16 mai 2013
[Mp3 de la Semaine] "Get On In" Dirty Honkers
La Sélection du Musicodrome :
Dirty Honkers, vous vous souvenez ? Nous vous en avions parlé en juin 2012 pour vous présenter leur EP explosif, "Just a Taste", juste après leur performance remarquée au Garorock ! Ils étaient déjà à créditer d'un excellent album sorti en 2011, les voici à présent de retour avec un LP toujours coloré, "Superskrunk". Les allemands ont su conserver leur déjantée touch pour revenir dans une forme toujours aussi épique ! Vous n'avez qu'à juger par vous même si vous êtes toujours sceptiques, écoutez ce petit extrait ultra vitaminé et terriblement jumpant, Get On In.
Groupe : Dirty Honkers
Morceau : Get on in
Album : Superskrunk
Sortie : Avril 2013
Genre : Jazz / Electro
Actif : Oui
LE MORCEAU EN LIBRE ECOUTE
15 mai 2013
[Chronique] "Daniel", nouveau compagnon de Deluxe (2013) -EP-
Fin 2011, les aixois de Deluxe créaient le buzz en sortant le détonant « Polishing Penuts » sous le label Chinese Man Records. Un peu plus d’un an après, leur côte de popularité n’a cessé de croître et une véritable attente s’est développée autour de la sortie de son successeur. Annoncé dans un premier temps en 2012, le second EP de Deluxe vient enfin de pointer sa moustache : « Daniel » est parmi nous, et ce depuis lundi.
Deluxe, c’est une drôle d’histoire. Il y a ceux qui râlaient de voir encore un groupe surfant sur la vague electro/jazzy (terriblement à la mode depuis quelques années il faut le reconnaître), et ceux qui y croyaient vraiment. D’abord suivi par le label marseillais Chinese Man Records puis lancé dans le grand bain des premières parties des shows endiablés de Chinese Man, Deluxe, toujours sans le moindre LP, se débrouille désormais tout seul. Leur présence aux Solidays ou autre Dour cet été ne fait que confirmer la maturité grandissante qu'est en train d’acquérir le groupe au fil de ces derniers mois.
Forcément, l’arrivée de leur second EP « Daniel » nous pousse à jeter, à nouveau, une oreille attentive à leurs performances. A noter que « Daniel » est le maxi extrait de leur tout premier album qui doit paraître en septembre 2013. En aucun cas les morceaux de « Polishing Peanuts » ne paraîtront parmi la setlist du futur opus ! Les aficionados de l’incontournable Superman devront s’en contenter…
Inutile de cacher qu’il y a un peu d’excitation au moment de presser le bouton play du lecteur de la fameuse première écoute. Un frisson parcourt l’échine, même si une première déception vient frapper l’auditoire : seulement 4 morceaux sont présents sur le maxi, dont un remix réalisé par Chinese Man. Un peu court pour 1 an et demi d’attente ! Cette sensation à part, les bonnes vibrations sont vites retrouvées : ça swingue à s’en rompre les genoux sur l’excellent track d’ouverture, Daniel, embarqué par un synthé à la sauce western qui donne le ton au MC Youthstar que nous avons déjà aperçu aux côtés de l’homme chinois. Un track qui connote parfaitement avec l’état d’esprit festif de Deluxe, mixant astucieusement jazz, electro et hip hop en mode sur-vitaminés.
Mais de là à croire que Deluxe tomberait dans la facilité de l’explosivité, c’est se faire de fausses idées. Bleed On, un cran d’intensité en moins, est nettement plus jazzy mais n’en conserve pas moins des attraits groovy. Cela serait presque trop facile pour Lilliboy qui, au chant, régale toujours autant dans ses vocalises. Avec encore plus de légèreté, aux frontières du trip hop, Pretty Flaws risque à la fois de surprendre et de faire succomber les amateurs de Deluxe. La mélodie est contenue, exit les cuivres, place à une instru teintée de soupçons de basse, de batterie effleurée, d’un synthé léché et d’un violoncelle intimiste. Sincèrement planant et franchement touchant, Pretty Flaws renferme un joyau musical jusque là bien caché dans l’univers d’un groupe qui est loin d’avoir dévoilé toutes ses facettes.
Ce qui est incontestable, c’est que ce « Daniel » surprend. Dès les premières notes, on retrouve bien cette marque de fabrique jazzy de Deluxe et pourtant, à la fin du maxi, on sent bien que le groupe a de la réserve. Comme une envie d’explorer différentes sonorités, d’éviter la facilité. Pire, on sent déjà une certaine forme de maturité s’installer. Alors, vent de fraîcheur en septembre prochain ? A voir.
En tout cas, la moustache de « Daniel » est bien taillée et ça lui donne un côté délicieusement raffinée.
Extrait "Pretty flaws" :
FICHE TECHNIQUE
Tracklist :
1. Daniel (feat. Youthstar)
2. Bleed on
3. Pretty flaws
4. Pretty flaws (remixe by Chinese Man)
Sortie : 13 mai 2013
Durée : 15 minutes
Discographie : 2e EP
Label : Chinese Man Records
Genres : Jazz / Electro
"DANIEL", Deluxe (2013) : 8/10
13 mai 2013
[Chronique] "Art of K." Elektric Geïsha (2013) -EP-
Petite escapade sonore au beau milieu du printemps pour accorder quelques instants à un groupe aussi déjanté que dérangé : Elektric Geïsha. Un nom aguicheur pour un univers détonant, c'est un peu comme si Elektric Geïsha considérait que la musique moderne repose sur trois fondamentaux : le rock'n'roll, les restaurants à sushis et la pornographie. En secouant tout ça, vous obtenez leur premier EP, "Art of K.".
Certains choisissent d'écouter des skeuds en fonction de la pochette, d'autres par leur nom... Alors là, coup double : Elektric Geïsha propose un cocktail 4 titres qui ne demande qu'à être allumé dans une foule en plein délire. Une écoute suffit, une seule, comme si un raz de marée sonore venait vous happer sans crier gare.
Une explosion, une détonation, de quoi se retourner en sursaut et tenter de comprendre ce qu'il se passe : un savant mélange de guitares suintantes, là où le punk se serait brutalement marié avec un jazz-manouche qui ferait froid dans le dos (Dark Bonzaï). Arrosé de samples de films d'horreur et de répliques jap', on leur donnerait (presque) le diable sans concession. Course poursuite sur les murailles, Les Tigres du Futur en plus asiatiques, les influences orientales se mettent à forniquer avec les oranges de Californie.
Il ne faut avoir aucun scrupule : la musique traditionnelle comme vous ne l'avez encore jamais entendue, Gang Bang Katana appelle à se dessaper, à venir se frotter dans une masse en sueur qui ne demanderait qu'à jouir au rythme des basses ravageuses, des coups de griffes non maîtrisés et d'une electro punk qui tend presque par moment vers le dubstep. Viens, viens beugler sur des riffs haletants qui n'appellent que la domination de l'homme sur la machine !
Ce n'est pas The Red Samouraï qui contredira ces pensées perverses : sur une manouche touch, rien ne sert de courir, c'est la boite à rythme qui martèle, Rodrigo y Gabriela puissance 1000 prennent des cours de japonais... Pourtant, sur fond de Radioactive Sashimi, plus le droit de penser : le monde s'écroule, ce ne sont pas les coups de sabre insolents qui laissent planer le doute, mais bien l'expression de cette dégénérescence sonore dans toute sa splendeur.
Clip "Dark bonzaï" :
FICHE TECHNIQUE
Tracklist :
1. Dark bonzaï
2. Gang bang katana
3. The red samouraï
4. Radioactive sashimi
Sortie : 21 Février 2013
Durée : 14 minutes
Genres : Punk / Jazz-manouche / Electro
Discographie : 1er EP
"ART OF K.", Elektric Geïsha (2013) : 7/10
12 mai 2013
[Magazine Discordance] Du lundi 6 au dimanche 12 mai sur Discordance.fr
DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE
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- Elephant "Collective Mon Amour" (2013)
- Hanni El Khatib "Head in the Dirt" (2013)
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- Les Guerilla Poubelle s'amusent à la Secret Place | Montpellier (04.05.2013)
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Théâtre
- Prise d'otage et quiproquos au Théâtre du Temple | Paris
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10 mai 2013
[Live Report] La Caravane Passe au Portail Coucou | Salon de Provence (08.05.2013)
La route des vacances réserve parfois des surprises : une affiche au détour d'un carrefour, une soirée pas encore décidée et un nouveau concert à l'horizon. Que demander de mieux ! Même si nous savions à quelle sauce nous allions être mangés, La Caravane Passe est devenue, au fil des concerts, une valeur sûre pour passer un moment de fête, de balkan music et d'humour en tous genres. Faisant une halte dans les Bouches du Rhône du côté de Salon de Provence, ce fut aussi l'occasion de découvrir un lieu qui attisait depuis quelques temps notre curiosité : le Portail Coucou. Laissez-nous vous présenter cette structure... et ce concert.
Le nom est atypique : "Portail Coucou". En feuilletant les agendas du secteur géographique au fil des mois, nous étions déjà tombés sur cette structure où nous n'avions encore jamais mis les pieds. Salon de Provence reste une petite ville du nord des Bouches du Rhône (43 000 habitants) et l'occasion de s'y rendre ne s'était encore jamais manifestée. Après quelques recherches et échanges, il s'avère que le Portail Coucou est une structure associative gérée par l'O.J.L. (Oeuvre de la Jeunesse Laïque) de la commune, créée en 1996. Sa programmation est variée, allant du simple concert à des représentations théâtrales et événementielles, d'expositions à des lieux de rencontres, ou tout simplement d'encadrement professionnel avec leurs studios de répétition. Mieux, le Portail Coucou est titulaire du label S.M.A.C. (Scène de Musiques ACtuelles).
En ce mercredi 8 mai, en passant les portes du Portail Coucou, on croyait sur le coup rentrer dans une ancienne école reconfigurée. Pourtant, le café-musique du Portail Coucou renferme tout ce qu'il y a de plus accueillant et dépaysant lorsque nous allons dans ce type de tanière. Le cadre est franchement réussi sous ces allures rock'n'roll ; les tables et banquettes sont disposées autour d'une première scène qui permet au petit groupe de lancer la soirée. Ce soir, c'est DJ Grounchoo qui s'est chargé de proposer un set festif et explosif, mixant musiques balkanes, rock, electro, hip hop et jazz pour rester dans le thème.
Le bar est à proximité, les prix sont vraiment corrects et les spectateurs commencent à se trémousser doucement. Nous pouvons aussi profiter d'une partie de concert de l'étage qui surplombe cette salle annexe qui devient, autour d'un verre, le lieu de vie, d'échange et de discussion principal. Entre temps, les couloirs permettent de découvrir une exposition temporaire de Laberry qui, à travers une série d'oeuvres assez torturées et dénonciatrices, fleurit les allées. Une fois ce beau monde prêt pour aller danser, La Caravane Passe retentit dans la grande salle du Portail Coucou et rameute les foules.
Il y a les connaisseurs, aux premiers rangs, puis ceux qui sont venus pour découvrir ces drôles de gypsys qui arrivent, comme d'habitude, sous des accoutrements délirants. S'il est clair que, pour avoir vu La Caravane Passe à plusieurs reprises, on est très de loin de la folie générale des Passagers du Zinc d'Avignon le soir de la fin du monde, la mayonnaise a bien pris du côté de Salon. Pas de pogos au programme ni même d'euphorie incommensurable, mais les sourires ont été sur toutes les têtes, vraiment !
L'intro est authentique, toujours aussi révélatrice du monde frappé des habitants de Plechti, et elle débute sur Cybermarkovic. Synthé, cuivres, mise en place du contexte, le puzzle prend rapidement forme. Entre les sonorités gitanes et un appel à la rumba, les choses ne tardent pas à se décanter : "tout un passé remplit de personnalité, il ne faut pas raser la virilité !", les hommes aux moustaches prennent les commandes du Coucou ! Gypsy un jour, gypsy toujours ! En acoustique, Gypsy For One Day garde toute sa fraîcheur à coup d'un triangle entrainant (banjo, guitare, trombone) et rallie le public à sa cause. D'autant plus qu'un énorme combo déboule : dans le même registre, l'improbable et déjanté Salade, Tomate, Oignon ("qu'est ce que tu mets dans ton kebab ?") voit s'enchaîner un autre hit incontournable, le western incontrôlé de Zinzin Moretto.
Si l'humour est en première ligne des paroles de la Caravane, le message est toujours porteur, avec malice : "tu cherchais une terre d'accueil ? Et partout on t'appelle l'étranger ? Je comprends ton fardeau, je portais le même, mais j'ai changé de peau. J'ai pris la Caravane, je suis devenu un Zinzin Moretto !". Le clan poursuit sa course, "si toutes les routes mènent à Rome", la Caravane Passe ne veut pas finir comme un Rom à Babylon et réussit à faire jumper le Portail Coucou... La température à point, les échanges avec le public se multiplient : rien de vaut un petit cours d'air guitare pour se répèter que T'as la Touche Manouche ou se lancer dans de grandes farondoles sur Balkanski Bal !
Avec un show par moment porté sous la ceinture, on ne peut que se délecter d'un Strip Tease Burlesque bien en cher qui est subitement rappé, "hip hop aux dames", la Caravane Passe prend pourtant conscience que très bientôt, les femmes seront au pouvoir, de quoi enchaîner admirablement bien avec Like a Sextoy en mode electro/balkanique ! En poussant le vice un peu plus loin, séquence découverte avec un nouveau morceau, I'm a Witch, noir, aux synthés, où les deux chanteurs commencent à se gesticuler langoureusement... Des coïncidences étranges qui ne sont pas sans rappeler un certan I'm a Bitch de Discobitch qui s'enchaîne étonnement avec l'excellent I Wanna Be Your Slave (clin d'oeil à Britney avec I'm a Slave for You ?).
Un final de feu synonyme de rappel, les balkans des temps modernes ne tarderont pas à revenir : il était attendu, il a bien sûr été interprété ! Shouf la Chapka, entre ruskoff/hip hop attitude et une parodie de Voilà l'été des Négresses Vertes n'a fait qu'une bouchée du public avant qu'un immense Bulibasha n'embrase une dernière fois le Portail Coucou ! Après avoir gueulé une énième fois le refrain et gardé cette mélodie en tête, une petite parade en mode fanfare dans les travées pour se quitter dans les meilleures conditions possibles, la Caravane Passe a encore décroché le coeur de la cible. Comme à chaque fois nous direz-vous.
LE CONCERT DANS LE DETAIL
Salon de Provence, le mercredi 8 mai 2013
Groupes : La Caravane Passe + DJ Grounchoo
Lieu : Portail Coucou
Durée : 21h-00h30
Crédits photos : Cédric Oberlin (Le Musicodrome)
Photos du concert de La Caravane Passe aux Passagers du Zinc à Avignon le 21 décembre 2012
09 mai 2013
[Sons venus d'ailleurs] Le psychédélisme rêveur de Julia Holter
Cette semaine, nous partons dans un univers bien moins obscur mais tout aussi abstrait, si ce n'est plus : celui de l'américaine Julia Shammas Holter. Mettez-vous à l'aise, servez-vous un thé. Vous êtes relaxés ? Alors c'est parti !
Julia Holter, 28ans, fait de la pop folk avant garde, ce que les critiques aiment bien appeler "New Weird America", on est donc du côté assez expérimental de la musique où l'onorisme, le psychédélisme et les sentiments ne font qu'un. Mais si on vous parle d'elle, c'est qu'elle est avant tout une tisseuse de talent qui soigne l’écriture, les chansons, le fond là où beaucoup de musiciens de cette catégorie privilégient la forme. Il en résulte une musique pleine d'esprit, surréaliste et hors du temps que nous allons effleurer l'espace d'un instant, ensemble.
A l'aide de l'atmosphère sculptée à chaque chanson, Julia nous embarque dans l'exploration, sans sarcasme, des terrains qui divisent la sentimentalité, la passion et la retenue. Tout est traité avec une délicatesse décalée au travers d'une sensibilité particulière pour le néoclassique, l'art de la poésie et la pensée du Moyen âge. On assaisonne le tout d'un peu de Vangelis par ci, une grosse poignée de Préraphaélisme par là, et paf, on obtient les excellents "Tragedy" et "Ektasis".
Mais attention, la recette n'est pas facile, son grand talent, c'est surtout de réussir à fabriquer de toute pièce de véritables patchworks musicaux d’une cohérence admirable qui ornent ces 2 galettes.
Le meilleur moyen de s'en persuader, c'est d'écouter les chansons qui ouvrent ses 2 albums :
- Avec l’impressionnante Try to Make Yourself a Work of Art, extrait de son premier album "Tragedy" inspiré par l’Hippolyte d’Euripide, la mise en scène est à la fois pesante entre drone et musique industrielle, mystique entre ésotérisme et légendes médiévales, magistrale entre tragédie grecque et art japonais. Une véritable sculpture sonore multiculturelle!
- Marienbad, ouvrant son dernier album "Ektasis", nous dépeint elle un voyage sonore qui prend la forme d'une pièce en 3 actes, d’un début assez simple à une fin aux multiples facettes. Chaque minute propose une expérience musicale différente, du art-pop assez facile et accessible à une hausse de tension chaotique pour finir sur un grand finishing hypnotique et froid.
Alors oui, l'univers de Julia Holter est assez sophistiqué et il pourrait en déconcerter plus d'un d'entre vous, mais ne faites pas l'erreur de la découvrir d'une oreille distraite, vous ne ferez qu'en effleurer la surface. Derrière le miroir, c’est toute une cité de cristal qui vous attend.
Donc pour vous aidez un peu, je vous invite aussi à la découvrir au travers de ses clips tous plus beau les uns que les autres avec l’onirique Moni Mon Amie (présente au dessus), l'étrange Goddess Eyes II, l'apaisante Für Felix (même si je préfère la version album musicalement parlant) et bien entendu la divine In The Same Room.
Et si vous êtes Lyonnais, et que vous comptez aller voir le mythique Nick Cave & The Bad Seeds pendant les nuits de Fourvière, cet été, ne la ratez pas, elle sera en première partie! Vous avez de forte chance de tomber sous le charme dans un lieu aussi magnifique.
Article rédigé par KristHelheim.
08 mai 2013
[Clip] "Daniel" Deluxe
A une semaine de la chronique de leur tout nouvel EP, Deluxe vient nous présenter son premier clip, "Daniel". Ce morceau est en featuring avec Youthstar, un des MC's qui tourne avec leurs potes du Chinese Man. C'est le premier extrait du maxi éponyme qui sort ce lundi. L'album sortira quant à lui en septembre. D'ici là, on va tâcher de croiser la route des aixois durant l'été ! Il y a déjà une floppée de dates programmées. Pour les consulter, cliquez ici !
07 mai 2013
[Live Report] Les Guerilla Poubelle s'amusent avec la Secret Place | Montpellier (04.05.2013)
La dernière fois que nous avions croisé la route des Guerilla Poubelle, Le Musicodrome n'existait même pas ! C'était en octobre 2006, à la salle communale de Saint-Géniès-de-Malgoirès près de Nîmes (30), dans le cadre d'un évènement punk organisé par les regrettés Skalopards Anonymes. Surfant à l'époque en plein sur la vague de leur premier album tapageur ("Il Faut Repeindre le Monde... en Noir"), 7 ans se sont écoulés et depuis, l'eau a coulé sous les ponts. Cette fois, c'est dans la poudrière du Secret Place que les Guerilla Poubelle viennent poser leurs guitares.
Guerilla Poubelle - Secret Place, Montpellier (2013)
Tandis que les portes s'ouvrent dès 20h, il commence déjà à y avoir un peu de monde à Secret Place, salle de concert de la TAF située à Saint-Jean-de-Védas (Z.I. de Montpellier). Placée sous le signe punk, les premières notes retentissent sur le groupe local En Un Seul Maux. Jamais à l'heure, nous ratons cette première performance pour débarquer sur la seconde, celle des aixois de Lunch. Groupe punk musicalement très simpliste, nous retiendrons malheureusement en premier lieu le son, cruellement fort, qui gâcha le concert. Un constat qui ne sera plus de mise dès Brutal Chérie, groupe punk qui nous vient du Québec, à l'humour bien pendu, qui s'est éclaté à travers un set bien pensé et terriblement efficace. A noter que les Brutal Chérie accompagnent Guerilla Poubelle tout au long de leur nouvelle tournée. Au fur et à mesure des morceaux, la salle s'est laissée embarquer par le punk rock très second degré de Brutal Chérie. Même sur un coup de Cafard, on a sincèrement envie de rire... et de partager leur délire. Avec trois premières parties qui ont fait monter la température à point nommé juste avant d'attaquer le plat de résistance, les quelques 150 personnes en ont eu pour leur argent (7€ la soirée).
Lunch - Secret Place, Montpellier (2013)
En tous cas, pour ceux qui auraient laissé les Guerilla au tout début de leur existence, vous risqueriez d'être surpris... Le line up est désormais à trois, il ne reste que Till, au chant, comme rescapé de la première heure, et adieu surtout l'excellentissime Jokoko qui s'agitait du marqueur durant les concerts. Et même si le groupe s'est fait clairement plus discret (seul deux véritables albums version longue, "Il faut repeindre le monde en noir", 2005 et "Punk=Existentialisme", 2007), c'est du côté des maxis et des EP's que le groupe a étoffé son panel musical. Pour ne citer que les expériences avec le groupe jap' Coquettish (2006), Sons of Buddha (2007), Justin(e) et Dolores Riposte (2007), Charly Fiasco (2009), les GxP ont également enregistré deux EP's en 2009 ("Pas de Bonnes Raisons") et en 2013 ("C'est pas comme si c'était la fin du monde").
Et ce soir, il ne fallait pas s'attendre à un skeud ciblé en particulier : les Guerilla Poubelle ont ratissé large, de tous bords et n'ont pas oublié leurs bonnes habitudes : à la fois proche de son public et toujours aussi vanneur, Till s'est lancé dans sa traditionnelle traque de la personne qui s'est faite remarquer pour rien (la palme est décernée à celui qui portait un t-shirt Fuck... en faisant des Fuck !).
Guerilla Poubelle - Secret Place, Montpellier (2013)
Musicalement, les Guerilla ont choisi de conserver quelques classiques de leurs débuts : que ce soit l'hurlant Si Jamais ou la vague de pogos Sur Le Trottoir, les GxP continuent de beugler "c'est la révolution... la révolution pour les lâches !". Même en déséquilibre sur un Tapis Roulant, Till a su garder cette patate qu'il avait déjà quelques années auparavant : sur la petite scène d'angle de Secret Place, il s'est une nouvelle fois jeté dans la foule à la mi-concert... en gardant sa guitare au cou !
Mais la grande nouveauté de ces Guerilla Poubelle version 2013 est véritablement le coup de polish de leur setlist : une grosse séquence a été consacrée aux nouveaux morceaux, ceux des EP's ou maxis sortis après "Punk=Existentialisme". D'abord, nous avons eu droit à "Pas de Bonne Raison" sorti en 2009 (Pas de Bonne Raison, Mort et Invisible) où, en écoutant les sonorités, la place des choeurs pendant les refrains est davantage présente. Les Guerilla nous la joueraient-ils à l'ancienne ? Avec un EP 3 titres qui a déboulé dans les bacs en janvier 2013 ("Ce n'est pas comme si c'était la fin du monde..."), les parisiens s'en sont donnés à coeur joie : ou comment, Sans Dieu Ni Maire, ils ont lâché une immense bombe dans Secret Place.
Enfin, les splits avec leurs potes n'ont pas été oubliés : notamment l'excellent Vivement la Guerre (avec Charly Fiasco) ou le très US Le bénéfice du Doute... Avec des guitares affûtées pour groupe surexcité, Till s'est lancé dans un improbable pierre/papier/ciseaux avec un spectateur... La mise ? Une bière, bien entendu, mais aussi le droit de prendre quelques secondes pour ré-accorder sa guitare. D'abord battu, la seconde sentence a été sans appel : c'est Till qui rafle la mise !
Guerilla Poubelle - Secret Place, Montpellier (2013)
Si le set n'a pas été finalement très long, les Guerilla Poubelle s'en sont bien sorties à Secret Place. Le seul reproche que l'on peut leur faire, c'est d'avoir réorienté leur tournée un peu trop sur des nouveautés, frustrant les fans que nous sommes de la première heure. A de nombreuses reprises, de vieux morceaux ont été quémandés par des agités du bocal dans la salle, Till leur a lancé un amical "hey les gars, si vous voulez choisir les morceaux de la setlist, montez un groupe !". Nul doute que Montpellier se soit lâché sur le concert, mais le rappel a été tout simplement démoniaque, une puissance x100 qui ne demandait qu'à s'exprimer depuis le début : le fameux Être une Femme pour commencer ("tous les hommes sont des cons !") avant un tant attendu Demain Il Pleut, c'est bon, nous pouvons partir tranquilles...
LE CONCERT DANS LE DETAIL
Montpellier, le samedi 4 mai 2013
Groupes : Guerilla Poubelle + Brutal Chérie + Lunch + En Un Seul Maux
Lieu : Secret Place
Ville : Montpellier (34)
Durée : 20h-00h30
Crédits photos : Olivier Audouy (PhotoLive30)
Galerie photos : dans la colonne "Photos Live"
06 mai 2013
[Info Concert] Dans la sueur et le bruit, les Rocktambules de Rousson vont raisonner
Les 31 mai et 1er juin prochains, le festival de rock roussonnais va fêter sa seizième édition. Comme le nombre de groupes qu’il va accueillir cette année. Un record.
Et de 16 ans pour les Rocktambules ! Cette année encore, le festival de musiques actuelles, majoritairement orienté rock français, va faire parler de lui. Après quelques années difficiles, les Rocktambules ont progressivement repris du poil du mammouth pour s’imposer comme un des évènements majeurs gardois. Fier de leur premier groupe international en 2012 (Kill The Young), 2013 est cette fois marquée d’un nombre record de groupes : seize !
La recette conserve les mêmes saveurs : la place des groupes amateurs fait désormais partie de la vitrine du festival, avec deux tremplins rock répartis sur chaque soir. Le traditionnel vainqueur de l’année dernière est bien entendu présent (Du Bruit Dans Les Caves) et il sera accompagné d’autres acolytes : Merci Marlène (rock festif), Miximetry (rock), Chips (power pop), Midnight Crash (pop rock), Rise (rock), Kombur (métal), Byll’s (rock) ou encore Belphegorz (punk).
Mais ce qui fera surtout la force du festival, c’est la succession d’incontournables du genre : le premier soir, le vendredi 31 mai, le clairon retentit pour les furieux : Mass Hystéria, après quelques remous entre 2002 et 2006, est revenu au top de sa forme avec trois albums démoniaques pour ne pas parler de consécration sur l’opus « L’armée des ombres » (2012). En guise de répondeur, Bagdad Rodéo aura sans aucun doute allumé la mèche juste avant de leur céder la place. Une oreille attentive sera toutefois accordée à Bottle Next, en première partie de soirée, entre métal et acoustique. Et si la météo fait toujours des siennes d’ici là, les Près de Landas chaufferont à coup sûr !
Le samedi 1er juin sera certainement moins intense en watts mais extrêmement éclectique : les Fatals Picards reviennent à nouveau, à présent pour présenter des morceaux de leur nouvel album, entre rock, humour et autres parodies musicales. Les Rocktambules ont toujours eu un côté roots, et cette année le reggae marseillais reprend du service : après plus de 6 ans d’absence, les Raspigaous décrochent la palme de la surprise en s’invitant à la fête. Pour conclure le festival, deux valeurs sûres : Didier Wampas, side projet version rock 60’s des Wampas, suivi des infatigables Raoul Petite. Nul doute que le rendez-vous sera à nouveau multi-générationnel à Rousson cette année. On y sera !
Légende photo : Mass Hystéria en concert à Paloma de Nîmes en compagnie de Didier Wampas le 14 avril dernier
Crédits photos : Photolive30
Article paru dans le journal La Marseillaise, édition Gard, le jeudi 2 Mai 2013. Ecrit par Dimitri L.
05 mai 2013
[Magazine Discordance] Du lundi 29 avril au dimanche 5 mai sur Discordance.fr
DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE
Interview
- Babx, "je bricole toujours, mais avec de nouveaux jouets"
Live Report
- !!! | Machine du Moulin Rouge | Paris (24.04.2013)
- Festival les Artefacts | Strasbourg (26, 27 et 28.04.2013)
Dossier / Sélection EP's
- Starting Blocks, la sélection des EP's du mois d'avril 2013
C'est sur Discordance.fr !






































































































