Le Musicodrome

01 oct. 2009

[Interview] TAF Montpellier (partie 1/2)

La TAF c'est une salle de concert, une association, un magazine, mais aussi un label. Gravé depuis des années dans le paysage montpelliérain, nous sommes partis à l'encontre de Fyfy, président de Tout A Fond. Large présentation des structures, bilan de l'état de la musique locale et nationale, changement des mentalités, tous les points seront abordés sans concessions. Première partie de l'interview présentée...

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On va commencer par une petite présentation de l’équipe, c'est-à-dire comment fonctionne l’association de la Taf ?

La Taf est partagée entre plusieurs activités : il y a Taf Production qui s’occupe des concerts, il y a Be Fast qui est le label de l’association et il y a le magazine Le Tafeur. Enfin la quatrième structure c’est Tout à Fond, c'est-à-dire les murs, la salle et les locaux de répétition. Ici il y en a d’ailleurs trois. Donc voilà l’asso est partagée en quatre activités…

Après concernant l’équipe, nous sur le bureau il y a quatre salariés, que des CAE bien sûr, plus cinq ou six bénévoles qui sont là tout le temps. Sur la salle il y a quatre permanents en ce moment, pour faire l’accueil et la gestion des locaux de répétition. Sinon on peut compter environ vingt cinq bénévoles sur qui on compte pour gérer l’organisation des concerts, le collage…

Le magazine ?

Non le magazine c’est un peu plus conséquent puisqu’il y a une vingtaine de rédacteurs, et il y a autant de distributeurs selon les villes où l’on est… Le magazine c’est un gros réseau de gens ! En fait on s’appuie pas mal sur « les anciens » qui ont fait soient des stages soient leurs études, car Montpellier c’est une ville où tu restes pas longtemps généralement… Donc on s’appuie sur des personnes qui ont souvent été bénévoles pour distribuer le magazine bien au-delà de Montpellier. Par exemple sur Marseille, sur Toulouse, Perpignan, Aubenas, tout ça… même un peu Paris ! Mais c’est que des anciens de la Taf en fait (rires) !

Donc si on devait faire un total de personnes, en comptant bénévoles et salariés ?

Ça mouille bien soixante dix personnes à peu près… Minimum car sur le magazine il y a déjà quarante voir cinquante personnes et les concerts au moins une trentaine. Après tu auras des gens présents que sur la distribution, que pour l’affichage, que pour le bar les soirs de concerts…

Ca reste très variable…

Oui voilà. Après il y aura des gens plus impliqués que d’autres, mais chacun fait ce qu’il a envie de faire ! C’est pour ça que l’on est vraiment beaucoup maintenant.

Alors, concernant le départ… de quand date l’assoc’ ?

Février 1996.

En 1996 combien de personnes décident de monter l’assoc’ ?

Onze. Onze au départ pour plus de soixante diz aujourd’hui. Sauf que sur les onze, beaucoup sont partis : notre sonorisateur est désormais sur Toulouse, deux autres sont sur Marseille, donc ça  a pas mal tourné… En fait il reste que moi sur les onze ! On en a encore deux trois qui répètent ici mais ils sont plus vieux que moi… donc ils sont passés à autre chose !
Ça te prend du temps, de l’argent, puis des fois il y a aussi des raisons de couples (rires).

On peut toutefois noter deux points forts concernant la Taf. Le premier, c’est l’ouverture de la salle de concert Secret Place. Dans quel but ?

Pendant longtemps on a eu accès qu’à des bars pour faire jouer des groupes. C’est déjà pas mal mais t’es vite limité dans ceux que tu veux faire jouer. Car y’en a qui te demandent des vrais retours, une vraie sono, et tu peux pas les faire jouer du coup. Puis dans les bars c’est souvent gratuit. Les bars te donnent 100€ voir 150€ donc tu es super limité sur les groupes. Le fait d’avoir ta propre salle signifie tu es libre de ta propre programmation, libre d’accueillir qui tu veux, et surtout tu peux systématiquement programmer des groupes qui répètent dans tes locaux. On a toujours un groupe local en ouverture d’un « gros » de toutes façons.

Nous en fait en 96 lorsqu’on s’est créé,  c’est que Montpellier a eu une grande époque rock. Mais a eu aussi un gros trou. Lorsqu’on est tous partis et ensuite revenus en même temps, on avait connu un Montpellier qui bougeait et désormais plus de bars qui proposaient des concerts !

Par contre maintenant, il y a énormément de concerts à Montpellier par rapport à quelques années. Il y a des bars partout, puis quand tu vois que par jour des fois on retrouve entre 8 et 10 concerts, les gens se plaignent qu’il y a rien ici mais peu de villes de France proposent ça !
Beaucoup de montpelliérains se plaignent mais ailleurs y’a pas ça.

Rien que par rapport à Marseille c’est carrément autre chose !

Bah sur Marseille les concerts rock c’est plus rare… il y a quelques assos qui en programment, c’est quand même assez évènementiels. La Machine à Coudre en fait moins qu’avant, Le Moulin pareil, les concerts rock sur Marseille c’est vraiment pas tous les jours. Puis les principaux organisateurs de Marseille ont arrêté aussi. Celui qui faisait les plus gros concerts de métal et hardcore est désormais sur Paris. Tu sais souvent des concerts tiennent à une ou deux personnes !

Ok. On revient à l’asso… Le deuxième point fort, c’est la création du studio d’enregistrement.

Tout à fait. En 2005 c’est en complément de nos activités qu’on peut proposer aux gens qui répètent et jouent ici de pouvoir enregistrer. Du coup il y a les trois studios de répétition où tu peux aller directement enregistrer à côté ! Depuis cet hiver on a même cablé la scène pour filer au groupe leur set live.
Ce studio c’était plus pour être autonome au maximum, du début à la fin : répèt’, studio, scène, pouvoir jouer, pour certains groupes le label, émission de radio, magazine ! Ce que font certains majors, on essaie de le faire à une plus petite échelle : ce qui nous semblait essentiel c’était de savoir maîtriser la chaîne.

D’un point de vue local ?

Local oui et non. Car après tous nos disques sont présents sur une quarantaine de disquaires en France, et une dizaine en Europe. De disquaires indé je précise. On aime travailler avec des structures étrangères à Montpellier. Pas mal avec Enragé, Rage Tour, Allez les Filles sur Bordeaux, Chavana sur Marseille

J’avais entendu que la Taf de Saint Jean de Védas était une sorte de tremplin local, dans un premier temps en tout cas. Comme tu disais avec un groupe local en ouverture d’une tête d’affiche.

C’est sur qu’avant de les balancer en première partie on va les faire tourner dans les locaux « répèt’ show », un ou deux concerts dans les bars de Montpellier pour voir comment ça se passe avant de faire une première partie. Après pour les groupes on programme souvent au Rockstore comme on les connait bien, y’a aussi moyen de les faire jouer en première partie là-bas. Qu’ils fassent aussi une grosse scène en dehors du Duels Rock (ndlr Les Duels Rocks du Rockstore c’est une scène ouverte pour groupes locaux). J’ai rien contre les Duels Rock mais voilà quoi !

Oui c’est clair qu’on voit de tout (rires). Ensuite, concernant le label Be Fast, tu peux m’en dire deux mots ?

Le label Be Fast a été assez aléatoire un moment. On en faisait lorsqu’on avait un groupe qui nous intéressait, lorsqu’on avait de l’argent aussi. En 2003, 2004, 2005 on a sorti quelques disques, pas mal d’ailleurs… et on a aussi perdu pas mal d’argent. Par exemple Enkindle ont annulé leur tournée et le groupe s’est séparé, certains sont partis vers Eyeless. Quand tu tires 1 000 cds et que le groupe n’existe plus à sa sortie c’est pas forcément bon. Super Beatnik, ça va, on avait sorti 300 exemplaires et il s’est bien vendu. Maintenant ils continuent de leur côté.
Après il faut reconnaître que c’est très dur à rentabiliser… car nous on prenait en charge le studio, le pressage et la promo. Tout prendre en charge ça revient au final vraiment trop cher.

Donc après c’est à perte.

Oui carrément, à un moment on a sorti 5 disques à perte. On n’a pas arrêté le label, mais on a attendu de le rentabiliser pour reprendre. Maintenant on fait projet par projet et on les planifie sur la saison. C'est-à-dire qu’on sort environ entre 4 et 5 disques par an. Puis surtout on ne fait plus 4 ou 5 groupes en développement d’un coup, trop risqué.

Cette année on a fait Les Concubins de la Chanson comme premier album, mais c’est des anciens et pas vraiment punk/rock, c’est avec l’ex-bassiste des Sheriff. Après on a fait Evil Country Jack, plutôt métal, mais une co-prod avec le groupe ; c'est-à-dire qu’on veut mouiller le groupe artistiquement et surtout financièrement. Car un groupe quand tu débourses, même si tu le vends pas, ils s’en foutent. Les groupes ils mettent 1 000€, 2 000€ dans leur disque, ils vont se dire il faut qu’on en vende quelques uns pour rentabiliser le truc. Tandis que si tu payes tout, « ah ben c’est pas grave ». Il faut qu’ils trouvent des dates, car c’est clair que c’est pendant les concerts que tu en vends le plus.

Après il y a des groupes comme Unfit de Marseille qu’on a sorti en vinyle. Mais eux c’est différent. On les a sorti car on les connait depuis vraiment très longtemps. Depuis 2004 ils jouent quasiment deux fois par an chez nous. On leur a fait faire The Exploited par exemple. Ils devaient sortir leur album sur un label allemand puis c’est tombé à l’eau. Après nous on tombait dans l’optique de faire beaucoup de vinyle plutôt qu’un cd. Et un jour Fred m’appelle et me fait « si un jour tu veux faire un 45 tours d’Unfit nous on est chaud ! ». Alors forcément, banco !

Il y a aussi les affinités qui jouent pour sortir des disques. Michel des Sheriff par exemple c’est avec lui depuis 98 qu’on a fait tous les gros œuvres de la salle, aussi le guitariste des Palavas Surfers qui est l’ancien bassiste des Vierges, il s’occupe de la sécu de l’asso depuis  98... Tu vois le label il est très…

…familial ?

Oui c’est ça ! Le label c’est vraiment pour se faire plaisir, les potes avant tout ! Moi tu vois avant j’étais psycho, je connais pas mal la scène psycho et c’est d’ailleurs pour ça que les Meteors viennent souvent à Montpellier, c’est aussi comme ça que je connais les Washington Dead Cats. On les connait depuis très longtemps et pour leur 20 ans ils voulaient sortir un vinyle… Mathias un jour m’appelle et me fait « j’ai vu que tu voulais faire que du vinyle et on voudrait en faire un pour notre anniversaire avec l’ancienne et la nouvelle période ». Donc tu vois c’est des groupes comme ça qui permettent de relancer le label. Eux d’ailleurs tu sais que tu sors 500 exemplaires et en 1 an ils seront écoulés. Ça devient même rapidement un collector. J’en avais gardé une cinquantaine de côté, et ils sont vraiment partis tranquillement sans forcer la vente. 

Niveau prévisionnel, il va y avoir l’album vinyle des Burning Heads, qui ont d’ailleurs monté leur label… Et les Burning c’est pareil, depuis 98 ils ont dû venir au moins 10 fois jouer pour nous.

Combien de groupes y’a-t-il sur le label ?

A l’heure actuelle il y en a 10. Pour 2009/2010 il va y avoir Lord Fester Combo, le trio rockabilly avec le guitariste des Washington, on va sortir un chart disc car il est dessinateur, il est super connu Fred Beltran. Il fait les BD des Technopères et tout ça… On est aussi en train de voir pour sortir le live de La Souris Déglinguée qu’on a enregistré ici la dernière fois qu’ils sont passés.
A signaler que ces 3 gros projets seront en vinyle. Niveau cd, depuis Eyeless et Le Cercle Makabre c’est épuisé.

Ça a bien marché Eyeless, c’est un groupe que l’on entend de plus en plus…

Oui très bien, on a sorti 1 000, 1 200 il me semble. On l’a vendu sur le temps.

La tendance du label, et de façon plus large de la salle de concert Secret Place, sont très orientées vers le punk, métal, hardcore, garage…

Oui, comme je te disais moi je viens plus du garage et du psycho donc…

La Taf n’aurait pas envie d’être « la » branche alternative de Montpellier ou c’est juste une préférence de styles ?

Je dirais pas « la » branche car il y a un autre lieu, qui pour moi est pas mal et d’ailleurs avec qui on fait pas mal de trucs, c’est Mojomatic un bar en centre-ville qui propose par contre que du garage. La programmation est à 99% que du garage ! Non comme je te disais, moi à la base je suis montpelliérain. Quand j’étais ado c’était l’époque des Sheriff, d’OTH, des Vierges et y’avait 10 concerts par soir. C’était la superbe époque punk montpelliéraine !

C’est donc plus dans l’optique de raviver la flamme…

… de raviver ce qu’on a vécu nous. D’avoir aussi des locaux de répèts accessibles, tout comme des concerts abordables. Beaucoup de groupes n’avaient jamais joué ou n’étaient jamais passés par Montpellier.
On n’est pas dans l’optique « oh il y a un créneau à prendre » , c’est vraiment un développement petit à petit. On fait des petits, des moyens et on essaie de faire des gros… tout simplement.

Mais on se prend pas la tête, on ne s’est pas fixé « bon dans 5 ans on fait que des Zéniths ! ». Au fur et à mesure on voit comment ça se passe.

Justement tu parles de salles, est ce que votre salle, Secret Place, ne souffre pas de la concurrence face à Victoire 2 ou encore le Rockstore que je considère comme des petites salles ? Je laisse de côté le Zénith, c’est disproportionné.

La concurrence ? Non pas vraiment. J’ai bossé au Rockstore, puis même on y va souvent. C’est quand même une salle de 850 places et nous c’est 250-300. L’avantage du Rockstore c’est qu’il est en centre-ville tout en étant une salle mythique. Les gros groupes préfèreront aller là-bas c’est certain. Sauf que maintenant on a pas mal de groupes qui jouent chez nous et pourtant il y a 5 ans ils remplissaient le Rockstore ! Ils arrivaient à faire 500-600 personnes et ne font que 250 chez nous… mais la salle est pleine !

Après on a quand même eu Nashville Pussy qui sont venus ici, ils ont adoré, et du coup veulent revenir ! Les Meteors ont joué 2 fois au Rockstore avant de passer chez nous, ils nous ont dit « maintenant on veut jouer dans ton club ! » (rires). L’avantage d’être là depuis longtemps c’est que sur le long terme t’arrives à c’que des groupes entre guillemets respectent c’que tu fais… même si c’est pas la meilleure salle d’Europe qu’ils aient fait !
Ils savent en tout cas qu’une fois arrivés ils ont des loges et vont bien manger (rires).

Ce qu’il faut pas oublier c’est que Montpellier dans le Sud c’est quand même une petite ville par rapport à Marseille ou Toulouse. C’est dur de faire venir du monde ! Déjà que t’as du mal à faire payer un montpelliérain pour aller à un concert… Les montpelliérains ont du mal à lâcher 5 ou 10€ pour un concert. Montpellier est une ville où il y a beaucoup d’étudiants et surtout un taux de chômage important, même s’il fait beau et que c’est « la misère au soleil ». Il faut pas oublier ce contexte ! Les étudiants, même avec le Pass Culture, ne suivent pas.

Surtout que pour Secret Place il n’y a pas grand-chose…

Ça part pas ! Que ce soit avec nous, Rockstore ou Victoire 2 ça marche de moins en moins !
A force de voir des pubs dans des journaux super ciblés un peu « bobos hype », je ne veux pas prêcher pour ma paroisse, mais le Pass Culture ferait mieux de communiquer dans des magazines comme le notre pour cibler le public qui lui correspond le mieux. Le cœur de cible est vraiment la tranche 15-30 ans… Tu ne touches pas les mêmes gens avec notre magazine Le Tafeur qu’avec Le Leitmotiv. On le voit, le patron du Leitmotiv c’est Bobby, il répète ici, depuis 15 ans c’est mon pote, avant il était au Cocazine. Le Leitmotiv on en a 50 et on le garde 1 mois quoi ! On ne passe même pas les 50 exemplaires ! Les portfolios « comment manger du sushis » on s’en fout un peu quoi ! C’est pas du tout les mêmes gens que tu vises.

Le fait qu’il y ait une opulence de concerts gratuits, à une époque nous tous on s’est tiré une balle dans le pied en proposant des concerts gratuits, les gens vont consommer un concert comme ils consomment un demi. Mais ils ne veulent rien payer. Je fais 150 entrées sur un concert, si je le balance dans 6 mois à 5€ j’en ferais 20 !

D’ailleurs j’ai vu que l’asso est entièrement non subventionnée… comment faites-vous pour y arriver ?

Les seules subventions qu’on a eu c’est depuis 2 ans, c’est-à-dire le Conseil Général et la Région… et on va dire qu’ils se sont un peu foutus de notre gueule. Ils nous donnent de l’argent mais uniquement pour faire des travaux. C'est-à-dire d’aménagement. Par exemple, ils te donnent 15 000€, j’étais trop content, sauf que dans les 15 000€ il faut que t’en investisses 30 000 hors taxes ! Donc environ 33 000€. Tu débourses 33 000€, et en gros ils t’en donnes 15 000€ ! Ils t’aident sans vraiment t’aider parce que t’avances la salle mais t’as pas de salariés, sur la production ils t’aident pas, sur les concerts ils t’aident pas…

Cette année on devait en avoir une mais financièrement on peut pas l’avancer. 33 000€ c’est pas rien, il faut déjà faire tourner la salle et ça demande beaucoup. Cet été on a déjà fait ce bar (ndlr bar extérieur abrité), là on est en train de faire la cabine centrale à Dj, on achète des sonos supplémentaires, on refait à neuf les locaux de répèt… mais on le fait nous même ! Niveau maçonnerie c’est le bassiste des Sheriff qui nous file un coup de main avec un aussi des Vierges. C’est 7 ans de notre vie tous les soirs après le boulot.

On te donne une aide pour payer l’électricité mais ils savent que l’infrastructure est viable. Concernant la Taf ils nous aident sur le physique. Si un jour on s’en va, ils récupèreront une salle niquel. C’est un peu bizarre comme fonctionnement… J’ai envie de dire c’est le contexte montpelliérain. On a eu des problèmes avec le Conseil Général à une époque : nos dossiers n’arrivaient pas, nous n’étions pas considérés comme de la culture. A la Région officieusement on nous a dit qu’il vaudrait mieux poser des dossiers dans le volet économique que culturel ! Comme maintenant nous avons plein d’activités, plein de trucs, ça brasse de l’argent, plus que de la culture. Pour Montpellier la culture c’est deux théâtres, un philharmonique , Montpellier Danse, Le Printemps des Comédiens… la bonne culture caviar !

La culture qui rapporte en quelque sorte…

Un espèce de gauchisme élitiste, un vestige à la Mittérand quoi… C’est pas habiller Paul pour le filer à nous mais, deux opéras, qui à part Paris a deux opéras ? Personne ! J’ai l’impression, non, j’en suis sûr, qu’ils nous tolèrent dans le paysage car on est là depuis longtemps. Les jeunes au moins ils sont là, ils nous font pas chier, ils sont dans leur zone industrielle pourrie, loin du centre…

C’est d’ailleurs pour ça qu’ils veulent fermer le Rockstore, même logique…

Non je ne pense pas que le Rockstore fermera. Il sera racheté par la mairie et géré différemment. Ils vont garder l’équipe en place c'est-à-dire garder l’équipe concert mais virer l’équipe boîte de nuit. Leur optique depuis le début est de fermer la boîte de nuit du Rockstore. Pourquoi ? Pour contenter les riverains et ceux qui ont acheté les apparts de luxe contre. 

(la suite demain)

Réalisé grâce au Webzine Discordance.fr, interview réalisé par Aïollywood, alias Dimitri.

Posté par Aiollywood à 13:16 - TAF Montpellier - Commentaires [0] - Permalien [#]
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