aux oubliettes. Aujourd’hui, petite séance de rattrapage avec un album à classer dans le dossier très vaste des musiques électroniques : Näo. Effet loupe et séquence découverte au programme, c'est aussi l'occasion de rappeler que Näo vient de sortir le 27 mai 2013 ce fameux dernier album en vinyle. L'actu n'est jamais bien loin !  

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En toute franchise, lorsque nous sommes tombés sur Näo pour la première fois nous étions partis pour écouter un autre groupe du label lyonnais Jarring Effects, Aucan. Ayant reçu beaucoup d’éloges de la part des critiques pour leur dernier album « Black Rainbow » plutôt fusion rock/electro, Aucan avait réveillé notre curiosité mais la magie n’a pas opéré. Manque de spontanéité, manque d’originalité, album finalement assez linéaire au fil des morceaux, Aucan n’aura pas retenu notre attention. Un clic maladroit finit par nous faire tomber sur un groupe aussi atypique que son nom : Näo.

Näo, ces apprentis sorciers signés Jarring Effects

A contrario, Näo a complètement changé la donne : leur premier album, éponyme, sorti courant 2012 sur le label Jarring Effects se révèle être une petite merveille ! Si vous aimez le rock bien pesé à coups de guitares bien suintantes et la douce alchimie qu’elle génère au milieu du fracas des machines, alors arrêtez de lire ces lignes et écoutez de ce pas les premiers extraits proposés. Cette pâte signée Jarring Effects, on la reconnaît à nouveau. Ô que ce label jouit d'une original touch en matière de musiques électroniques (acoustique, dub, expérimental, hip hop...) qu'il faut à tout prix préserver. 

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Revenons à l'univers de Näo. Car ce dernier vous happe sans ménagement, sans se faire une place par la force. C'est une invasion lente et brutale. Autant le premier album, "Picture This If You Will..." sorti en 2009, laissait deviner les traits de ce projet avec poigne et légèreté, autant ce second opus affiche une marge de progression imposante. Plus nerveux, plus affirmé que le premier, ici, chaque track nous fait basculer de l'autre côté du miroir. 

Pour les amateurs de riffs rugissants, Uusi est le reflet d’une fougue contenue brutalement projetée en première ligne. D’une instru rock timide au soubresaut de la batterie, les machines explosent de mille feux à l’unisson avec les guitares. Plus loin, Mechanical endosse un costume plus sombre, plus lourd, à la frontière du métal, là où même les sorciers électroniques n’osent point aller. Cette effusion de sueur, jamais en reste, est succinctement happée par Somme, dont l’évolution fait progressivement basculer l’auditeur du côté obscur… Et ce ne sont pas les longues envolées lyriques au piano de Trent qui berneront cette écoute tortueuse. Comme un leurre, un fracas métallique teinté de rock finit par rompre ses chaînes…

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De cette violence maîtrisée né l’espoir. Comme une douce mélodie, Naö arrive pourtant à vous emmener au-delà des frontières : Glad, par son intro au carillon endosse, deux facettes. La première, planante, qui se voit subitement doubler par les claviers qui donnent tempo. Subitement, les guitares prennent les devants, fragments d’étoiles, l’univers s’effondre sur lui-même. Aucun répit, Ilogic ne laisse pas en reste, le rock dans toute sa splendeur rappelle aussi que Naö garde une identité rock qui fracasse. Avec un soupçon électronique, Naö s’offre par dessus ça un panel de ballades dans des contrées lointaines : envoûtant à souhait, jamais surdosé, Imago est une véritable pépite : comme une fureur murée au silence, les débuts presque trip hop envoutant cette armée de l'ombre. Pourtant, tout est maîtrisé. Des ondes digitales au chaos, il n’y a qu’un pas mortellement affirmé. Montant progressivement en intensité, le track perd subitement pied : les guitares jaillissent, les machines prennent le pouvoir sur une alchimie parfaite ! 

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A côté de cette débauche sonore, Naö réussit ainsi à bousculer les sens : d’un lyrisme déroutant et d’une acoustique irréprochable, Killing Time ou encore Nope sombre dans une douceur insoupçonnée.

Nombreux sont ceux à affirmer que le genre rock/electro est devenu usé, sans saveur. Pourtant Näo arrive à nous faire redécouvrir cet univers sans la moindre bavure. D’une richesse incontestée à une maîtrise d’une finesse justesse, Naö réalise, pour son second essai, un coup de maître. 

FICHE TECHNIQUE

Tracklist :

1. Glad
2. Ilogic
3. Uusi (V3.0)
4. Calibrate
5. Nope
6. Imago
7. Mechanical
8. Somme (V2.0)
9. Trent
10. Killing time

Sortie : Octobre 2011 sur le label Ant-Zen / Juin 2012 sur Jarring Effects
Durée : 46 minutes
Genres : Rock / Electro
Discographie : 2e

"NÄO", Näo (2012) : 9/10

11 juin 2013

[Clip] "Looking Like This" Lyre le Temps

Après la chronique de leur dernier EP présentée à la fin du mois de Mai, nous vous faisons découvrir leur clip tout fraîchement sorti cette semaine afin de mesurer la température... Looking Like This, c'est aussi le titre de l'EP. Petite séquence vidéo avant d'aller se coucher, ça secoue !  

Posté par Aiollywood à 23:59 - Lyre le Temps - Commentaires [0]
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10 juin 2013

[Review Photos] Groundation, la positive roots band débarque à Paloma | Nîmes (30.05.2013)

Avec la dernière review photos du Musicodrome à Paloma qui illustrait Alpha Blondy et Seed Ja, on reste dans la roots tendance avec un nouveau pilier incontournable de la scène reggae mondiale avec les monstres américains de Groundation. Dans une Paloma pleine à craquer à l'exception des balcons, Groundation a rempli, haut la main, sa mission : mettre un joyeux bordel en réalisant une nouvelle grande prestation. Comme d'habitude nous direz-nous... C'est toujours Photolive30 qui est aux photos, sélection de 5 clichés pour vous donner un avant goût de la galerie qui vous attend. Vous retrouverez le lien ci-dessous. 

Groundation (13)  

Groundation (14)

Groundation (7)

Groundation (15)

    

Groundation (5)

La galerie complète de ce concert est disponible en cliquant ici. Bon visionnage ! 

09 juin 2013

[Magazine Discordance] Du lundi 3 au dimanche 9 Juin sur Discordance.fr

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DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE

Live Report
- Festival les Rocktambules - Jour 2 | Près de Landas | Rousson (01.06.2013)
*Par Aïollywood et Photolive30*
- Festival les Rocktambules - Jour 1 | Près de Landas | Rousson (31.05.2013)
*Par Aïollywood et Photolive30*

Interview
- AV
"noir et sexy"
- Christine & The Queens "j'ai gagné mes galons"


C'est sur Discordance.fr !

06 juin 2013

[Agenda] Les bons plans concerts de Juin par Le Musicodrome #37

Nous avons connu des mois de Juin plus funky. Contrairement aux autres années, le programme est chargé certes, mais pas forcément à tomber par terre. La seule chose qui est à retenir, c'est le bel éventail de concerts à moins de 10€ ce mois-ci, sans parler des concerts gratuits ! La Fête de la Musique 2013 se décline sur 3 jours cette année... Ayant compris que les gens ont davantage l'envie de la passer dans des grandes villes, les petites ont choisi de sortir de l'ombre : entre le 20 et le 22 Juin, de nombreuses villes moyennes ont décidé de proposer leur fête de la musique en avance ou en retard ! Excellente idée, pensez à regarder la multitude de groupes qui apparaissent en vert dans l'agenda... Festivaliers sudistes, faites votre choix ! Voici les bons plans concerts dans un périmètre de 300 km (Gard, Hérault, Lozère, Ardèche, Vaucluse, Bouches du Rhône) pour ce mois de juin.  

Skip The Use

Skip The Use, un des groupes que nous verrons à nouveau ce mois-ci. Ce sera à l'Aluna le 13 Juin !

 


LES BONS PLANS DANS LE SUD DE LA FRANCE EN JUIN 2013
 

Jeudi 6 Juin

- Espace Julien (Marseille, 13) : Cocorosie
= 27€
- Le Poste à Galène (Marseille, 13) : Wall of Death
= 13.50€

Vendredi 7 Juin

- Lac de Véron (Saint-Agreve, 07) : As de Trêfle
= n.c.
- Chateau (Lourmarin, 84) : Festival Yeah
avec Hushpuppies + Lescop + Laurent Garnier + OK Bonnie + Oh! Tiger Mountain
= 7.70€ -COMPLET-

Samedi 8 Juin

- Plateau Sportif (Privas, 07) : As de Trêfle
= 12€
- Plein Air (Les Aires, 34) : Festival Festa'Zik
avec Brassen's Not Dead + Korttex
= n.c.
- Plein Air (Aubagne, 13) : Sons of Gaïa + Gang Jah Mind + Kabba Massa Gana + Malik Fahim
= n.c.

Jeudi 13 Juin

- Sunelia Vacances (Ruoms, 07) : Festival Ardèche Aluna
avec The Hives + Skip The Use + Saez + Les Fatals Picards + Etienne de Crécy + La Mine de Rien + Harold Martinez
= de 36€ à 39€
*Live Report de Aïollywood et Photolive30*
- Théâtre Antique (Orange, 84) : The Straits (ex Dire-Straits)
= 20€
- Le J1 (Marseille, 13) : DJ Oil + DJ Phonkhead + Sugarcraft
= de 6€ à 16€ 

Vendredi 14 Juin

- Sunelia Vacances (Ruoms, 07) : Festival Ardèche Aluna
avec -M-, Breakbot + Olivia Ruiz + Lilly Wood & The Prick + BB Brunes + ... 
= de 36€ à 39€
*Live Report de Aïollywood + Photolive30*
- L'Antidote (Avignon, 84) : Conquering Sound System + Pakto
= 10€
- Le Poste à Galène (Marseille, 13) : Elephant
= 15.75€

Samedi 15 Juin

- Sunelia Vacances (Ruoms, 07) : Festival Ardèche Aluna
avec Tryo + Mika + Cali + Christophe Maë + Camping De Luxe + La Ruelle en Chantier
= de 36€ à 39€
*Review Photos de Photolive30*
- Salle Polyvalente (Mazan, 84) : Moussu T e lei Jovents
= 6.80€
- Parc des Libertés (Avignon, 84) : Les Fatals Picards
= 18.80€
- La Machine à Coudre (Marseille, 13) : Toko Blaze
= 5€
- Le Korigan (Luynes, 13) : Sons of Gaïa + Bongoai
= de 8€ à 10€ 

Jeudi 20 Juin

- Jardins de la Fontaine (Nîmes, 30) : Festival Les Nuits des Jardins
avec Manu Dibango + Dany Doriz
= de 15€ à 22€
- Plan d'eau Saint Suspi (Miramas, 13) : Festival Nuits Metis
avec Gari Greu + L'Homme Parle + Féfé
= Gratuit 

Vendredi 21 Juin / FETE DE LA MUSIQUE !

- Place Max Rouquette (Montpellier, 34) : Bombes 2 Bal + Daniel Ile
= Gratuit
- Place du 14 Juillet (Béziers, 34) : Goulamas'k + Los Romegaires
= Gratuit
- Parvis du Théâtre (Béziers, 34) : Regg'lyss + Mellino + Danito
= Gratuit
- Cours Mirabeau (Aix-en-Provence, 13) : Deluxe
= Gratuit
- Plan d'eau Saint-Suspi (Miramas, 13) : Raggasonic + Ceux Qui Marchent Debout + Alee + Dupain
= Gratuit

Samedi 22 Juin

- Pleir Air (Saint-Chely-d'Apcher, 48) : Barrio Populo

= Gratuit
- Source Mouise (Desaignes, 07) : La Cafetera Roja + Barbes B + Mu + Faut Que Ca Guinche 
= Gratuit
- Jardins de La Fontaine (Nîmes, 30) : Festival A-Nîme
avec The Hacker + Greg Delon + Nhar + Miguel Campbell
= 8.80€
- Place Max Rouquette (Montpellier, 34) : Goulamas'k + Rita Macedo + Dje Baleti + Maracuta Malicioso
= Gratuit
- Domaine d'Ô (Montpellier, 34) : Etienne de Crecy + Alex Gopher + Nicolas Cuer + Pierre Henry
= de 16.80€ à 20.80€ 
- Place des Pistoles (Marseille, 13) : Fête du Panier
avec Moussu T e lei Jovents + Andromakers + Accoules Sax + Boris Viande
= Gratuit
- Place de Lenche (Marseille, 13) : Fête du Panier
avec Mad Professor + Daqui Dub + DJ Tagada + Rona Hartner
= Gratuit

Jeudi 27 Juin

- Fort Entrecasteaux (Marseille, 13) :  Festival Rock Island
avec Sebastien Tellier + Amine Edge + FM Belfast + Mermonte + Who Made Who
= 36.80€

Vendredi 28 Juin

- Fort Entrecasteaux (Marseille, 13) :  Festival Rock Island
avec Laurent Garnier + Röne + Joris Delacroix + DJ Kiko
= 36.80€
- La Trebillanne (Cabries, 13) : Deluxe + Maceo Parker
= de 27€ à 29€ 

Samedi 29 Juin

- Plein Air (Chanac, 48) : Sangria Gratuite + Ricoune
= n.c.
- Pleir Air (Comps, 30) : Festival les Rencontres Festives
avec Barrio Populo + Gipsy Dandy + Kanazoe
= de 13.80€ à 19.80€
- Parc du Moulin (Saint-Ambroix, 30) : Festival Bord de Cèze
avec La Mine de Rien + Les Apaches + Les Monstroplantes + ...
= 13.80€ 
- Fort Entrecasteaux (Marseille, 13) :  Festival Rock Island
avec Breakbot + Kavinsky + Villanova + Agoria
= 36.80€

Pour rappel :
- Date en "rouge" : là où Le Musicodrome sera ce mois-ci.
- Date en "violet" : là où Le Musicodrome a de fortes chances d'y être.
- Groupe en "vert" : les soirées gratuites ou petits prix (moins de 10€)



Fin »

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