L'album photo relatant le passage d'Izia à l'Usine à Istres (13) le 20 janvier 2012 est désormais en ligne sur Le Musicodrome. Une quarantaine de clichés pour revivre le show intensive de la fille de Jacques Higelin.
Pour visionner les photos, rendez-vous dans la rubrique "Les Photos Live" et cliquez sur l'album photo. Enfin, en note, le live report du concert est également en ligne dans la rubrique "Live Report". Enfin, ces deux parties sont aussi disponibles sur Discordance.fr.
Le centre socio-culturel de la commune de Saint-Julien-les-Rosiers près d'Alès (30) traverse une passe difficile marquée par des problèmes financiers qui remettent en cause son avenir. Pour l'année 2012, ce dernier doit en effet trouver la somme de 50 000€ pour sauver le centre mais aussi ses salariés.
C'est pourquoi ce samedi 4 février 2012, à la salle polyvalente Nelson Mandela de Saint-Julien-les-Rosiers mise gracieusement à disposition par la municipalité, une soirée concert militant a été organisé afin de rentrer quelques liquidités mais aussi passer un message. Avec les soutiens de Education Sans Frontière et l'Association France Palestine Solidarité, ce sont les membres du ZEP (Zone d'Expression Libre) qui seront les invités d'honneur. Pour ceux qui ne le sauraient pas, ZEP est un des deux side projects de MAP, le Ministère des Affaires Populaires, même s'il apparait dans l'ombre du plus médiatisé HK & Les Saltimbanks. Accompagnés des alésiens des Têtes d'Allumette et de Jess d'Alès, jeune rappeur handicapé, et les artistes de la bande originale, cela promet une belle soirée ! Au programme : hip hop et musette pour ZEP, des sonorités plus rock cuivré pour Têtes d'Allumette, et variété française pour les petits derniers. Et vu les températures glaciales (-7°C annoncé), pas de problème, c'est un concert sous abris. C'est pour la bonne cause et c'est seulement 8€ !
Lieu : Salle Nelson Mandela Ville : Saint-Julien-les-Rosiers Proche de : Alès Département / Région : Gard (30) / Languedoc Roussillon Date : Samedi 4 Février 2012 Heure : 20h30 Entrée : 8€
“Bienvenue à ce qui sera sans doute la dernière conférence de presse annuelle du Bureau Export de la Musique Française”. Le ton est donné dès 18h à la Bellevilloise à l’ouverture par Eric Hauville (Pschent), président du Bureau Export, évoquant l’éventuel futur de la structure, amenée à être intégrée au Centre National de la Musique.
Dans les différentes orientations du Bureau Export pour 2012 (aides financières, renforcement du réseau des cinq antennes et la veille numérique), le CNM représente la principale interrogation, notamment sur sa mise en place, son fonctionnement, son budget, ou encore le rôle à tenir du Burex dans cette organisation. Eric Hauville précisait notamment qu’avec cette évolution à venir, ils n’auraient plus 300 sociétés à gérer, mais plus de 3 000.
Rappelons que le Bureau Export représente, en 2011, 283 sociétés membres (labels, éditeurs, tourneurs…), 195 artistes aidés financièrement et 4 620 concerts d’artistes, produits ou édités en France, dans les territoires couverts par l’organisation : Berlin (1097), Londres (1078), mais aussi New-York, Sao Paulo et Tokyo.
Ont ainsi été aidés l’année passée de jeunes artistes comme François & The Atlas Mountain, Im Takt, Charles Pasi, mais également des artistes plus confirmés : Philippe Jaroussky, Tahiti 80 ou Camille.
Si l’on se penche sur le top 15 des meilleures ventes export, plusieurs points intéressants semblent se détacher: Tout d’abord, l’omniprésence de David Guetta qui place 3 albums dans ce classement, pour un total de 1 670 000 exemplaires écoulés hors frontières, sans compter les singles.
Ensuite, la présence d’Anggun (51 000 ventes), émissaire nationale spéciale 2012 pour la toujours surprenante Eurovision, qui vient prendre la 15ème place, et confirmer une nouvelle fois que sa musique, finalement peu connue en France, continue d’être appréciée à l’étranger.
Enfin, la triple présence de la production indépendante, fièrement représentée par Because et Naïve avec les albums de Selah Sue (112 000), Metronomy (73 000) et Asa (57 500).
Le Bureau Export avait invité à venir s’exprimer lors de la conférence un artiste de choix s’étant particulièrement illustré à l’export en 2011 : Zaz. En effet, la chanteuse découverte par le label Play On connait un succès sans précédent à l’export pour un premier album (plus de 550 000 ventes). Celle qui hausse les yeux lorsque l’on évoque “la nouvelle Piaf” nous confiait alors son bonheur, comme sa surprise, de recevoir un aussi bon accueil à l’étranger, notamment en Allemagne et au Japon. A la question de la barrière de la langue, l’artiste n’hésite pas à répondre “pour moi, la seule barrière de la langue, elle est en France”.
A ne pas oublier, la musique classique produite en France, qui, à la manière d’Anggun, ne trouve pas sa place en France (moins de 6% du chiffre d’affaire global de la musique), mais qui à l’export reprend de la valeur, puisqu’elle s’élève à 19% du CA export 2010.
Enfin, concernant le digital, l’un des axes clef du Bureau Export pour 2012, son chiffre d’affaires export réalisé par les producteurs phonographiques français représentait 18% de leur chiffre d’affaires export global en 2009, celui-ci s’est nettement amplifié en 2010 pour atteindre 36% (contre 64% pour le physique).
Cette conférence permit une nouvelle fois de mettre en exergue tout le travail de veille, de mise en relation, de financement et d’accompagnement mené par les équipes Paris et bureaux étrangers du Bureau Export de la Musique Française, dont le futur reste encore incertain quant à l’intégration au Centre National de la Musique.
Un dernier hommage a également été rendu à Jean-François Michel, fondateur de la structure en 1993 et homme d’exception.
Article paru sur Don't Beleive The Hype, écrit par Xavier Paufichet, le 27 Janvier 2012.
Nous avons toujours chroniqué les albums de La Phaze, sauf le dernier. La déception a été telle que j'en ai quasiment perdu mon latin. Pourtant, promis, d'ici le printemps la chronique du petit dernier, "Psalms & Revolution" arrivera. Par principe. Entre temps, histoire de ne pas perdre pour autant le fil, ça bouge du côté de l'actu des agités de La Phaze.
Si ce dernier opus a été celui de la division auprès des amateurs du groupe, on ne pourra pas lui enlever une chose : l'intégralité de ses titres sont taillés pour le live et on retrouve, sur scène, ce que l'on avait un peu perdu sur "Miracle" qui était beaucoup plus rock.
La Phaze a donc décidé de sortir son premier live, "Live & Revolution" qui se décline à la fois en cd et en dvd. Une excellente nouvelle lorsqu'on sait que le groupe, après plus de 10 ans d'existence, n'en avait pas sorti.
Attention, le mode de commande est un peu particulier. Autoproduit, il ne sera disponible que sur le shop en ligne du groupe. Il sera offert pour tout achat d'un tee-shirt "Live & Revolution".
Enfin pour information, le concert a été enregistré lors de la 10e édition du festival Couvre Feu à Corsept (44) en Bretagne.
Pour les personnes intéressées par ce live, il faudrait faire un passage obligé par la boutique ! C'est par ici : http://www.laphaze.com/shop.html.
Allez, le petit teaser pour voir ce que ça donne :
Pratiquement 2 ans que nous étions sans nouvelle de Demago. Et à notre plus grand bonheur, il y a du nouveau !
Rappelez-vous, c'était dès les premiers pas du Musicodrome, en 2008. A l'époque, on vous avez fait découvrir Demago, nouveau groupe rock français, amené par la voix chaude Maun accompagné de musiciens de renommée tels que Hacen Djeghbal (ancien bassiste de Mano Solo) ainsi que Karim Madjoub. Leur premier album, "Hôpital", est sorti le 13 mai 2008 et a surtout été un gros carton. Simple, noir et efficace. Les ingrédients du succès étaient réunis.
Salué par la critique, le groupe n'a pas pourtant pas surfé sur cette vague positive. Beaucoup de premières parties (de Debout Sur Le Zinc notamment), une percée sur le tas... puis plus rien.
Quatre ans après "Hôpital" et les deux dernières années passées sous silence, on commençait à se demander si, comme l'avait dit le groupe, le tant attendu second album allait sortir un jour. Et pour tous les amateurs de Demago, on peut clamer haut et fort : oui !
Groupe assez discret, il a été très difficile de se procurer des informations. Les seules sont celles ajoutées sur leur myspace : "le 2e album est très avancé, on rentre bientôt en pré-production" datées du 20 novembre dernier. On peut imaginer qu'ils sont actuellement en studio, et qu'une sortie est envisageable sous peu. Au printemps ou à l'automne ? La valse des paris peut commencer !
Pour patienter calmement, écoutons l'excellent "Mes Mains" pour se rappeler le bon vieux temps... Si vous êtes passés à côté de Demago, allez jeter un coup d'oeil à sa catégorie présente sur Le Musicodrome, vous avez raté quelque chose.
Un geste fort bien sympatique de la part des marseillais d'IAM : ils ont rendu visite à la prison de Luynes juste après Noël pour faire un petit concert "privé" pour les détenus.
Une heure de concert ! Ce n'est pas la durée traditionnelle des shows d'IAM mais quand même. Le hip hop phocéen a ainsi résonné pour la centaine de détenus qui a pu assisté à ce concert quasi privé. Une centaine alors qu'ils sont près de 180, mais la maison d'arrêt, du moins sa direction, n'a pas autorisé pour des raisons de sécurité la seconde moitié à profiter du concert.
Ce sont donc Akhenaton, Shurik'n, Kephren, Saïds, Dj Kheops et Dj Daz qui ont pris les commandes de la prison... les murs s'en rappellent encore. C'est à coup de grosses basses qu'IAM s'est fait entendre. Il faut dire que cela a toujours fait partie des revendications d'IAM qui a fait lever sa voix contre le racisme, la délinquance, le sort dans les prisons, les souffrances, le quotidien.
D'ailleurs, après avoir profité de Cali le mois dernier, les détenus peuvent remercier l'association Fu-Jo qui, depuis plusieurs années réussit à convaincre les artistes hip hop à se produire gratuitement dans les prisons car ils ont, dans leurs chansons, déjà évoqué le milieu des prisons.
A l'initiative de Mouloud Mansouri, ancien détenu et ancien Dj, on peut d'ailleurs citer le passage de Cali à la prison de la Farlède dans le Var ou encore du très polémique Carcéral Tour de Yannick Noah. Il est certain que l'on aimerait voir ça un peu plus souvent..
Regardons le documentaire d'un peu moins de 3 minutes par Culturebox, de France Télévisions.
Ou plutôt "les" sélections de ce lundi 23 janvier 2012. Un lundi qui va délaisser quelque peu la musique pour revenir sur le sujet qui affole la toile depuis 3 jours : la fermeture de Megaupload. Des questions dans tous les sens, des réactions à tout va, mais surtout des éclaircissements à donner. Aujourd'hui, sélection de divers articles du web pour vous aider à vous faire une idée sur Megaupload, les Anonymous et autres dommages collatéraux...en compagnie de Rue89, Le Monde, Numerama, Cnet France ou encore Le Journal du Geek.
Chapitre I : Cinq questions sur la fermeture de Megaupload(paru sur Rue89)
Le FBI a fermé le site de partage de fichiers, fréquenté par plus de 25 millions de visiteurs par jour. Le fondateur et ses associés ont été arrêtés. Explications.
Jeudi soir, vers 23 heures, la nouvelle a choqué beaucoup d'internautes qui ne parlent que de ça sur les réseaux sociaux. Megaupload, le site de téléchargement direct le plus populaire, a été fermé par le FBI et sept personnes liées au réseau « Mega » sont sous le coup d'un mandat d'arrêt. Cinq questions pour y voir plus clair.
1. Megaupload, c'est quoi ?
Pour les internautes qui ont l'habitude de télécharger ou regarder des films et séries en streaming, Megaupload est un site incontournable, parmi les centplus consultés sur le Web, selon la plupart des classements.
Créé par un informaticien allemand, Kim Schmitz, dit « Kim Dotcom », le site Megaupload, comme Megavideo (qui a été fermé aussi), héberge de nombreux fichiers de films et de musique protégés par le droit d'auteur.
Le principe : le « direct download ». Chaque internaute peut déposer un fichier, qu'on peut ensuite télécharger gratuitement. Ce n'est pas dupeer to peer, où chacun donne un peu de sa connexion. Là, les fichiers sont stockés sur de puissants serveurs.
Selon ses administrateurs, Megaupload a toujours été d'accord pour supprimer les contenus illégaux sur demande et pour discuter avec l'industrie culturelle. Pour le FBI, le site favorise le téléchargement illégal et devait fermer.
Pour bénéficier d'une meilleure vitesse de téléchargement, il était possible de contracter des abonnements payants (200 dollars pour une connexion à vie) et beaucoup d'internautes utilisaient aussi le site pour héberger des fichiers personnels (photos de vacances) ou professionnels.
2. Comment s'est passée l'opération du FBI ?
C'est le département américain de la Justice qui a décidé d'intervenir. Dans un communiqué, il explique ce qu'il reproche au site :
le viol de droits d'auteur. Les autorités américaines évaluent le préjudice subi à 500 millions de dollars, tandis que Megaupload aurait empoché 175 millions de dollars.
tentative de racket ;
blanchiment d'argent.
Jeudi soir, le coup de filet a été gigantesque : dix-huit noms de domaine saisis ; 50 millions de dollars d'actifs saisis aussi sur des comptes à Hong Kong ; quatre personnes, dont « Kim Dotcom » arrêtées en Nouvelle-Zélande, et trois autres sous le coup d'un mandat d'arrêt.
Ont été arrêtés :
Kim Schmitz, dit « Kim Dotcom », 37 ans, le PDG et fondateur de Megaupload, basé à Honk Kong et en Nouvelle-Zélande ;
Finn Batato, directeur marketing, 38 ans, basé en Allemagne ;
Mathias Ortmann, 40 ans, basé en Allemagne et à Honk Kong, directeur technique, co-fondateur ;
Bram van der Kolk (« Bramos »), 29 ans, un Danois basé également en Nouvelle-Zélande, superviseur du développement.
Sous mandats d'arrêt :
Julius Bencko, 35 ans, basé en Slovaquie, graphiste ;
Sven Echternach, 39 ans, basé en Allemagne, directeur commercial ;
Andrus Nomm, 32 ans, basé en Estonie et en Turquie, développeur et chef de l'équipe de développement technique ;
Les autorités américaines affirment aussi avoir saisi « une grosse vingtaine de voitures de luxe, dont une Maserati, une Lamborghini, et de nombreuses Mercedes-Benz », appartenant aux responsables du site.
Dans le communiqué, les autorités américaines assurent avoir travaillé en coopération avec la police des Pays-Bas et du Canada.Selon Numerama, les forces policières de huit pays auraient collaboré à l'opération.
Une coopération étonnante pour une telle affaire. Si elle est courante dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue par exemple, elle ne l'est pas pour faire fermer un site hébergé à Hong Kong.
Cette décision survient au lendemain d'une mobilisation de sites américains contre deux projets de loi Pipa et Sopa, qui visent à défendre les droits d'auteur, en facilitant le blocage des sites contrevenants sans intervention de la justice.
3. Quelles sont les représailles d'Anonymous ?
Immédiatement, des représailles ont été lancées. Le collectif d'activistes Anonymous a frappé, comme il a l'habitude de faire, en noyant les sites sous des requêtes de connexions, entraînant sa mise hors service.
Vidéo présentant les représailles d'Anonymous
Jamais autant de sites n'ont été touchés par des attaques d'Anonymous. Parmi eux :
le site du ministère américain de la Justice ;
celui de la branche américaine d'Universal Music ;
le site de l'industrie musicale américaine (RIAA) ;
en France, le site de la Hadopi, ainsi que UniversalMusic.fr.
Dans un communiqué, le Parti Pirate a exprimé « sa stupeur ». Maxime Rouquet, coprésident du Parti Pirate : "Au lieu de doter l'industrie du droit d'auteur de toujours plus de moyens répressifs, et de traiter comme un réseau de mafieux toute plateforme qui génère du profit en diffusant des œuvres, il faudrait mettre en place un mécanisme simple et équitable pour que les auteurs et les artistes tirent profit de la diffusion commerciale de leurs œuvres".
4. Quelles sont les réactions en France ?
En France, surtout depuis la mise en place de la loi Hadopi, Megaupload avait un succès énorme.Selon Le Figaro.fr en novembre 2010, 7,4 millions de Français avaient consulté le site.
Nicolas Sarkozy a fait un communiqué pour exprimer sa satisfaction suite à cette décision :
« La mise à disposition illégale, par ce service, d'œuvres protégées par le droit d'auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires ou d'abonnements de ses usagers. »
Le président de la République ajoute :
« La lutte contre les sites de téléchargement direct ou de streaming illégaux, qui fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres, constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création. [...]. C'est le financement des industries culturelles dans leur ensemble qui est mis en cause par ce type d'opérateurs. [...] Le moment est donc venu d'une collaboration judiciaire et policière active entre Etats pour porter un coup d'arrêt à leur développement. »
Ces décisions arrivent alors que François Hollande a répété sa demande de mettre fin à la loi Hadopi. Nul doute que ce débat va pimenter le campagne présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan s'est opposé sur Twitter au communiqué élyséen :
« Derrière les conditions et les circonstances de la fermeture du site américain Megaupload se joue en réalité le futur de la liberté d'expression sur Internet. »
5. Et maintenant ?
Les personnes arrêtées ont été inculpées par une chambre d'accusation de l'Etat de Virginie et risquent, selon le droit américain, jusqu'à vingt ans de prison. Seulement, comme le rappelle Clubic, la société Megaupload est juridiquement placée à Hong Kong et ne dépend donc pas du droit américain. Beaucoup de questions restent en suspens :
Que va-t-il advenir des fichiers privés que certains stockaient sur Megaupload ?
Nombre d'internautes qui avaient contracté un abonnement se plaignent sur les réseaux sociaux : « Et mon abonnement ? Vais-je être remboursé ? »
Quelles vont êtres les prochaines attaques d'Anonymous et de ses alliés, qui n'hésitent pas à parler du « début d'une cyber-guerre » ?
Article paru sur Rue89, écrit par Imanol Corcostequi, le 20 Janvier 2012.
PS : Nous aurions pu ajouter d'autres sites à propos des attaques des Anonymous comme par exemple l'Elysée, Vivendi (complètement out hier)...
Chapitre II : La manipulation médiatique "Anonymous, vous êtes des voleurs !"(par Le Journal du Geek)
Voilà ce qui arrive lorsque la télévision française prend la parole sur un sujet dont elle n’a aucune connaissance et c’est également ce qui arrive à l’heure actuelle, dans un système où les lois qui traitent de la sécurité ou des droits sur Internet sont pensées par des personnes qui ne sont pas ‘pro-internet’.
Sur iTélé, c’est Christophe Barbier qui prend la parole pour parler des Anonymous (et de l’affaire MegaUpload), et avouons-le c’est assez comique (ou pathétique). Je cite : « Il faut dire à ces anonymes qu’ils ne sont pas des Robin des bois, qu’ils ne sont pas là pour la liberté de la presse, la liberté d’expression ou la liberté du futur. Ils sont là simplement comme des voleurs…anonymes [...] » « Un jour il y’aura un droit mondial du Web ». Cerise sur le gâteau lorsque la présentatrice lui rigole au nez en lui disant qu’il va falloir s’inquiéter pour son site Internet, sa réponse est particulièrement risible : « on est blindé ».
Extrait d'iTélé avec Christophe Barbier "lundi 23 janvier 2012".
Article paru sur Le Journal du Geek, écrit par Christelle, le lundi 23 janvier 2012.
Chapitre III : Vent de panique chez les hébergeurs "VideoBB, VideoZer, Fileserve suppriment tout leur contenu hébergé"(paru sur Numerama)
Le paysage des services de streaming et de téléchargement direct est en train de radicalement changer après la fermeture musclée de MegaUpload. Certains de ses concurrents ont décidé de réagir en supprimant tous les contenus qu'ils hébergeaient. D'autres en modifiant leurs fonctionnalités pour ne plus autoriser le partage.
Vent de panique chez les hébergeurs de fichiers. Quelques jours après larrestation des dirigeants de MegaUpload, plusieurs sites internet d'hébergement de fichiers et de streaming ont décidé de nettoyer leur base de données au karcher. Les sites VideoBB, VideoZer et FileServe, qui semblent tous appartenir à une même société basée à Honk Kong (comme MegaUpload), ont brutalement effacé une grande partie des contenus qu'ils hébergeaient. Y compris les contenus légaux qui sont la victime collatérale de la politique de la terre brûlée.
A l'heure où nous publions ces lignes, VideoBB n'a plus qu'une quarantaine de vidéos hébergées visibles sur son site internet. VideoZer ne montre plus aucune vidéo sur sa page d'accueil, tandis que FileServe semble fonctionner normalement après un nettoyage massif de son contenu.
Par ailleurs, FileSonic a décidé de modifier les fonctionnalités du service pour désactiver le partage de fichiers. "Toutes les fonctions de partage sur FileSonic sont désormais désactivées. Notre service peut uniquement être utilisé pour uploader, et télécharger des fichiers que vous avez personnellement uploadés", prévient un bandeau présent en tête du service en ligne.
A l'image d'un DropBox, FileSonic permet aux utilisateurs de créer un disque dur virtuel pour accéder à leurs fichiers à distance. Mais il permettait aussi de partager ces fichiers entre plusieurs comptes, ce qui faisait peser sur lui un risque juridique de contrefaçon par fourniture de moyens. Avec la fermeture de MegaUpload, FileSonic a préféré assurer son avenir en amputant son service des fonctionnalités de partage, pour rester sur le seul domaine de la "copie privée".
Comme nous l'avions expliqué dans notre analyse de l'acte d'accusation MegaUpload, c'est surtout le modèle économique du site de Kim Dotcom qui a justifié l'opération coordonnée par le FBI. Avec son système de rémunération de l'upload de fichiers populaires, MegaUpload encourageait selon l'accusation au piratage d'oeuvres protégées par le droit d'auteur. Or le site UploadStation, qui appartient également au propriétaire des VideoBB, VideoZer et FileServe, proposait lui aussi un système de rémunération basé sur le nombre de téléchargements des fichiers envoyés. Jusqu'à 32 dollars par tranche de 1000 téléchargements pour des fichiers de 450 Mo et plus.
Article paru sur Numerama, le lundi 23 janvier 2012.
... et d'autres services restreignent leurs activités(paru sur Le Monde)
Après la saisie du nom de domaine et la fermeture des serveurs du site de téléchargement direct MegaUpload, plusieurs de ses concurrents ont mis en place des restrictions pour se prémunir de procédures similaires.
Uploaded.to a bloqué l'accès à son service des Etats-Unis. Les utilisateurs américains qui tentent de se connecter au site voient désormais s'afficher une page qui annonce que le service y est bloqué. Il reste cependant accessible du reste du monde.
Filesonic a désactivé sa fonction de partages de fichier. Les utilisateurs ne peuvent plus télécharger des fichiers mis en ligne par d'autres utilisateurs, mais uniquement les documents qu'ils ont eux-même chargés sur les serveurs de l'entreprise.
Fileserve a annoncé qu'il avait désactivé son programme de "récompenses", qui rémunérait les utilisateurs qui chargeaient des fichiers populaires sur la plate-forme. Un programme similaire existait chez MegaUpload, et constitue l'un des axes principaux de la plainte contre lui, accusé d'incitation au piratage.
VideoBB et VideoZer ont supprimé une grande partie des fichiers qu'ils hébergeaient. Ces deux services, liés à Fileserve, semblent ne plus fonctionner normalement.
Mediafire et Rapidshare, deux des principaux concurrents de MegaUpload, affirment en revanche qu'ils n'entendent pas modifier le fonctionnement de leurs services, et qu'ils n'ont rien à craindre de la justice. Les deux entreprises expliquent qu'elles respectent la loi sur la propriété intellectuelle, et qu'elles n'ont pas "bâti un système encourageant le téléchargement illégal", selon les mots du PDG de Mediafire.
Article paru sur Le Monde.fr, le lundi 23 janvier 2012.
Chapitre IV : Pas de remise en ligne de MegaUpload en cas de libération(paru sur Cnet France)
Le fondateur de MegaUpload a réclamé sa remise en liberté, son avocat assure qu'il ne poursuivrait pas son activité dans cette éventualité.
Après son arrestation en fin de semaine dernièreavec d'autres responsables du site Megaupload.com, Kim Dotcom a nié toute activité contraire à la loi, lors d'une audience durant laquelle il a dû faire face aux accusations du procureur et demandé sa libération sous caution.
L'avocat du principal accusé explique que son client, qui n'entend faire aucune concession, n'a pas l'intention de fuir mais souhaite rester auprès de sa femme enceinte. Les serveurs de MegaUpload étant hors service il ne peut de toute façon pas relancer son activité.
Ce n'est pas l'avis du procureur Anne Toohey qui a mis en avant le risque de fuite de l'accusé avant de parler du système mis en place sur le site, qui inciterait les utilisateurs à enfreindre la loi. Le site proposait de rémunérer les utilisateurs ayant envoyé des fichiers, en fonction du nombre de téléchargements qu'ils généraient.
Andrew Davison, avocat de Kim Dotcom, a fait un parallèle avec YouTube et argumenté que la mise à disposition de facilités de stockage permettait de promouvoir la création et que donner des récompenses n'allait pas à l'encontre de la loi de la contrefaçon.
Le juge de la cour du district d'Auckland en Nouvelle Zélande, David McNaughton a dit vouloir rendre sa décision à une date ultérieure, compte tenu de l'ampleur des enjeux et de la gravité du problème traité.
Vendredi dernier, le FBI a fermé l'accès au site Megaupload et aux autres services connexes, tel le site de streaming Megavideo et a inculpé sept personnes suspectés d'activités frauduleuses. Le site est accusé d'avoir engendré quelque 500 millions de dollars de pertes aux ayants droits.
Ce week-end, le service Filesonic, au fonctionnement similaire, mais qui n'était pas concerné par cette action, a préféré prendre les devants en modifiant son fonctionnement mais en laissant la possibilité aux utilisateurs de récupérer les fichiers qu'ils avaient eux même envoyés.
Après l'annonce de la fermeture de Megaupload, le groupe de défense de l'internet "Anonymous" avait aussitôt répliqué en attaquant et mettant hors service les sites du FBI, du ministère de la justice aux USA, de la RIAA, de la MPAA ou encore des sociétés Warner et Universal. Ce week-end le catalogue musical de Sony, piraté, a été mis en partage gratuitement sur les réseaux peer-to-peer.
En France, le site de la Hadopi, de la SACEM et du ministère de la défense sont aussi restés indisponibles ou ont connu des problèmes d'accès durant plusieurs heures tout comme le site de l'élysée dont l'url d'accès avait été détournée.
Le site Megaupload est maintenant fermé depuis plus de trois jours et une remise en ligne, même sur des serveurs miroir semble très improbable. Le FBI n'a laissé aucun moyen aux utilisateurs de récupérer les éléments déposés sans faire de distinction entre les fichiers légitimes et ceux déposés illégalement.
Article paru sur Cnet France, le lundi 23 janvier 2012.