Le Musicodrome

29 décembre 2011

[Rétrospective] Le groupe français de l'année 2011 : Shaka Ponk

Il n'y a pas de surprise dans notre choix de l'année, vous deviez vous en douter. Shaka Ponk a survolé l'actu française cette année pour littéralement exploser aux yeux de tous. Cependant, attention à ne dévaler la pente !

UNE PERPETUELLE ASCENSION

              Shaka-Ponk-DR-3

Le Musicodrome a réellement pris le temps, cette année, de s'intéresser de plus près à Shaka Ponk. Il faut dire que depuis 2 ans, les retours à propos de leurs shows endiablés ont fini par nous mettre la puce à l'oreille. Les chroniques, très positives, de leurs deux premiers albums ne faisaient que confirmer que Shaka Ponk avait toutes les cartes en main pour réussir. Et une nouvelle fois, c'est par sa réputation qu'il s'est forgé sur scène que Shaka Ponk a fait son chemin...

Concrètement, Shaka Ponk, à ses débuts, n'y arrivait pas. Sur Paris, bouché. L'idée de s'expatrier en Allemagne a fini par germer et se concrétiser en 2004. Direction Berlin. Là-bas, c'est différent. Les membres du groupe tentent leur chance à fond, nouent des contacts avec des groupes sur le départ, et les gus décident de rencontrer les grands labels, avec leur singe Goz sous les bras. Peut-être qu'ils n'étaient pas pris au sérieux... Les mois passent, puis c'est finalement un des plus gros labels indés allemands qui fait signer les Shaka, Edel Music. Une poignée de dates s'enchainent, puis le tournant s'amorce sur la tournée d'adieu d'un groupe célèbre en Allemagne, Such a Surge. A partir de là, les premiers cachets sont tombés, Shaka sort son premier EP "Hyppie Monkey", 5 titres en 2005. Peu de temps après, la première galette, "Loco Con Da Frenchy Talking" en 2006. Remarqués en Allemagne, les Shaka peuvent partir à l'assaut de la France.

De nouveau, il va falloir se montrer patients. Des dates, mais pas la cohue. Groupe coup de coeur découverte en Allemagne, des premières parties de concert de Korn ou encore de Mudvayne, ça finit toujours par aider.
Début 2009, la première radio française à diffuser les Shaka Ponk est Ouï FM, grâce à leur hit "How We Kill Stars".

Lors de la sortie du deuxième album en 2009, "Bad Porn Movie Trax", l'effet trampoline est immédiat. Le mélange métal, punk et électro cartonne : les concerts se sont peaufinés, la mise en scène est décapante avec des shows réputés comme explosif. Le singe, Goz, est bel et bien devenu l'attraction du groupe. Frah, le chanteur, est initialement graphiste. Mêlant son, lumière et vidéo, le singe numérique représente une partie de l'identité du groupe. Suite à cette tournée endiablée, Shaka Ponk fait logiquement parti des nommés aux Victoires de la Musique 2010, dans la catégorie 'Révélation Scène' de l'année.

La machine infernale est en route...

BO DE LA PUB FANTA AVEC "HELL'O"

Car notre cerveau assimile bien les bandes sons associées aux publicités, Shaka Ponk a vu son premier single "Hell'O" (2006) associé à une publicité orangée de Fanta. Un beau coup de pouce promo



L'EXPLOSION EN 2011 AVEC "THE GEEKS AND THE JERKIN' SOCKS"

Fin 2010, les choses commencent à tourner. De retour au pays, les Shaka Ponk ont usé les routes en faisant une longue tournée de deux ans. Se sentant presque étrangers après ces années passées en Allemagne, Shaka Ponk a eu la mauvaise surprise de voir, qu'en France, la notoriété qu'ils avaient acquis du côté de Berlin différée. Rebelotte les premières parties de concert et les Shaka n'hésitent pas à passer plusieurs fois dans de même région dans un laps de temps court. Et ça marche. Les programmations en festivals s'enchainent, la nomination aux Victoires de la Musique, même sans trophée, aide. Nagui les programme également sur son émission, Taratata.
Après un court break de quelques mois, Shaka Ponk reprend son long périple au printemps dernier avec la sortie de "The Geeks and The Jerkin' Socks".

                              SP TG

Entre explosion et cassure, il n'y a pourtant qu'un pas. Ce troisième album est celui de la discorde : l'euphorie dans laquelle est sortie ce nouvel opus est sans comparaison. Grosse promo, passage plus fréquent sur les ondes, des duos remarqués avec Bertrand Cantat de Noir Désir sur "Palabra Mi Amor" ou encore les agités de Beat Assaillant sur "Old School Rocka", Shaka Ponk a trouvé de nouveaux créneaux pour s'afficher, l'album se hisse jusqu'à la 17e place des charts français. Une ascension fulgurante !

Le son est toujours aussi massif et organique mais revêt une apparence beaucoup plus passe partout... Sur ce coup là, "The Geeks and The Jerkin' Socks" est plutôt vu comme un album commercial que celui de la consécration par les fans de la première heure. "Let's Bang" semble taillé pour les ondes, d'ailleurs, c'est celui que l'on entend le plus, et dérive plus vers la pop que les guitares saturées des deux premiers albums. "Sex Ball" ou "Shiza Radio" injecte de grosses doses dance floor dans le rock distillé par les Shaka Ponk et mise ainsi davantage sur l'intensité provoquée que sur la réelle envie de proposer, musicalement, un son plus précis.
Dire que Shaka Ponk est un groupe énorme sur scène mais que, sur ce troisième album, il se perd dans les méandres des recettes de rock à succès, ne serait pas un moindre mal.

Si ce "The Geeks and the Jerkin' Socks" est nettement plus groovy que les précédents skeuds, Shaka Ponk espère-t-il conquérir un public résolument rock ? Peu probable. Jamais le groupe n'a eu la prétention de le faire, et au contraire, il suit son instinct et continue de marteler les salles où il passe. Cela faisait longtemps qu'en écoutant un simple album, une grosse envie de faire la fête envahisse vos esgourdes. Alors pourquoi se plaindre ? N'y a-t-il pas trop d'album où, dans son salon, ils perdent de leur saveur ? Si ce "The Geeks and The Jerkin' Socks" est moins bon, il met toutefois une grosse patate pour la journée.

La condition majeure pour garder toute crédibilité est que sur scène, l'esprit reste fidèle... et ça l'est encore.

Clip "Let's Bang" Shaka Ponk (2011)



UNE MACHINE A CONCERT

Si l'on se montre un peu méchant à propos de leur dernier album, vous allez vous demander pourquoi nous avons alors choisi Shaka Ponk comme groupe de l'année. Car avant tout "The Geeks and The Jerkin' Socks", malgré les critiques, ne dérogera pas la règle, ce dernier est taillé pour le live. Les nouveaux amateurs du groupe comme les fans de la première heure continuent à retrouver leurs comptes dans la version 2011 du Shaka Ponk.

Des mises en scène carrées, une puissance nettement affirmée, l'effervescence se répand toujours à une allure fulgurante partout où ils passent. Rien qu'à voir leur show aux Arènes de Nîmes où, ces derniers devaient assurer le remplacement de Simple Plan en première partie de The Offspring. Face à un public peu connaisseur, la peur du vide aurait pu se faire ressentir. Que nenni ! Pour dire, beaucoup de personnes ayant découvert le groupe en sont devenus des adeptes, et quelques uns n'ont pas eu froid aux yeux en disant qu'ils avaient (presque) volé la vedette à Offspring ! Du rock suant au métal givré, les singes n'ont jamais lésigné sur les samples pour faire passer leurs idées, sans se prendre la tête.

Avec des shows autant visuels que sonores, Shaka Ponk s'est batti une réputation de rouleau compresseur sur scène où l'intensité est le maître mot de l'histoire. Quelque soit les périodes et les tendances, intenables, les Shaka Ponk...

Live "French Touch Puta Madre" (8 min)

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28 décembre 2011

[Rétrospective] Les albums internationaux qui ont marqué 2011

Délicat, très délicat de faire un tour d'horizon des albums internationaux qui ont marqué cette année 2011. Peu ouvert vers l'international et plutôt francophone, Le Musicodrome a eu plusieurs coups de coeur qu'il partage avec vous. Au gré des envies, des retrouvailles ou des déceptions, nous avons essayé de sélectionner cinq albums qui nous ont attiré notre attention. Il n'y a aucune hiérarchie entre eux, bien contraire, nous avons tenté de les faire ressortir par genre.

PUNK : Black Lips "Arabia Mountain" (2011)

                                  black-lips-arabia-mountain

Ces chers Black Lips ! Nous avons toujours défendu les Black, avec leur rock aiguisé, décapant, chargé de tendances punk à la fois électriques et démoniaques. Un peu moins dans l'esprit garage qu'auparavant, les albums sont souvent fleuris de pistes minimalistes mais très efficaces. Toujours enregistrés en prise directe, les Black Lips n'ont pas dérogé à leur règle : le son est toujours aussi sale et ils chantent toujours aussi faux.
Sur le précédent album ("200 Million Thousand" sorti en 2009), utiliser le mot "carnage" serait presque un euphémisme pour le résumer, donc en théorie, "Arabia Mountain" ne pouvait qu'être meilleur... Toujours un peu d'appréhension avant de formuler son verdict mais, malgré l'excitation, on ne peut qu'être une nouvelle fois déçu. Même si le côté délirium du groupe a été préservé, même s'il quand même bien meilleur que "200 Million Thousand", même s'il y a un certain retour aux racines avec une bonne dose de cuivres réintégrée dans ce "Arabia Mountain" typique du punk des 70's... Paradoxalement ces derniers ont poussé le vice de balancer des sonorités pop dans leurs compos, c'est plutôt surprenant mais par moment cruellement ennuyeux !
Rassurons-nous vite, sur scène, ils ont gardé leurs côtés punk burlesque jusqu'au bout... nous voilà soulagés. Mais cet album, un des plus attendus du Musicodrome cette année, est bien décevant. Même pas de quoi passer l'hiver au chaud. C'est bien dommage.

ROCK/HIP HOP : Beastie Boys "Hot Sauce Committee Part Two" (2011)

                                 BB

Les bonnes soupes se font dans les vieilles marmittes il parait. Enfin "soupe", n'allez pas imaginer que Beastie Boys fait de la soupe, laissons cela aux émissions tv. En 2011, nous avions une deuxième impatience : Beastie Boys. On vous épargne les traditionnels avis sur les précédents albums, ce serait beaucoup trop long, essayons de rentrer dans le vif du sujet. Autant être franc, ce n'est pas le meilleur opus des Beastie, mais force est de reconnaître qu'ils ont concocté là une bien belle recette. Tous les ingrédients à succès ont été astucieusement : les guitares sont bien présentes même si le côté punk s'est quelque peu atténué. Le flow des trois MC, lui, n'a pas changé. Il est toujours aussi perforant, bien ancré dans le délire du groupe très saturé. Les samples sont dévastateurs sur "Say It" à coups de scratchs ou sur l'extraverti "Funky Donkey", déjanté. "Make Some Noise" sonne comme un bon vieux hit de l'excellent "Hello Nasty" (1998).
D'ailleurs, un autre clin d'oeil est effectué à "Hello Nasty" (presque une bible vivante sonore) avec le très décalé trip reggae de "Don't Play No Game That I Can't Win" en featuring avec la jamaïcaine de Santigold. On notera les bons passages garage sur "Lee Majors Come Again", le flow ravageur sur "Ok" ou le hip hop démoniaque de "Too Many Rappers".
L'accroche sera immédiate pour les amateurs des déjantés Beastie Boys, pour les perplexes la diversité du cd fera le reste...

 

REGGAE : Ayo "Billie-Eve" (2011)

                               Ayo

Jusqu'à présent, on ne peut pas dire Le Musicodrome ait été un grand fan de Ayo, loin de là, mais impossible de passer à côté de son troisième album, "Billie-Eve". Un peu moins médiatique que les précédents opus et moins éblouis par le feu des projecteurs, Ayo a nettement affiné son style pour faire ressortir une certaine emprise intéressante sur ce nouvel essai. Nettement reggae dans la première partie d'album, plus pop dans la seconde, l'album traverse les rivages africains pour proposer une vision soul folk intéressante. Avec les appuis de Gail-Ann Dorsey, bassiste de David Bowie, et notamment Craig Ross, guitariste de Lenny Kravitz, le moins que l'on puisse dire c'est que la version 2011 d'Ayo a changé de dimension.
En ouverture, la germano-nigérienne nous en met plein la vue : on reste scotchée du track "How Many People ?". Introduction au piano, grosse basse reggae sur fond de voie soul, intrusion de la guitare électrique sur le refrain avant l'alchimie des différentes phases n'explosent après plus de 7 minutes de son... Débridée et décomplexée, les embardées interpellent sur "Who Are They" par la profondeur et l'émotion de la chanteuse. Là où la soul semble s'être faite une place, un violencelle vient apporter une certaine mélancolie à l'ensemble. Comme un hommage au glorieux british rock, les riffs de "My Man" apportent une touche soul/rock pendant que "I'm Gonna Dance" rappelle musicalement les racines de la chanteuse. Profond, puissant, sincère, Ayo retrouve les sommets. Un petit bijou.

 

MUSIQUES ELECTRONIQUES : SBTRKT "Sbtrkt" (2011)

                                 sbtrkt-cover

Il y a dubstep et dubstep. Le virulent, perforant, retourné dans tous les sens qu'il explose les sens. Et celui que l'on utilise avec parcimonie, au détriment d'une pop fade qui subitement retrouverait son habit de lumière. 
La découverte ne remonte qu'à quelques semaines mais elle ne laisse pas insensible ! Musicalement classé en dubstep, l'approche peut surprendre : rien qu'à écouter le premier morceau et l'on se demande très rapidement à quelle sauce nous allons être mangé. On navigue plutôt aux frontières du dubstep et du trip hop... Les pistes s'enchainement et surprennent sans cesse. "Hold On" se matérialise sous une forme d'ovni, marqué par un xylophone et un chant clairement pop, en boucle, un peu comme à la façon de Thom Yorke. "Wildfire" assume son côté résolument dubstep et distille un son électronique entêtant. Les autres pistes partent dans tous les sens mais avec une maîtrise déconcertante : "Sanctuary" fera sourire les amateurs de la bonne époque de Daft Punk et "Ready Set Loop" est plus dans l'esprit des albums précédents. Plus clubbing et moins pop, les longues sessions acoustiques finissent toutefois par lasser ("Trials of The Past", "Right Thing To Do"). Face des "Pharaohs" ou encore l'endiablé "Go Bang" à la limite de la techno, cela ne fait pas le poids, mais impossible de ne pas souligner l'imagination de SBTRKT.
Un album destiné à un public averti qui, sans aucun doute, ne fera pas mouche dans tous les foyers. Mais à écouter.



ROCK : ET ALORS ?

Après avoir abordé quatre genres musicaux, le rock y revient sans cesse mais a-t-on succombé à un groupe rock pur et dur ? Non ! Même si le rock, dit comme ça, ne va pas dire grand chose, rien ne nous a réellement emballé cette année. Déprimant ? En pop, nous avons écouté les Metronomy, Wu Lyf, Cat's Eyes & Co, pas de matière à accrocher. Après, il faut aussi reconnaître que la pop et Le Musicodrome, ce n'est pas une histoire d'amour !

THE GO! TEAM "Rolling Blackbouts" (2011)

                              go-team-rolling-blackouts

On aurait pu citer The Rapture mais The Go! Team a pris le dessus. Complètement déjanté, ce groupe anglais vient de sortir son troisième album cette année, "Rolling Blackouts". Délurés, édulcorés, bifluorés, les membres de The Go! Team proposent un rock déjanté mélangeant hip hop, samples, rock et funk version années 70's. En introduisant banjo, percussions et harmonica, on se croirait dans une guerre des étoiles funky. Rien qu'à écouter "T.O.R.N.A.D.O.", le ton est donné : entre fanfare, grelots et guitares sales, l'esprit festif est à son paroxysme. L'intégralité de l'album nous propulse dans le monde coloré de PEZ, les bonbons acidulés. Les mélodies sont un peu crades mais le grand n'importe quoi musical contribue à l'édifice construit par The Go! Team.
Il est évident que ce n'est pas l'album rock de l'année, mais l'écoute vaut le détours. Après avoir analysé les deux premiers opus, ils ne sont pas non plus au sommet de leur forme. Mais ça défoule !



Et vous, quels albums internationaux ont marqué votre année 2011 ?

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27 décembre 2011

[Rétrospective] L'artiste internationale de l'année : Selah Sue (coup de coeur)

Ce sont des avis qui n'engagent que Le Musicodrome mais le coup de coeur international de l'année reste de loin Selah Sue. Découvert sur le parking du festival la Meuh Folle à le 31 mars à 3h du matin (la justesse des propos pourrait choquer !) via le relais de notre cher ami KristHelheim, Le Musicodrome s'est vite laisser embarquer dans le doux monde de la jeune belge.

              Selah Sue
                                     (crédits photos : JB Mondino - Selah Sue)

UN PEU DE D'HISTOIRE...

Même pas 23 ans... Selah Sue (Sanne Putseys de son vrai nom) est même plus jeune que moi. Pourtant l'auto-compositeur et chanteuse belge a rapidement provoqué un effet boule de neige à la sortie de son premier album épononyme le 7 mars 2011.

Elle n'avait même pas d'album, rien qu'un EP qui datait de 2008 ("Black Part Love") qui lui permettait d'enchainer quelques dates de concerts. Et d'ailleurs, pas des moindres : en 2010, elle a fait le tour des grands festivals belges mais aussi des pays limitrophes en tant qu'artiste découverte. Dans la foulée, le second EP, "Raggamuffin" déboule le 25 octobre 2010. La set list du futur premier album est donc toute trouvée... Une date va bien sûr être un tournant fondamental pour l'artiste : le 8 novembre 2010, elle assure la première partie de Prince, à Anvers, sur sa demande personnelle. La machine est lancée...

LE CLIP

Le premier clip, "Raggamuffin" fait alors un tabac :

UN PREMIER ALBUM A SUCCES

Avant de découvrir l'artiste, c'est avant tout l'album qui nous a marqué. Vous connaissez sans doute, pour ceux qui ont l'habitude de nous suivre, l'attirance moindre du Musicodrome vers les artistes internationaux. Concernant Selah Sue, et vous avez tous été au moins une fois dans votre vie dans ce cas de figure pour un artiste, l'accroche a été immédiate. Il y a des albums où dès la première écoute, ils font leur effet.

Après les deux premiers EP's, la version longue aurait pu paraître simpliste, voire lisse. Pourtant aucun reproche n'en resort. La malice avec laquelle la jeune flamande pose sa voix sur les compos est remarquable. Reggae, soul, trip hop, jazz, rock, hip hop, les compos puisent dans chaque registre et les influences de ses mentors ne tardent pas à ressortir. Si beaucoup ont insisté sur la phase reggae de Selah Sue, il s'est nettement atténué par rapport aux EP's. Cette dernière s'est particulièrement abandonné aux frontières du trip hop pour les transformer à sa guise. La voix, et c'est aussi un des sujets d'admiration, joue sur les différents ressentis de la galette. Un flow redoutable, une immense chaleur qui se dégage par son timbre de voix qui s'accapare tous les genres. On jongle entre les styles, on se laisse emporter. Alors pourquoi s'en priver ?
Les cinq morceaux coup de coeur de l'album : Fyah Fyah, Raggamuffin, Style Crazy Sufferin, Crazy Vibes, Peace of Mind.

L'album a en tout cas reçu le Prix Constantin en 2011.

                     Selah Sue1
                                          (pochette album "Selah Sue" -2011-)

L'AUTRE PROJET

Et n'allez pas croire que l'artiste ne se cantonne qu'à un seul style de musique. Selah Sue participe en parallèle de sa carrière solo à un autre projet, intitulé Addicted Kru Sound. Très amatrice de dubstep et active au sein de la riche scène électronique belge, le côté dubsteps ou drum'n'bass peut nettement prendre le dessus...

Petit morceau d'AKS en featuring avec Selah Sue, "Fire Fire", très dubsteps/reggae :

Afin de pousser le vice, AKS a proposé une version remixée tout droit sortie des shows en featuring... (drum'n'bass/dubsteps). On s'accroche.

Posté par Aiollywood à 12:20 - Rétrospectives - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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26 décembre 2011

[News] Les premiers noms tombent pour les Rocktambules 2012

Les habitués du Musicodrome savent que nous suivons tout particulièrement les deux festivals majeurs de musiques actuelles autour de l'agglomération d'Alès (Nord du Gard) avec la Meuh Folle et les Rocktambules. Après la programmation complète de l'édition 2012 de la Meuh Folle, les Rocktambules ont lâché, à leur tour, quelques news. Et il va y avoir du lourd !

           Shaka-Ponk-Garorock-2011-20214       
                            (Shaka Ponk aux Rocktambules en 2012 ? Fort probable !)    

On laisse de côté quelques instants la semaine spéciale consacrée à la rétrospective de l'année pour faire une brève sur le festival des Rocktambules de Rousson. Ayant lieu tous les ans entre le mois de Mai et le mois de Juin, l'édition 2012 est désormais associée au premier week-end de Juin. Le premier soir aura lieu le vendredi 1er Juin, le second le samedi 2 Juin 2012.

Concernant les noms, les deux têtes d'affiches du vendredi soir ont été dévoilées hier soir, en guise de cadeaux de Noël. Et pour la première fois depuis des années, le vendredi annonce du lourd et laisse prévoir une énorme 15e édition. Pour dire, Le Musicodrome retournera cette année au Près de Landas le vendredi soir alors que depuis 3 ans, il se contentait du samedi soir uniquement. Allez, on arrête de tourner autour du pot plus longtemps, les deux groupes qui seront présents en terre gardoise sont... Lofofora et Sidilarsen !

Lofofora, figure incontournable du punk français depuis 20 ans, est revenu dans une forme démoniaque avec son tout dernier album "Monstre Ordinaire" tandis que Sidilarsen enflamme ses shows à coup d'un métal fusion, là où les guitares saturées rencontrent des gros beats électroniques à mi-chemin entre la techno et l'électro. Une chose est sûre, Rousson, nous reviendrons cette année dès vendredi !

Si l'on peut être surpris de voir ces deux gros poids lourds concentrés sur le vendredi soir, en théorie plus calme que le samedi, on peut d'ores et déjà saliver de voir ce que nous concocte les programmateurs pour le lendemain. Et les rumeurs vont bon train : déjà, notre pronostic il y a quelques temps sur la venue de Sidilarsen soit à la Meuh soit aux Rocks s'est avéré être juste. Concernant Lofofora, leur venue est également tout à fait louable vu leur retour sur le devant de la scène en grande pompe. Comment être passé à côté de cela ? Donc pour samedi, les idées font leur chemin et deux noms reviennent avec insistance : Shaka Ponk et Izia. Même celui de Kill The Young... A propos de Shaka Ponk, depuis près de 6 mois Le Musicodrome clame haut et fort que Shaka Ponk sera aux Rocktambules cette année. Le groupe a tellement explosé qu'il en est devenu un des groupes incontournables de l'année, quasi jamais programmé dans le Gard à part à Nîmes en ouverture de The Offspring et dans la petite salle de Vergèze début décembre. En tous cas, les Shaka sont arrivés n°1 du sondage demandé par les organisateurs sur les envies des festivaliers. Tout colle, verdict très bientôt. Pour Izia, n'oublions pas qu'il faut deux têtes d'affiche pour samedi, nous pensions sincèrement qu'elle était hors moyen pour le festival, mais un récent partage sur le mur des organisateurs envoie un signe certain sur leur motivation...

Si Izia et Shaka Ponk s'ajoutent à Lofofora et Sidilarsen, la 15e édition des Rocktambules risquent de marquer les esprits et de renouer avec un passé plus éclectique !

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[Semaine Spéciale] Une rétrospective pour finir l'année 2011

Au lieu de sortir des tops ou autres choses dans le genre, Le Musicodrome a décidé de faire une petite rétrospective pour terminer, en douceur, cette année 2011.

Exit les traditionnels articles pour cette ultime semaine avant la fin du monde, place à une petite session rétrospective pour finir, ensemble, ces quelques jours avant 2012.
Au fil de ces 6 journées, on tâchera de faire partager nos coups de coeurs de l'année à travers plusieurs thématiques sélectionnées. Nous parlerons essentiellement d'artistes et non d'albums, laissons chacun estimer quel a été le(s) meilleur(s) album(s) de l'année au gré de ses goûts et ses humeurs.

Donc, pour vous présenter très rapidement le concept, deux papiers (demain et mercredi) porteront sur les coups de coeurs musicaux de l'année à l'échelle internationale, même si Le Musicodrome est très orienté musique francophone. Le premier sera un focus sur l'artiste n°1 étrangère de l'année (toujours selon nous) alors que le second papier fera un tour d'horizon de plusieurs groupes qui ont marqué 2011.
Pour le restant de la semaine, quatre papiers concernant l'actualité musicale française de l'année. Le premier papier (parution jeudi) mettra un coup de projecteur sur le groupe français qui a littéralement explosé cette année. Dimanche, on vous parlera des nouveaux talents français qui ont émergé ou confirmé cette année, alors que vendredi une page sera consacrée à l'actualité "hors scène" des groupes (par exemple les séparations ou reformations qui ont chamboulé le paysage hexagonal). Samedi, grosse rétrospective de l'année sur les concerts effectués avec un petit top 10 perso.

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25 décembre 2011

[Magazine Discordance] Du lundi 19 au dimanche 25 Décembre

                                   Logo_discordance_V4            

DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE

Live Report
- "C'était le groupe Zebda... de Toulouse !" à Victoire 2 (Montpellier) 17.12.2011
*Par Aïollywood*

Chronique Cd
- Elzhi "Elmatic" (2011)
- Fairguson "The Lark Will Sing Again" (2011)

C'est sur Discordance.fr !

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[Inclassable] Un joyeux Noël à tous

Pas de grande originalité en ce dimanche 25 décembre 2011, Le Musicodrome vous souhaite tout simplement de bonnes fêtes et un joyeux Noël. Au lieu des photos clichés habituelles des Noël précédents, place aujourd'hui au "Joyeux Noël" concocté par Google. La valse des logos temporaires ayant repris du service, c'est un logo éclectique qui le symbolise à merveille.

             Google

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24 décembre 2011

[Rétro] "Le Père Noël Noir" Renaud (1980)

En ce 24 Décembre, quoi de mieux que de créer une nouvelle catégorie ? L'idée est venue en voulant faire un peu d'humour noir, et d'ailleurs la vidéo est quand même en ligne... Pour ce 24 décembre, nous avons voulu partager ensemble "Le Père Noël Noir" de Renaud. Direction les années 80 pour un des morceaux qui ne restera pas dans les annales du chanteur mais que j'apprécie tout particulièrement. Chacun se fera son opinion, mais en tout cas Renaud est le premier à ouvrir la nouvelle catégorie intitulée Rétro, et oui, tout bêtement. On n'y promet pas forcément un riche contenu, mais de temps en temps, un vieux clip, ça ne peut pas faire de mal. Pour la boîte à suggestion, une adresse : contact@lemusicodrome.com ou un commentaire !

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23 décembre 2011

[Mp3 de la Semaine] "The Spark" General Elektriks

La Sélection du Musicodrome :

Ils sont français, chantent en anglais et ont été propulsés sur le devant de la scène grâce à la publicité qui avait comme bande sonore "Raid The Radio". Après le carton de "Good City For Dreamers", General Elektriks est revenu fin octobre avec "Parker Street" et son premier single, "Summer is Here". Nous avons choisi "The Spark" comme écoute de la semaine... et même si Le Musicodrome n'a jamais été amateur des synthés et de claviers en tous genres, cela passe toujours aussi bien (curieusement) sur les General Elektriks !

Groupe : General Elektriks
Morceau : The Spark
Album : Parker Street
Sortie : Octobre 2011
Genres : Rock / Pop
Actif : Oui

LE MORCEAU EN LIBRE ECOUTE

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[News] Manu & Chao, a book by Wozniak

Vous pouvez garder un peu d'argent à Noël : Wozniak va sortir un livre retraçant la vie personnelle, musicale et militante de Manu Chao... Explications.

                      M&C

Manu Chao, même s'il est redevenu inactif d'un point de vue solo depuis 2007, travaille dans l'ombre puisqu'il concentre une grande partie de son temps à la production de groupes encore méconnus. Pourtant son grand ami polonais Wozniak va lui rendre un bel hommage en sortant le livre "Manu & Chao".

Cette information qui a déjà fait frémir les oreilles des collectionneurs devrait cependant leur éviter la mésaventure de l'époque. Peut-être que des lecteurs le savent mais Wozniak est un grand ami de la famille à Manu Chao et de son père notamment. A l'époque, le dessinateur et illustrateur polonais avait réalisé un dessin sur Manu Chao qui était paru dans Le Monde. En contact avec Ramon Chao, le père de Manu Chao, les trois hommes sont vite restés en contact et une idée n'a guère mis de temps pour germer : Wozniak a proposé d'illustrer certains textes du chanteur. Faisant un bout de route ensemble, l'idée est finalement matérialisée avec la sortie d'un livre/cd, "Sibérie m'était contée" aux éditions Mille Paillettes.

Dans sa première configuration, le livre fait 48 pages et le cd contient 6 titres. Peu de temps après, une seconde version sort, plus longue, comprenant 148 pages et un album de 21 pistes. Aujourd'hui en rupture de stock, "Sibérie m'était contée" est devenu avant tout un objet de collection.

Auteur de différents clips issus du troisième album de Manu Chao en 2007 avec "La Radiolina", Wozniak est resté une personne très proche du groupe. Ainsi, cette nouvelle collaboration s'annonce pleine de promesses. "Manu & Chao" retrace donc la vie de l'ancien chanteur de la Mano Negra, à travers des clichés inédits, des illustrations ainsi que les célèbres collages propres à l'univers créé par le chanteur. Mais il y sera également mis en avant la vision du monde du chanteur, bref, que de bonnes choses...

Sortie le 23 Février 2012.

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