12 juillet 2011
[Session Live] Concert d'Asian Dub Foundation à Musiques en Stock (1h17)
C'est le début de l'été, les journées sont chaudes... Les pieds en éventail, un bon rafraîchissant et Le Musicodrome vous propose le live de la tournée en cours d'Asian Dub : un concert enregistré à Musiques en Stock le 8 Juillet dernier, et surtout 1h17 de show non stop. En voilà un bon plan !
19 février 2011
[Chronique] "A History of Now" Asian Dub Foundation (2011)
Nouveau label, nouvel album… 2011 commence sur les chapeaux de roues pour Asian Dub Foundation. Déjà le huitième opus d’un groupe que l’on ne présente plus, mais aussi une certaine appréhension à la suite des deux derniers albums qui n’ont pas réussi à convaincre.
Cooking Vinyl, un label tout frais pour relancer la machine du collectif qui s’était quelque peu enrayée depuis un p’tit bout de temps. Même si leur réputation de bêtes de scène n’a jamais été remise en question, depuis l’apogée du groupe atteinte en 2003 sur « Enemy of the Enemy » les choses se sont vite compliquées sur Tank en 2005, puis sur Punkara en 2008. Dans leurs productions studio en tout cas.
Le mélange, c’est une des valeurs incontournables des Anglo-Pakistanais d’Asian Dub, autant musicalement que culturellement. Punkara avait malheureusement poussé ce concept à l’extrême. À trop vouloir mélanger les styles (ragga, hip-hop, drum’n’bass, rock, dub ou encore jungle), l’auditeur finissait par se perdre dans un album qui croulait sous les arrangements. Note à moi-même : cela n’avait toutefois pas empêché de voir se détacher plusieurs brûlots tels que S.O.C.A., Burning Fence, Superpower, Bride of Punkara… Une rage jusque-là inconnue s’était en effet emparée du groupe : plus électrique, moins canalisée, et bien meilleure que sur Tank.
Cette parenthèse refermée, A History Of Now laissait présager une certaine prise en compte des critiques émises à leur égard. Alternance de séquences posées puis énergétiques, le groupe a choisi de ne proposer que peu de morceaux (11), mais néanmoins assez long (entre 4 et 6 minutes). Malheureusement Asian Dub reste clairement dans la continuité avec ce nouvel effort. Pire, la première écoute donne l’impression que le début d’album est tout droit sorti de Punkara
A New London Eye ouvre le bal et affiche des similitudes assez impressionnantes au niveau des riffs avec le Burning Fence, de l’opus précédent. Asian Dub n'irait-il tout de même pas jusqu'à nous servir du réchauffé ?
Si les premières notes de Urgency Frequency rappellent les débuts du groupe avec une intro très dub, ce titre sera certainement l'un des morceaux incontournables du disque. Toujours ce côté drum’n’bass percutant, on dérive même vers le post punk où l’intensité dégagée laisse prévoir sur scène un véritable feu d’artifice sonore : le seul hic remarqué, le chant. Les tendances hip-hop sont très en retrait, on croirait entendre les tons de voix insipides de ces groupes de punk/rock californiens.
A History Of Now avance, et l’on commence enfin à sortir du registre traditionnel pour retrouver des sonorités un peu moins « passe-partout ». London to Shanghai est teinté d’influences indiennes avec le sitar, le violoncelle et les percussions comme unités principales. Le violoncelle apporte du sang neuf aux compositions qui oscillent entre rock, dub et world, mais semble également cacher les failles béantes des nouvelles tendances du groupe. Diable que c'est répétitif !
Asian Dub s’est réellement fait plaisir dans le domaine "world", un des rares points positifs : In Another Life est à ce propos un petit bijou. 5 min 40 s de plaisir. À l’ancienne, basse, claviers et dhôls avec un murmure hip-hop ; et surtout un voyage oriental avec la magie provoquée par le narr (flûte pakistanaise). Un morceau métissé qui rappelle un certain Cyberabad (« Enemy of the Enemy ») du bon vieux temps.
Toujours dans le genre indo-oriental, Temple Siren boucle l’album sur des sonorités et des intonations qui renvoient aux débuts du groupe : lorsqu’il savait encore trouver l’alchimie parfaite entre musiques électroniques et musiques du monde. Si ces trois compos dès plus posées sont un régal, Asian Dub pêche par contre sur Power of 10. Véritable ovni sur cette galette, quatre accords de basse rompant le silence avec des percussions "frôlées", le violoncelle finit par (nous) achever ces 4 minutes interminables.
Si ces morceaux calment notre faim un tant soit peu, le reste de l’album est assez mitigé. A History of Now », titre éponyme du skeud, laisse le groupe retomber dans ses travers. La prédominance du rock envoie l’électronique plus en retrait. Les mélodies semblent avoir déjà été entendues... dur retour sur terre. Les limites musicales de Asian Dub ne font que se confirmer au fil des titres : Futureproof est insipide et le flow terriblement réducteur. Exaspérant. Spirit in the Machine met un sacré bout de temps à se lancer et nage dans un faux rythme de tout le long. Ni beat, ni chant ne viendront apporter leur pierre à l’édifice, seul le violoncelle viendra sauver l’originalité d’un tel morceau.
Il faut attendre un Where’s All The Money Gone ? très rock’n’roll pour voir le punch d’Asian Dub faire mouche : un riddim digne du temps des Community Music et un Al Rumjen dévastateur au micro ! On se demandait si les Asian Dub étaient toujours capables d’envoyer du lourd...
Enfin, impossible de ne pas attribuer une mention spéciale àThis Land Is Not For Sale avec le featuring très latino de Indigenous Resistance ! Une véritable bombe impulsée par cette voix féminine, à la fois punk, roots et groovy ! Ouf, il était temps.
Même si la force revendicative des morceaux est toujours intacte, A History of Now toujours trop inégal et trop similaire aux précédents disques, confirme cette impression qu’en studio Asian Dub ne sait pas faire face à ses limites. L'idée de revenir à des sonorités plus traditionnelles était bonne, mais cet album plus posé souffre d'une perte d'énergie flagrante.
Le constat est implacable : Asian Dub Foundation n'a toujours pas retrouvé la formule magique de ses grands moments et A History of Now flirte dangereusement avec la zone rouge...

LE CD DANS LE DÉTAIL
L'album :
1) A new london eye
2) Urgency frequency
3) London to Shanghai
4) A history of now
5) Spirit in the machine
6) Where's all the money gone ?
7) In another life
8) Power of 10
9) Futureproof
10) This land is not for sale
11) Temple siren
Durée : 49 minutes
Album : 8e
Sortie : 7 Février 2011
Genres : Punk / Drum'n'bass / Dub
Label : Cooking Vinyl
Article également disponible sur : www.discordance.fr
NOTE : 11/20
09 février 2011
[Album de la Semaine] "A History of Now" Asian Dub Foundation (2011)
Groupe : Asian Dub Foundation
Album : A History of Now
Sortie : 7 Février 2011
Durée : 49 minutes
Discographie : - A History of Now (2011) -8e album
- Punkara (2008) -7e album-
- Tank (2005) -6e album-
- Enemy of the Enemy (2003) -5e album-
- Communauty Music (2000) -4e album-
- Rafi's Revenge (1998) -3e album-
- RAFI (1997) -2e album-
- Facts & Fictions (1995) -1er album-
LE CD EN LIBRE ÉCOUTE :
Découvrez la playlist A History of Now avec Asian Dub Foundation
29 décembre 2010
[News] "A History Of Now", nouvel album d'Asian Dub Foundation prévu pour février prochain
Nouveau label et nouvel album pour Asian Dub ! 3 ans après "Punkara", "A History Of Now" va débouler le 7 février 2011 dans les bacs. Extrait et clip au programme pour commencer.

Le nouveau label se nomme Cooking Vinyl pour les anglo-pakistanais d'Asian Dub Foundation et l'on connait surtout le digne successeur de "Punkara", sorti à l'automne 2008. Légèrement en dessous de nos espérances depuis le mémorable "Enemy Of The Enemy" de 2002, "Flyover" (2004) et "Punkara" (2008) n'ont malheureusement pas su réitérer la perf' de 2002. Même si les derniers opus n'étaient pas "mauvais" en soi, les sonorités employées par le groupe ont perdu de leurs originalités et les dernières galettes ont surtout du mal à se différencier des unes aux autres. C'est donc avec toujours une petite excitation que nous attendions l'arrivée du nouveau venu, "A History Of Now", prévue pour la fin de l'hiver 2011.
D'ici là, vous pouvez vous contenter du tout premier extrait dispo en téléchargement gratuit sur le site officiel d'Asian Dub, titre éponyme de l'album.
Rendez-vous ici : http://www.asiandubfoundation.com/
Enfin, dans le cadre de la tournée promotion du nouvel opus, Asian Dub sera de passage à Paris au Nouveau Casino le 2 Février prochain. C'est pour l'instant la seule date française fixée. Affaire à suivre donc.
Clip "A History Of Now" Asian Dub Foundation (2011) :
05 mars 2010
[Live] "Cyberabad" Asian Dub Foundation
08 novembre 2008
[Album de la Semaine] "Enemy Of The Enemy" Asian Dub Foundation (2003)
Groupe : Asian Dub Foundation
Album : Enemy Of The Enemy
Sortie : 2003
Durée : 52 minutes
Discographie : - A History of Now (2011) -8e album-
- Punkara (2008) -7e album-
- Tank (2005) -6e album-
- Enemy of the Enemy (2003) -5e album-
- Communauty Music (2000) -4e album-
- Rafi's Revenge (1998) -3e album-
- RAFI (1997) -2e album-
- Facts & Fictions (1995) -1er album-
LE CD EN LIBRE ECOUTE :
05 novembre 2008
[Info] Live Report d'Asian Dub Foundation dispo sur Le Musicodrome
Le live report de la tournée de "Punkara" d'Asian Dub Foundation est dispo sur Le Musicodrome mais dans la rubrique propre aux live reports. Ce live report a été réalisé au Rockstore de Montpellier, lors du dernier passage des britanniques dans la capitale languedocienne en décembre 2008.
Enfin pour information, ma chronique de Punkara vient d'être mise en ligne sur Discordance.fr. Ma chronique est sous forme d'un dossier Spécial Asian Dub, car un live report l'accompagne. Il a été réalisé par Myriam, membre de la Team, et vous allez voir que nous ne sommes pas forcément d'accord de la perception scénique si vous comparez les deux comptes rendus de concerts. Bonne lecture !
Pour la consulter c'est par ici :
http://www.discordance.fr/asian-dub-foundation-761-810

03 novembre 2008
[Inédit] Reprise de "Police On My Back" by The Clash par Asian Dub et Zebda
Le monstrueux morceau "Police On My Back" de The Clash a été repris par Asian Dub Foundation et Zebda ensemble, c'était sur le plateau d'Arté l'an dernier. Un superbe featuring, dommage que la qualité ne soit pas forcément au rendez-vous...
01 novembre 2008
[Chronique] "Punkara" Asian Dub Foundation (2008)
Que la route semble ne jamais s'arrêter pour les membres actifs d'Asian Dub Foundation... Déjà le septième album studio pour le plus asiat' des collectifs anglais. Après un "Tank" sorti en 2005 qui en a déçu plus d'uns, Asian Dub se devait de se remettre au travail pour rattraper le temps perdu. Le Best "Of Time Freeze" de l'an dernier nous avait rassasié quelque peu, mais que nous attendions cette nouvelle galette avec impatience !

Plusieurs changements à signaler avant de rentrer dans le vif du sujet : Al Rumjen est revenu au chant, et Aktarv8tor apporte un plus, ça c'est clair. Pouvoir repartir sur de meilleures bases, en laissant le spectre de "Enemy Of The Enemy" s'éloigner. Voilà le défi.
On écoute l'album une première fois, nous voilà paré pour dégager des tendances : ce qui est certain, c'est que les fans de "RAFI" et des débuts ne trouveront toujours pas leurs comptes dans cet album. Et ne le retrouveront plus en toute logique. Asian Dub n'a de dub presque plus que son nom, c'est devenu trop en retrait. Pour situer musicalement l'album, on se retrouve dans la continuité de "Tank", mais avec quelques retours à "Enemy Of The Enemy". Cependant le côté trip hop et ethnique du groupe sont progressivement abandonnés.
D'entrée, des morceaux phares se dégagent : vous ne pouvez pas passer à côté de compos telles que Burning Fence, Superpower, S.O.CA., Living Under The Radar. Paroles toujours engagées dans leurs idées, une vision altermondialiste du système mondial, des causes sociales défendues, Asian Dub ne déroge pas à la règle.
L'album se révèle être une énorme bombe, point de vue violence et rythme effréné des morceaux. Ce qui veut pas dire que l'album est excellent, loin de là. On se retrouve submergé par les sons, qui fusent dans tous les sens. Ca bouillone, guitares, sons électroniques, chant, tout est mis les uns sur les autres et provoquent des mélanges à la limite de la saturation. C'est ce qui nous gène un peu : Asian Dub veut trop en faire, ça manque de sons bruts.
Target Practice ouvre d'ailleurs le bal : Un cocktail explosif assez punk, le ton est donné. Burning Fence, premier single, est tout simplement monstrueux. Sitar, rythmique drum & bass, soupçon de dub par dessus, un des titres phares du "Punkara". Superpower est effréné, il attaque directement le système mondialiste et notamment le G8. On a du mal à se remettre de ce premier quart d'heure d'écoute, sans relâche, sans temps morts. C'est du lourd, du très lourd qui a été proposé...
Le quatrième morceau est un retour aux sources pour Speed Of Light. On change complètement de registre avec un rythme très lent, où l'on retrouve ces fameux morceaux asiat' si chers à Asian Dub. Une montée en puissance en douceur au long de 6 minutes et des poussières, malgré tout ce qu'on peut y reprocher c'est la superposition des sons et des instruments (une nouvelle fois). Dur de tout distinguer distinctement tous les sonorités...
Ease Up Ceasar remet l'album dans sa continuité : encore des mélanges, hélas. Du rock pour commencer, et malheureusement finis de façon assez reggae. A trop vouloir varier, on s'y perd.
Living Under The Radar pleut lui aussi sous les arrangements : hip hop et drum & bass viennent parachever des paroles de moins en moins compréhensibles. Altered Statesmen est du même acabit.
Là où nous pouvons nous enthousiasmer, c'est bien entendu sur S.O.C.A et Bride Of Punkara. Deux brûlots orientés vers du dub comme on l'aime, deux immenses bombes qui viennent vous hanter jusqu'à n'en plus finir ! Le titre très ambiancé, pousse à l'arrivée de Stop The Bleeding. Marqué par une guitare très incisive, c'est avec entrain que rythme et basse nous amène vers le morceau suivant.
Enfin l'album s'achemine vers son avènement avec un plus que curieux No Fun, en l'occurrence avec un featuring d'Iggy Pop. Un morceau qui honnêtement semble complètement se détacher du restant de l'album, tant le rythme, l'intonation et la compo sont dénaturés. A l'image de l'album, le morceau croule sous des arrangements et sons trafiqués qui nuisent à la qualité générale du cd.
Dommage, car on ne se lasse pas d'écouter ce "Punkara". On note des envies de se diversifier, d'explorer plusieurs styles. Il y a indéniablement de bonnes idées dans tout ça, malheureusement Asian Dub a fait un excès de zèle. Pourtant on ne doute pas de la puissance que va dégager en live le groupe : ses nouveaux morceaux sont taillés pour la scène.
Le spectre de "Enemy of the Enemy" est toujours là. Pour un moment.

LE CD DANS LE DETAIL :
L'album :
1) Target Practice
2) Burning Fence
3) Superpower
4) Speed Of Light
5) Ease Up Caesar
6) Living Under The Radar
7) SOCA
8) Altered Statesmen
9) Bride Of Punkara
10) Stop The Bleeding
11) No Fun
12) Awake/Asleep (Japonese Version)
13) SOCA (Eugene Hutz Vocal Version)
14) Burning Fence (Solidays 2008 Live)
15) Flyover (Solidays 2008 Live)
Sortie : 30 Septembre 2008
Durée : 71 minutes
Album : 7ème album studio
Premier Single : Burning Fence
Labels : Nation Records, EMI
NOTE DE L'ALBUM : 13/20
07 octobre 2008
[Album de la Semaine] "Punkara" Asian Dub Foundation (2008)
Groupe : Asian Dub Foundation
Album : Punkara
Sortie : 29 Septembre 2008
Morceaux : 12 titres
Durée : 53 minutes
Discographie : - A History Of Now (2011) -8e album-
- Punkara (2008) -7e album-
- Tank (2005) -6e album-
- Enemy of the Enemy (2003) -5e album-
- Communauty Music (2000) -4e album-
- Rafi's Revenge (1998) -3e album-
- RAFI (1997) -2e album-
- Facts & Fictions (1995) -1er album-
LE CD EN LIBRE ECOUTE :




















































