16 mai 2012
[Interview] François des Fils de Teuhpu explique le projet commun avec les Hurlements d'Léo
Rencontre avec François Martin des Fils de Teuhpu (trombone/basse) qui nous présente le tout nouveau projet des Hurlements d'Léo et des Fils de Teuhpu. Des origines du collectif des Touffes Krétiennes aux différentes orientations du groupe, la grande famille alter' française est encore pleine de ressources.
Salut François. Les Hurlements d’Léo et les Fils de Teuhpu qui se lancent dans un projet commun, c’est presque une évidence ?
Ça fait longtemps que l’on se connaît, on est des vieux potes. On s’est croisés il y a 10 ans de ça à Paris dans un festival : on a joué avec eux, on s’est super bien entendus. On est un peu tous issus de la même famille entre les Ogres, les Hurlements, etc. C’est une petite famille de groupes qui a eu la chance de tourner ensemble, voilà le premier point très important.
Ensuite, avec le trompettiste des Hurlements d’Léo, Pépito, le batteur des Teuhpu et moi, on a décidé de monter un collectif qui s’appelle les Touffes Krétiennes.
Je comptais t’en parler un peu plus tard à propos de la « grande famille »…
Voilà. Les Touffes c’est une famille et même beaucoup plus qu’un projet artistique. Attention, tous les membres des Hurlements ou des Fils de Teuhpu n'appartiennent pas forcément au collectif mais uniquement ceux qui le souhaitent. D'ailleurs, le collectif était agrémenté aussi d’autres mecs des Pellos… Mais ce collectif a surtout permis à divers projets de voir le jour comme « Un Air Deux Familles » entre les Hurlements et les Ogres, « 1 Air 2 Beaufs » entre les Amis d’Ta Femme et nous par exemple. Enfin bref plein de petits trucs.
A quand remonte cette idée de faire un projet commun avec les Hurlements d’Léo ?
Depuis quelques temps déjà. 6 ans, 3 ans, 2 ans… l’idée nous a traversé l’esprit plusieurs fois. Les Hurlements arrivent en fin de tournée de « Bordel de Luxe », nous le notre commence à dater un peu (« Camping Sauvage », 2009), donc on s’est dit que c’était le bon moment. On avait fait un premier test dans une salle de Bordeaux, donc chez les Hurlements, avec cette idée de partager la scène. Nous avions une setlist d'une douzaine de morceaux et ça c’était vraiment bien passé. Après le second test c’était le 5 mai dernier à Paris au New Morning. Pour notre première (vraie) date sous le signe du projet commun, ce sera le 14 août à Luxey (festival Musicalarue). Et si ça tient la route, la machine sera lancée !
Quel a été l’accueil du public parisien le 5 mai ? Ca s’est bien passé ? C’était, presque, la première grande sortie…
Super ! Les gens ont adoré ! On a fait un set Teuhpu puis un set Hurlements avant de faire notre set commun… Ca a envoyé ! Que de bons retours. C’est vraiment encourageant.
Cette date parisienne était une date charnière ? Soit ça passait, soit ça cassait ?
Ouais mais disons que l’on préfère aller de l’avant. Les retours motivent, encouragent…
Concrètement, le projet commun va consister à quoi ? Par exemple, le répertoire sera revisité ou, à terme, il s’agit de créer de nouveaux morceaux ?
Le gros problème que nous avons, c’est le facteur temps. On est très pris, eux habitent à Bordeaux, nous à Paris. Donc on a revisité notre répertoire pour l’adapter à cette nouvelle configuration sur scène, de 14 personnes. Au niveau des nouveaux morceaux, on a d’ores et déjà choisi de jouer Requiem pour un con de Serge Gainsbourg. Après on est encore dans une période de rodage : on est en train de calculer réellement comment nous allons nous organiser. Pour l’instant, on est partis sur l’idée de proposer au minimum 3 morceaux du répertoire de chaque groupe, donc revisités par les uns et les autres, le fameux Requiem pour un con et d’autres morceaux, puis on va essayer de faire 1 ou 2 compos inédites. Mais là encore, ce sera en fonction du temps.
Musicalement, cela va être un gros mélange festif rock, ska déjantés ?
Un peu de tout. Il est clair que l’on veut garder cette énergie sur scène à coups de rock, ska, punk, mais pas seulement ! Là on s’est penchés sur des morceaux qui pourraient être plus salsa, plus afro, des choses que l’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre à travers ces groupes. Dans le collectif, on a quand même eu la chance d’avoir pu toucher à tout (rock, funk, punk, jazz, etc), donc ça aide. Il faut montrer aux jeunes tout ce que l’on est capable de faire.
D’ailleurs, vous comptez nommer votre projet commun ?
(Rires). C’est la grande question du moment ! On y réfléchit mais nous ne sommes pas encore d’accords !
La tournée, elle, va débuter quand ?
La première date est à Luxey, le 14 août, ensuite il est évident qu’il faut d’abord lancer la machine pour voir si ça prend. Dans ce cas, on calera des dates pour la seconde moitié de 2012 ainsi que durant 2013.
Le projet commun ne signifie pas que les activités des deux groupes concernés s’arrêtent ?
Non. Il est clair que vu la conjoncture actuelle, il est appréciable d’avoir plusieurs cordes à son arc. On va tourner avec le collectif mais aussi de notre côté. On a bossé sur une nouvelle tournée qui démarre dès cet été, avec un nouveau spectacle pour l’occasion…
… une nouvelle tournée sur « Camping Sauvage » ?
On fête en réalité nos 16 ans cette année. On a choisi de baptiser notre nouveau spectacle Teuhpuberté, c'est-à-dire la fin de la puberté. On va revisiter notre répertoire, repartir de nos débuts plus acoustiques pour suivre notre évolution, plus électrique et intense. Pour information, la première date de Teuhpuberté sera à Vitry dans le cadre festival sur les pointes le 26 mai. Pareil, on va chercher à tester ça sur scène pour voir ce que ça va donner. On va faire gagner une mobylette, il y aura une tombola, enfin bref, plein de petites choses. On a envie de retrouver la complicité et la proximité que nous avions avec le public à nos débuts.
Il y aura un album anniversaire pour marquer Teuhpuberté ?
Non. Les morceaux existent déjà, dans leur version originale, je ne vois pas l’intérêt de les refaire.
Et avec les Hurlements ?
Oui. Je vais dire que ça fait parti du projet.
Tu disais qu’il était important d’avoir plusieurs cordes à son arc, penses-tu que face à la baisse d’affluence dans les salles de concerts pour prendre cet exemple, c’est devenu vital pour les artistes de se diversifier ?
Oui, c’est indéniable. Avec les Teuhpu, on veut varier le côté artistique. Depuis 2-3 ans, on s’est lancés dans les ciné-concerts. Là, avec Teuhpuberté, on veut viser des petites scènes et des cabarets pour retrouver un peu d’intimité. En parallèle, nous avons toujours notre dernier album, « Camping Sauvage », qui a désormais une machine bien huilée, sans compter maintenant la tournée avec les Hurlements d’Léo.
Après, on fait presque partis du décor. Avec les Hurlements, nous sommes de vieux groupes. Que ce soit en concert ou ailleurs, les jeunes ont besoin de découvrir autre chose. Il est certain qu’avec plus de 15 ans d’existence, il faut proposer des choses un peu nouvelles…
A propos du ciné-concert, vous en faites un ce jeudi au Bleymard en Lozère (48) au festi’val d’Olt, de quoi est-il constitué ?
C’est une des choses qui nous a particulièrement fait plaisir ces derniers temps. Nous avons choisi comme artiste Buster Keaton, un grand comique avec Charlie Chaplin que moi j’adore. Après avoir regardé toute sa filmographie, on a sélectionné One Week et Sherlock Junion. A partir de là, on a revisité toute la musique de A à Z.
Une fois la décision prise de la jouer en live, on s’est mis à jouer devant l’écran qui est au dessus de nous. C’est assez curieux comme spectacle puisque, du coup, on a mis des chaises, on s’est bien habillés, on ne parle pas, la concentration est de mise ! Il y a eu un gros travail d’écriture, quasiment 2 ans de travail là-dessus, il n’y a pas d’impro ou de gros n’importe quoi ! (Rires).
Un show bien accueilli malgré cette rupture ?
Lorsqu’on nous a dit que c’était vraiment excellent, on a décidé de ne plus lâcher ce spectacle. Ce que je retiendrais dans ce ciné-concert, c’est que la musique a notre pâte, 16 ans de Teuhpu ça laisse des traces, et c’est une réelle confrontation entre deux univers : celui des Teuhpu et celui de Keaton, à la fois ludique et joyeux. Complètement différent d’un concert des Fils de Teuhpu traditionnel, et d’ailleurs, je joue plus de 30 instruments différents sur ce concert. Confronter tant de choses sur un film, je trouve ça vraiment beau. Et je ne cherche pas à te le vendre !
Propos recueillis par Lapierre Dimitri (Aïollywood), le lundi 14 mai 2012.
14 mai 2012
[Live Report] Marcel et son Orchestre dit adieu au Rockstore | Montpellier | 12.05.2012
Trois semaines après avoir encaissé les derniers coups de La Ruda qui est en train de tirer sa révérence, c'est à présent au Rockstore de Montpellier que les nostalgiques se rendaient. En pleine tournée d'adieu, Marcel et son Orchestre venait défendre son dernier bébé "Dans La Joie Jusqu'au Cou" sorti en début d'année. Un ultime passage dans une salle pas tout à fait pleine, mais probablement que le concert unique des Sheriffs donné juste à côté y est pour quelque chose...
C'était le dernier rendez-vous des fans pour les héraultais. A voir la composition très variable du public montpelliérain, il est certain que les fans de chaque période s'étaient déplacés ce soir. Ce qui ont fait leurs premiers concerts dans leur jeunesse bleue, les vieux de la vieille qui trouvaient le concept des Marcel plutôt décalé qui ont de suite adhéré, ou alors, les toutes nouvelles fans, plus jeunes, acquises au cours des derniers albums beaucoup plus accessibles des boulonnais. Et chez tous ces fans, c'est à la fois l'excitation et l'appréhension qui se lisaient sur les visages. Oui, c'est la dernière. Il faut donc profiter et ne rien regretter.
La rancoeur ravalée, la première partie de Marcel et son Orchestre est assurée par... Marcel et son Orchestre. Comme le dit Mouloud, "ouais c'est toujours chiant les premières parties alors autant s'en charger !". Et de manière ingénieuse, les Marcel sont passés en session acoustique durant une grosse demie heure. Tels de vieux rockers fatigués, les Marcel ont pris des chaises, se sont assis et ont joué. Dans cette ambiance feutrée, quelques nouvelles compos du dernier opus enregistrées en acoustique se sont invitées au menu comme Le Chômage et sa maladie incurable ou le coup de la panne (Si Jamais t'Avoues). En s'accordant une petite Fuite de Fantaisie, Marcel signe là probablement son plus bel essai durant cette session. Avec des vannes bien aiguisées envers l'ancien président de la république, cette première partie de concert a posé le décor en ce temps électoral. En ressortant des tiroirs ce bon vieux Procebal ("il y a ceux qui payent... et ceux qui encaissent. Il y a ceux qui ont... et ceux qui n'ont pas") avec un grand sourire aux lèvres, Marcel a pu lancer son célèbre "un rire bon, un rire frais, un rire français !". En papillonnant, "qu'est ce qu'on attend pour effacer des mots comme solidarité ?", la jeunesse du Rockstore a pu emmerder Nellie Olson sur La Famille Ingall's avant de déraper, forcément, sur "la jeunesse emmerde Marine Le Pen !".
Désormais calme et ultra détendu, la pression est retombée. Il faut dire que Marcel et son Orchestre a interprété sa mini-setlist acoustique dans un registre fidèle à lui-même : poilant. Les dix minutes d'interscène transformées en compte en rebours, la voix off partit en cacahuètes : du message stipulant que "le concert commence dans 6 minutes", l'intermédiaire fut "profitez-en pour apprendre à vous connaître" avant que "frottez-vous !" sonne le glas.
La lumière s'éteint, les spots fusent. De la douceur vient la fureur : le dernier album, nettement plus rock, explose d'entrée. Très rock'n'roll, Je Veux M'amuser Avec Toi prend tout le monde à partie et annonce un show violent. En costards et cravates en cuir, Marcel passe crooner le temps d'un instant. Comme un symbole, les boulonnais ont choisi d'injecter les brûlots punk énervés qu'ils ont concocté durant ses longues années : les petites dernières comme A Qui Cela Profite ?, Cerf Volant, la reprise du grand Jacques, démoniaque en live, avec Les Singes, ou encore le délirant Les Frites. Marcel version 2012, ça envoie ! Et à ce petit jeu, les gros hits que tous attendaient n'ont pas été oubliés : il a fallu seulement attendre le second morceau pour voir débouler Les Neurones à Crêtes, toujours aussi déluré, ou le fameux 'plus vieux métier du monde' à travers un refrain que la salle a hurlé "où sont passées mes pantoufles ?". Dans un Rockstore quasi-acquis, Marcel a temporisé son show avec toujours autant d'humour mais surtout de malice. Car si beaucoup pensaient que le groupe allait plutôt orienter son set vers des compositions plus anciennes, comme une sorte de best-of, c'était se mettre le doigt dans l'oeil.
Ambiance punky puis funky, ça swingue sur Normal Man puis les femmes, ah les femmes, finissent par prendre les devants. L'oreiller jamais bien loin, l'époque yeah-yeah ressort sur L'amour dans le Nord et ses "elles sont jeunes et jolies, les petites femmes de Paris, mais dans le Nord-Pas-de-Calais, elles sont belles à croquer !". Doté d'un charme qui n'est plus à démontrer, Marcel veut en profiter pour remettre Le Slow à l'ordre du jour : "Je sais que tu me plais... lequel de nous deux va oser" finit par embarquer le public dans une série de duo en tous genres. Filles ou garçons, on a du mal à savoir, les perruques montpellieraines étaient de sortie. Mais la lente dégringolade finit par arriver : on l'a tous connu, il y a des soirs où "elle n'est pas d'humeur" (et les "ooooh oooh" n'y changeront rien malheureusement). Une embrouille n'est jamais bien loin. Sur Fil à Retordre, le peu de platine que Marcel a côtoyé embrase un ska corrosif qui fait sauter le Rockstore.
Quand les Fils de Teuhpu chantaient "Ah ! Quel malheur d'avoir un mari bricoleur... !", Marcel endosse à nouveau son costume déjanté avec l'hilarant (et presque vécu) Super Bricoleur. Si le couple est probablement amoché par l'histoire, Marcel a toujours le dernier mot : comme le symbole d'une vie plus que remplie, Bouli et les autres peuvent chanter à tout rompre "j'attends que toi... pour partager tout ça ! ... j'ai même changé les draps !" à travers une embardée endiablée.
Dans une ambiance à son comble, à quoi bon se relâcher ? Ballotté par les assauts des boulonnais, le public se prend une claque. Comme au bon vieux temps, Brrrr... (au début elle est froide) est pogotée tandis que le fameux bateau jaune commence à battre de l'aile sous la houle montpelliérane. Une bouffée d'air frais et voilà que le cirque reprend : rien de tel qu'un cours de Trapèze Volant pour provoquer l'histérie. Extrait du dernier opus mais parfaitement taillé pour apparaître sur un "Sale Bâtard" (1996), Mouloud se voit obligé de slamer dans la foule en hurlant "foutu pour foutu je me suis jeté et tout le monde chantait ces onomatopées : aga waga gouzou gouzou nawak (...)".
Bien décidés à en découdre, Marcel et son Orchestre, après plus de 25 ans de carrière, a encore une patate phénoménale. Le concert donné à Montpellier a démontré que le groupe avait de la ressource. Jonglant entre les anciennes et les nouvelles compos, le groupe a offert un set finalement assez neuf par rapport à ses précédentes tournées. Presque étonnant pour une tournée d'adieu qui a fait table rase de tracks incontournables (Ma Soeur, Comme un Balai, Bad Trip Poker, Skakaline, non en fait il y'en a trop...). Mais quelle énergie et quelle franche rigolade ! Quelques minutes de rappel et la machine put repartir : les Médiseuses eurent leur heure de gloire sous un tonnerre d'applaudissements. Histoire de chauffer l'ambiance des footeux présents, Raoul et Alain s'est chargé de dresser le portrait de ceux qui voudraient suivre le choc du lendemain entre Montpellier et... Lille. En laissant de côté les coïncidences, impossible de ne pas finir comme à la maison : une dernière fois, 62 Mefie Te put retentir, et pour la déconne, nous avons tous réveillé une vache qui dormait en nous.
La salle eut beau acclamer ses héros encore une fois, ils étaient partis. Et probablement pour de bon. Ils vont nous manquaient, les Marcel.
LE CONCERT DANS LE DETAIL
Groupe : Marcel et son Orchestre
Setlist Marcel et son Orchestre (acoustique, première partie -35 min-) :
Le chômage / Un jour viendra / Si jamais t'avoues / Fuite de fantaisie / Procebal / Nous n'avons plus les moyens / La famille Ingall's.
Setlist Marcel et son Orchestre (1h30) :
Je veux m'amuser / Les neurones à crêtes / A qui cela profite ? / Normal man / Super bricoleur / Brrr... (au début elle est froide !) / Susceptible / L'amour dans le Nord / Les frites / Fil à retordre / Le slow / Femme mûre / Cerf volant / Les Singes / Elle est pas d'humeur / Trapèze volant / Pantouffles // RAPPEL // Médiseuse / Raoul et Alain / 62 mefie te / Les vaches.
Date : Samedi 12 Mai 2012
Lieu : Rockstore
Ville : Montpellier (34)
Genre : Rock Festif
Crédits photos : Olivier Audouy
Galerie photos : sous peu
Également disponible sur : www.discordance.fr
13 mai 2012
[Magazine Discordance] Du lundi 7 au dimanche 13 Mai sur Discordance
Live Report
- Blackbird Blackbird à l'Espace B (Paris) 07.05.2012
- Hugh Coltman à la Flèche d'Or (Paris)
Chronique Cd
- Shurik'n "Tous m'appellent Shu" (2012)
*Par Aïollywood*
Portrait
- RQTN, Réalité transcendée
C'est sur Discordance.fr !
12 mai 2012
[Session Live] Concert de System Of A Down à Rock Am Ring #2011 (1h28)
Voilà, les dés sont lancés. Nous rentrons à présent dans le dur. Jusqu'à fin juin, Le Musicodrome sera partout : il y aura au moins deux concerts et deux festivals couverts, un making off réalisé, plusieurs chroniques (vous verrez lesquelles), et dès la semaine prochaine, en tête, l'interview d'un célèbre groupe français qui va nous parler de son nouveau projet commun... avec un autre grand groupe hexagonal. Allez, un indice, ce dernier est déjà sur Le Musicodrome, son style musical est principalement orienté chanson française/rock.

(Rock Am Ring 2006 / Crédits photos : DR)
En attendant, session live pour ceux qui auraient une bonne heure trente à tuer aujourd'hui. Nous avions évoqué l'année dernière que System Of A Down s'était reformé exceptionnellement pour proposer quelques dates aux quatre coins du globe en 2011, alors si vous avez eu le malheur de les manquer, Le Musicodrome propose en ce samedi un live enregistré à Nürburgring en Allemagne le 5 Juin 2011 devant plus de 150 000 personnes... Avec un concert filmé par la chaîne Plus 1 Live de la télévision allemande, la qualité visuelle et auditive est au top !
Je prend les lecteurs à témoins : après des années et des années à vouloir les voir, System Of A Down passera entre les mailles du filet du Musicodrome lors de leur prochain passage à France. C'est à voir. Une fois. La setlist de ce concert est vraiment énorme. La crème de la crème.
LIVE SYSTEM OF A DOWN (1h28) :
Et vous avez même la setlist avec le minutage de passage :
00.00 Prison Song / 03.25 Soldier Side intro / 04.20 B.Y.O.B / 08.44 I-E-A-I-A-I-O / 12.30 Needles / 15.40 Deer Dance / 18.50 Radio/Video / 23.05 Hypnotize / 27.02 Question ! / 30.55 Suggestions / 33.25 Psycho / 37.45 Chop Suey ! / 41.00 Lonely Day / 43.50 Bounce / 45.43 Kill Rock'n'roll / 48.24 Lost in Hollywood / 53.50 Forest / 57.45 Science / 1.00.19 Darts / 1.03.20 Aerials / 1.07.00 Tentative / 1.10.35 Cigaro / 1.14.29 Suite-Pee / 1.16.52 War ? / 1.20.50 Toxicity / 1.24.26 Sugar
11 mai 2012
[Infos Concerts] Programmation de l'Ardèche Aluna Festival à Ruoms (07)
On avait annoncé les premiers noms de l'Aluna Festival en début d'année, il serait peut-être temps de présenter la programmation complète. Le rendez-vous est pris les 22, 23, 24 et 26 Juin prochains. Le Musicodrome y sera les deux premiers... Ca promet !
_____Vendredi 22 Juin 2012 :
- DJ (à 1h10)
- Shaka Ponk (à 23h40)
- The Cranberries (à 21h50)
- Izia (à 20h20)
- Julian Perretta (à 19h00)
- The Elderberries (à 18h00)
- La Bestiole (à 17h00)
____________________________________Samedi 23 Juin 2012 :
- DJ (à 1h10)
- Manu Chao La Ventura (à 23h40)
- Dionysos (à 21h50)
- Thomas Dutronc (à 20h20)
- Caravan Palace (à 19h00)
- Arthur H (à 17h45)
- Mrs Good (à 17h00)
_____Dimanche 23 Juin 2012 :
- DJ (à 1h10)
- Hubert Félix Thiéfaine (à 23h40)
- Ayo (à 21h50)
- Julien Doré (à 20h20)
- Inna Modja (à 19h00)
- La Cafetera Roja (à 18h00)
- Axel (à 17h00)
____________________________________Mardi 26 Juin 2012 :
- DJ (à 1h10)
- Johnny Hallyday (à 21h30)
- Las Vargas (à 19h30)
- La Jarry (à 18h10)
- Les Toon's (à 17h00)
Lieu : Aluna Vacances
Ville : Ruoms
Proche de : Alès (45 min), Nîmes (1h), Montpellier (1h30)... à 160 Km de Lyon, 100 km d'Avignon, etc.
Département/Région : Ardèche (07), Rhône Alpes
Dates : Vendredi 22, Samedi 23, Dimanche 24 et Mardi 26 Juin 2012
Ouverture des portes : 16h
BILLETTERIE :
- Vendredi : 38€ (35€ pour les personnes handicapées, chômeurs, étudiants)
- Samedi : 38€ (35€ pour les personnes handicapées, chômeurs, étudiants)
- Dimanche : 38€ (35€ pour les personnes handicapées, chômeurs, étudiants)
- Mardi : 60€ (56€ pour les personnes handicapées, chômeurs, étudiants)
: 95€ (place Tarif Carré Or -places assises numérotées-)
PASS 3 soirs : 75€ -épuisé- / 95€ (encore disponible)
Gratuit pour les moins de 8 ans.
10 mai 2012
[Chronique Express] "Tous m'appellent Shu" Shurik'n (2012)
Inutile de présenter Shurik'n : son activisme depuis près de 25 ans dans le groupe de rap marseillais IAM lui confère une reconnaissance inébranlable dans le paysage du hip hop français. Malgré les secousses qu'a connu le crew entre l'ombre et la lumière, Shurik'n n'a pourtant jamais cherché à profiter de sa côte de popularité en jouissant d'une carrière solo peu développée. Tout à son honneur, le rappeur "Jo" a attendu 14 ans pour sortir le successeur de son premier album "Où Je Vis".
"Tous m'appellent Shu" : une marque bien personnelle pour présenter son deuxième essai. Il faut bien que le MC marseillais mette son projet en avant tant les médias spécialisés ont fait table rase autour de la sortie de l'album. Pourtant, avec ses 15 nouveaux titres, Shurik'n a un sacré défi à relever. Il laisse derrière lui une pépite dont la qualité a été très peu égalée ces dernières années dans le paysage français : "Où Je Vis" avait mis KO debout un auditoire qui le connaissait pourtant à travers IAM.
Adepte d'un rap très minimaliste, Shurik'n avait donc placé la barre très haut pour son nouveau bébé : malheureusement, la première écoute calme nos ardeurs. Si le marseillais n'a pas lésiné sur la durée de l'album (quasiment 1h), ce dernier oscille sur du bon et du moins bon. Adepte d'une instru maîtrisée et jamais dominante sur le flow du MC, Shurik'n déçoit dans le sens où il réutilise, en grande partie, les ingrédients à succès de son premier cd. Il est clair que j'entends déjà des voix s'élever : comment justifier le fait que l'album soit moins bon alors qu'il y a des similitudes avec le premier ? Probablement car Shurik'n ne prend pas de trop de risques sur cet album. La surprise, elle, est restée dans les tiroirs.
Du côté des textes, ils sont toujours très bons... mais se montrent surtout très noirs. Il manque, dès la première écoute, le petit ingrédient qui fait que l'on va rester scotchés contre les enceintes. L'ouverture est en demie teinte : Tous m'appellent Shu manque de peps et croule sous des beats finalement assez simplistes. A ce titre, plusieurs compos comme La Même Chose ou Fugitif 2, malgré le featuring de Samm, n'apportent rien de nouveau à l'univers musical du rappeur. Et lorsque le MC veut prendre ses aises comme sur Tant Que Le Clic, la mayonnaise ne prend pas. Enfin, si les retours n'étaient pas forcément positifs à propos de son premier extrait présenté sur la dernière tournée d'IAM, MC conserve toute sa nonchalance.
Finalement, après plusieurs écoutes, ce sont les morceaux plutôt oldschool qui font mouche : malgré un album inégal, il serait insensé de ne pas reconnaître que plusieurs brûlots se détachent de cette galette. Avec des instrus enfin efficaces, Une Flamme dans le Noir ou Dans le Ciel rappelle la bonne époque. Avec Faut Que Je m'échappe, les tams-tams de l'Afrique sur un beat salvateur, vont faire secouer les têtes. Toujours particulièrement appréciés, les tracks personnels de Shu ne manquent pas de force (Mon Fils, Tranche de Vie) même avec des mélodies assez cycliques. La hargne et la fureur jamais bien loin, Bombe le Torse marque un point. Le délire plus funky avec son acolyte Akhenaton sur Le Sud apportera, lui, un peu de fraîcheur à l'album.
La déception a pris le pas sur le reste... Il est évident que 14 ans après l'énorme "Où Je Vis", les espérances de voir un second coup de maître par une des têtes pensantes d'IAM étaient là. Croissantes avec le temps, elles se sont presque évanouies en un souffle. L'album n'est pas mauvais en soi mais il est clairement en demie teinte. Pas dit que les amateurs d'IAM y trouvent leur compte...

(photo issue de "Le Blog Consacré au Groupe IAM)
LE CD DANS LE DETAIL
L'album :
1) Tous m'appellent Shu
2) Une flamme dans le noir
3) Fugitif 2 (feat. Samm)
4) Dans le ciel
5) Bombe le torse
6) La même chose
7) Ici
8) Mon fils
9) Faut que je m'échappe
10) Vivre (feat. Saïd)
11) Tant que le clic
12) Comme vous (feat. Akhenaton & Saïd)
13) Le Sud (feat. Akhenaton)
14) MC
15) Tranche de vie
Durée : 58 min
Album : 2e
Sortie : 23 Avril 2012
Genre : Rap
Similaires à : IAM, Faf la Rage, Akhenaton...
NOTE : 11/20
Morceau "Dans le ciel" Shurik'n :
09 mai 2012
[Mp3 de la Semaine] "Dirt" Death in Vegas
La Sélection du Musicodrome :
Après le précédent "Mp3 de la semaine" qui parlait de Coldcut, on reste en 1997 (et en Grande Bretagne) auprès de Death in Vegas. Si nous les avions vu deux fois en 2011, il n'en reste pas moins un groupe problématique : brumeux, à la fois industriel et très psyché, il a été très dur de cerner le visage du groupe. Pourtant, après avoir moins accroché les derniers, Le Musicodrome s'est penché notamment sur le premier opus. "Dead Elvis", qui était le nom de groupe avant que ses membres choisissent Death in Vegas, regorge de pépites en tous genres : du rock, de la pop, à la techno en passant par du dub, ça fracasse ! Et ce "Dirt" en vaut la chandelle.
Groupe : Death in Vegas
Morceau : Dirt
Album : Dead Elvis
Genres : Électronique / Rock
Sortie : 1997
Actif : Oui
LE MORCEAU EN LIBRE ECOUTE
[Clip] "L'étincelle" Merzhin
Ils sont rares et à la fois précieux : Merzhin avait partagé "L'étincelle", extrait de leur dernier album en date "Plus Loin Vers l'Ouest" (2010). Cependant n'allez pas croire que ce morceau a deux ans, il s'agit de sa version revisitée présente sur leur nouvel album best-of, "15". On reparlera de Merzhin très bientôt...
08 mai 2012
[News] The Offspring dévoile ses premiers extraits avant la sortie de "Days Go By" cet été
Plus de 25 ans après sa création, la bande à Dexter Holland n'a pas dit son dernier mot : le 9e album studio de The Offspring va sortir cette année. Mieux, il est enfin bouclé et sortira cet été !

(pochette de l'album "Days Go By" The Offspring -2012-)
On pourra dire tout ce que l'on veut, mais The Offspring, même avec le temps qui passe, sait conserver cette incroyable faculté de créer des hits comme bon lui semble. Les derniers albums sont certes moins bon que des énormes "Smash" (1994) ou des "Americana" (1998) (puis pas mal d'autres en réalité), The Offspring conservera cette fameuse place particulière que l'on accorde à certaines formations...
On laisse de côté les déboires de "Splinter" (2003), "Rise and Fall, Rage and Grace" (2008) était déjà mieux, pour voir ce que le groupe va pouvoir nous sortir pour ce neuvième essai. Pour passer le groupe au révélateur, deux extraits du futur album sont proposés : "Day Go By" est le nouveau single du dernier opus pour les USA, Canada, Allemagne, Australie et Suisse, tandis que "Cruising California (Bumpin' In My Trunk)" pour les autres pays du reste du monde...
En route pour le titre éponyme "Day Go By" de l'album :
Place au second extrait "Cruising California (Bumpin' In My Trunk)" :
Que dire de ces deux premiers extraits ? Le premier, "Days Go By", s'inscrit musicalement dans la lignée de ce qu'a pu proposer le groupe jusqu'à maintenant. On ne change pas une recette qui gagne : un punk rock efficace basé sur l'intensité, les riffs, et la fameuse voi de Dexter. Un morceau qui a parfaitement sa place dans le set live du groupe.
Pour le second, "Cruising California (Bumpin' In My Trunk)", on peut entendre déjà des dents grincer... Voix passée presque à la moulinette, presque punk/électro, choeurs féminins, The Offspring brandit à nouveau la carte de la provocation comme il a souvent su le faire (inutile de citer "Pretty Fly" qui se foutait ouvertement du hip hop). Cette chanson n'est pas à prendre au premier degré, loin de là, elle est remplie de clichés contre ceux qui se sont accaparés du punk/rock Californien comme une mane à fric. Hilarante, cette dernière a été moyennement accueillie aux USA. Entre ceux qui se disent que c'est une nouvelle chanson "blague" de la part du groupe, certains voudraient voir un retour davantage prononcé sur leurs racines musicales... Les temps changent, les époques aussi...
Sortie immintente pour "Days Go By"
Enfin concernant la sortie de ce 9e opus, The Offspring a annoncé sur sa page Facebook que "Days Go By" sortirait le 26 Juin prochain aux USA. Par contre, la sortie européenne n'a pas encore été fixée.
Petit cadeau pour conclure, la tracklist de l'album :
1) The future is now
2) Secrets from the underground
3) Days go by
4) Turning into you
5) Hurting as one
6) Cruising California (bumpin' in my trunk)
7) All i have left is you
8) OC guns
9) Dirty magic
10) I wanna secret family (with you)
11) Dividing by zero
12) Slim pickens does the right thing and rides the bomb to hell
[Rétro] "Un Monde Parfait" Les Innocents (1996)
Retour aujourd'hui de la rubrique bien peu fournie intitulée "Rétro", pour se rémomérer quelques bons moments de notre bonne jeunesse ou des paradis perdus... Les Innocents, cela vous rappele quelques chose ?
Groupe français fondé en 1982, principalement orienté pop frenchy, qui finalement traça, avec le recul, le chemin du succès du groupe Louise Attaque par son style musical affirmé. Aux sonorités légères mais aux mélodies efficaces, c'est toujours avec un grand plaisir de se replonger dans un de ces groupes qui aura, quoique l'on dise, marqué la chanson française.
S'ils se sont séparés presque dans l'anonymat en 2000 après presque 20 ans d'existence, la génération 80-90 sera forcée de se rappeler leur hit, "Colore", sorti sur leur album à succès "Post-Partum" en 1995. Pourtant, ce n'est pas ce morceau que nous allons partager aujourd'hui, mais un autre extrait de cet opus, l'autre hit intitulé "Un Monde Parfait". Pour reprendre ce que disait un internaute sur un de leur clip, "à chaque fois que je revois un clip des années 90, j'ai l'impression d'entrer dans un monde parallèle intimement lié à mon enfance". Terriblement vrai, on se prend près de 15 ans dans la face, mais ce track est tellement bon...

























































