Le Musicodrome

30 avril 2012

[Galerie Photos] Les photos du festival de la Meuh Folle 2012 sont en ligne

Alors que l'heure est aux premières pistes en vue de l'édition 2013, le nouveau président fraîchement élu de la Meuh Folle m'a confirmé que "Le Musicodrome ne trouvera pas la future programmation", a contrario donc des années précédentes. Un défi bien entendu relevé, je me positionnerai sur la question à la fin de l'année, là où les choses commencent à bouger. Le seul indice pour 2013, c'est que le groupe Arthis ne sera pas programmé. Merci du faux scoop ! Après, et le doute mérite d'être souligné, n'y aurait-il pas une taupe parmi l'orga ? Bref.

            meuh 2012 redtagg (648 sur 778)

En attendant diverses fabulations ou suspicions, petit article pour préciser que les deux galeries consacrées aux deux soirées du festival de la Meuh Folle d'Alès sont désormais en ligne, toujours dans la rubrique "Les Photos Live". Au total, près d'une centaine de clichés pour illustrer la soirée et les huit groupes présents : Le Peuple de l'Herbe, Babylon Circus, Tha Trickaz, La Caravane Passe, Djemdi, One Noise, Lefekiskou et Arthis. Les photos sont d'ailleurs signées Olivier Audouy.

Pour toute demande de photographies, les galeries publiées sont avant tout une sélection, d'autres shoots sont disponibles. Rapprochez-vous du Musicodrome ou du tag des photos pour plus de renseignements.

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12 avril 2012

[Portrait de Scène] Le débrief' : La Meuh tombe la vache (2/2)

Tout juste 10 jours après la fin de la 9e édition du festival de la Meuh Folle en terre gardoise, Discordance est parti à l’encontre d’Élise Champin, présidente tout sourire du festival de la Meuh cette année. Après avoir franchi le fameux cap des 4 000 entrées sur deux jours, l’occasion est venue de dresser les premiers bilans. Suite de l’entretien aujourd’hui, entre confidences et mise en perspective du 10e anniversaire de la Meuh en 2013.

Après avoir passé au crible une partie des éléments à succès de cette 9e édition du festival de la Meuh Folle, Élise Champin a du en dire un peu plus sur cette année passée aux commandes de la Meuh… mais a su parfaitement renverser les questions pour inverser les rôles ! La présidente a bousculé les codes.

         meuh 2012 redtagg (673 sur 778)

Abordons à présent des questions plus personnelles : toi, en tant que présidente, que retiens-tu de cette année passée derrière les manettes d’un festival ?

Élise : Je serais tenté de répondre « tout » ! (rires). Après c’est un défi, on oublie les sacrifices que l’on peut faire, il y a toujours des moments dans l’année où tu finis par te dire « pourquoi je fais tout ça ? »  mais après c’est un plaisir. On avait allégé le truc un peu cette année, il n’y avait qu’une réunion par semaine, et au total cela fait quand même vingt huit !
Ce que j’ai vraiment aimé, c’est mener une équipe en gérant le suspense que l’on a tout au long de l’année : est ce que les gens vont aimer ? Est-ce qu’ils vont être au taquet ? Etc. Mais la plus belle récompense, je me répète, c’est avant tout de voir tous ces gens sourire ! Organisateurs et festivaliers étaient contents d’être là, ça se voyait sur les visages.

Tu as du avoir un coup de flip durant le festival, il y en a toujours un dans ces moments-là, peux-tu nous le raconter ?

Élise : Ouais il y en a eu, mais je vais en raconter qu’un seul ! Et il est très mal tombé : j’avais le trousseau de clés du Parc des Expos, c’était juste avant l’ouverture, et il y avait déjà du monde devant le portail extérieur. Tu ne peux compter que sur toi-même pour aller ouvrir. Mais il fallait que j’aille d’abord fermer une de ces larges portes sur la façade du Capra… et je ne sais pas pourquoi, elle a bugué ! C’est pas possible, pas maintenant… !

C’était avant ou après que je sois passé récupérer mon accréd’ l’après-midi ? Tu te rappelles que je t’avais demandé si tout se passait comme prévu, tu m’avais répondu oui…

Élise : Après !

OK, je suis bien un chat noir ! (rires).

Élise : En fait, en voulant faire juste rentrer la Croix Rouge à l’intérieur, cette grande porte n’a plus voulu se fermer… Je me souviens que tout le monde te regarde l’air de dire mais qu’est ce que vous faites ? Enfin bon, ça a vite été résolu !

Comme l’année dernière, je vais te poser la fameuse question :  Si tu devais résumer en un mot cette 9e édition, que choisirais-tu ?

Élise : Un gros « merci » !

C’est ce que m’avait répondu Morgane l’an dernier… (rires)

Élise : Il faut dire que l’on a tous ce mot à la bouche ! Un gros merci aux artistes, aux techniciens, aux bénévoles, aux membres de l’orga, au public aussi… Mais je me rappelle, en interne, on y avait posé cette question, et on était restés un peu bête face à cette réponse. Mais je la comprends complètement maintenant. Mais si tu veux j’en ai un autre pour résumer la Meuh : funky ! (rires).

D’ailleurs au niveau des retours, ça donne quoi ?

Élise : Nous sommes un festival étudiant, il ne faut pas l’oublier, et cette année on a vraiment chargé en backstage. Alors c’est vrai que le public ne le voit pas, mais on a cherché à améliorer ce point-là. Du côté des techniciens, on est ravis de travailler avec eux, on commence à les connaître à force, donc le courant passe très bien… surtout avec l’épisode des crashs barrières sur Babylon Circus ! (rires). Concernant les retours des artistes, ils sont très très bons ; à propos des festivaliers, très positifs aussi, mais après tu sais ce que c’est, ce n’est qu’une question de goût.
Notre grosse satisfaction, c’est auprès des « anciens » ! Quand ils sont venus nous dire, dans les yeux, « putain c’était bien ! », là tu te sens vraiment bien !

L’année prochaine, c’est la 10e édition, je vois un brin d’originalité…

Élise : Silence radio, je ne sais rien. Je n’en ferais pas partie et le bureau n’a même pas été voté… Après, c’est un transfert de pression, c’est clair que la 10e ça se fête, à eux d’assurer derrière ! (rires).

        meuh 2012 redtagg (479 sur 778)

Pensant que l’entretien s’arrêtait ici, les rôles ne tardent pas à s’inverser. La présidente, tombée au mois de décembre dernier sur mes « paris » à propos de la future programmation, m’interpelle. Ayant trouvé la présence du Peuple de l’Herbe avant que les noms soient officiellement sortis du chapeau (et les deux têtes d’affiches du festival voisin, es Rocktambules), l’arroseur est arrosé et voici que les questions changent de sens…

Élise : D’ailleurs, au petit jeu des paris, qui vois-tu à l’affiche de la 10e édition de la Meuh ?

Dimitri : Difficile de répondre vu la période dans laquelle on est… Actuellement on nous parle des groupes qui tournent cet été, cette année. En mars 2013, les choses auront changé, et ces groupes-là ne seront pas forcément actifs…

Élise : Tes envies alors ?

Dimitri : Mes envies ? J’en ai une qui me vient à l’esprit, mais qui me paraît hors-budget pour la Meuh…

Élise : Si tu fais remplir le Capra, pourquoi pas ! (rires)

Dimitri : Les Cowboys Fringants ! Groupe francophone qui fait le plein partout où il passe, une popularité qui explose, jamais programmé en Languedoc Roussillon. Ça pourrait faire le plein…

Élise : Je ne sais pas… On a fait le plein qu’avec les Ogres de Barback en 9 éditions.

Dimitri : Programmés un samedi soir, ça peut faire pareil. Les Ogres ont ramené du monde pour quelles raisons ? Car c’est un groupe multi-générationnel. Pour avoir vu les Cowboys à Lyon, la composition du public est très très variée. Les Cowboys Fringants peuvent remplir ces critères. Le seul hic que j’émettrais, c’est la moyenne d’âge. Est-ce que le public de la Meuh n’est-il pas trop jeune pour se déplacer en masse ? C’est ce qui peut rendre le pari très risqué. Je ne vois pas, par exemple, des lycéens se déplacer pour voir les Cowboys. Simple avis personnel.

Élise : Une fois que tu es du côté de l’orga tu deviens beaucoup plus sceptique ! Je pense qu’il faudrait une seconde tête d’affiche le même soir pour vraiment les interpeller. Ensuite, tu vois quoi ?

Dimitri : Je vois bien un groupe électronique, au moins un. Cela fait 4 ans qu’il y a un groupe électronique à la Meuh. Donc, dans un panel plus ou moins large, je vois un nom sortir de ce chapeau-là : C2C, Scratch Bandits Crew, Chinese Man (que je pensais cette année) Caravan Palace avec ses penchants électroniques…
En rock, je vais me répéter avec les groupes qui tournent en ce moment comme Izia, Dionysos, Shaka Ponk, voire Les Rois de la Suède. Plus jazzy, Deluxe, qui débute. Après c’est très compliqué de dire en avril 2012 qui on peut imaginer à l’affiche d’un festival qui se tiendra en mars 2013. C’est un premier jet, des noms en vrac, très influencés par l’actu. Comme par exemple, avec le recul, un High Damage (High Tone meets Brain Damage) aurait pu très bien coller cette année.

D’ailleurs, je parle trop, vous avez du avoir des rêves inaccessibles, peux-tu me le dire ?

Élise : Notre rêve aurait été d’avoir Birdy Nam Nam.

Dimitri : Oui c’est sûr… Après il y a de très bons groupes français qui ne font pas trop de bruit et qui sont taillés pour la scène, je pense à Fumuj notamment, programmé l’an dernier aux Transes Cévenoles de Sumène avec son rock fusion… La Canaille en hip hop, Syrano en chanson française… Et l’international, jamais la Meuh ne s’est encore tournée vers l’international ? Un petit Black Keys ? Après est ce que c’est venu jusqu’à Alès ?! (rires).

Elise : Il faut un come-back !

Dimitri : Stupeflip ? Ou un confirmé, les Puppetmastaz. Pas Zebda, les Rocktambules les ont au mois de juin.

Élise : A la nouvelle équipe de mettre en place une 10e édition anniversaire digne de la Meuh.

Un grand bravo à tous et à l’année prochaine. Les paris sont ouverts !

Crédits photos : Audouy Olivier

Galerie photos disponible du -public- dans l'album "Festival la Meuh Folle 2012 : Le débrief'"

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11 avril 2012

[Portrait de Scène] Le débrief' : La Meuh tombe la vache (1/2)

Tout juste 10 jours après la fin de la 9e édition du festival de la Meuh Folle en terre gardoise, Discordance est parti à l’encontre d’Élise Champin, présidente tout sourire du festival de la Meuh cette année. Après avoir franchi le fameux cap des 4 000 entrées sur deux jours, l’occasion est venue de dresser les premiers bilans. Premier volet aujourd’hui d’un entretien où la déception de l’année passée a laissé la part belle à une immense satisfaction.

          meuh 2012 redtagg (768 sur 778)

À voir le sourire qui illumine le visage d’Élise Champin, on ne peut se douter que la 9e édition du festival de la Meuh Folle a marqué les esprits. Il y a eu un déclic, un petit truc qui a fait que ces deux jours ont été bénéfiques pour l’état de santé du festival, mais aussi en terme de bilan humain. Avec une programmation amputée de deux têtes d’affiche par rapport à l’année précédente, le pari était risqué. Pourtant, il a été remporté haut la main. Autour d’une mousse, au soleil, dans un bistrot alésien, la chasse au décryptage est lancée…

Allez, on commence, petite présentation de la présidente 2012 de la Meuh Folle !

Élise : Élise Champin, personne tout à fait banale sauf qu’elle vient de passer 1 an à organiser un festival ! (rires). Je suis étudiante à l’École des Mines d’Alès mention Génie Civil. Et comme toute personne qui décide de reprendre le flambeau de la Meuh Folle, on a envie de faire grandir encore plus le festival !

Tu faisais déjà partie des organisateurs du festival durant les années précédentes ?

Élise : Oui, depuis 2 ans. Je n’étais pas en train de courir partout, mais l’année dernière j’étais dans la comm’ du festival. C’était prenant, mais pas autant que cette année forcément. Ce qui m’intéressait était vraiment de tout voir… et d’être ravie à la fin ! (rires)

En amorçant la question du bilan de l’édition, la formule a quelque peu changé depuis l’année dernière. Sur le papier, la programmation semblait plus consistante en 2011 alors que cette année, la stratégie fut de miser sur deux grosses têtes d’affiche ?

Élise : Plusieurs choses se sont combinées. Tout d’abord, l’identité du festival. Elle est orientée vers l’éclectisme. Cette année, on a voulu faire deux soirées à thèmes : la première électro/dub, la seconde plus festive, chacun a pu venir selon ses affinités musicales. Et surtout, il fallait savoir jongler avec les fameux « petits vendredis » de la Meuh Folle qui pêchent chaque année. C’est toujours difficile d’attirer les festivaliers pour 20h le vendredi. On l’a vu : les gens sont rentrés pour Le Peuple à 22h, et sur Tha Trickaz, vraiment peu de monde… et c’est bien dommage.

Excuse moi si je te coupe, mais il y a 2 ans, Pony Pony Run Run et Beat Torrent avaient cartonné pour un vendredi…

Élise : C’est vrai ! Mais la tendance générale est aux vendredis plutôt calmes. Cette année, on s’est dit qu’il fallait mettre une grosse tête d’affiche le vendredi pour relancer la machine : on a choisi Le Peuple de l’Herbe et pendant un an on s’est dit « ça marche ou ça ne marchera pas » ! (rires). Pour étoffer le vendredi, on a réussi à prendre Tha Trickaz, et ça, c’était plutôt pas mal. Donc oui, n’étant pas forcément habitué à programmer deux têtes d’affiche un vendredi soir, il a fallu lâcher un peu de lest sur la suite : les clôtures de soirées ont été assurées par des groupes locaux ou pas encore sous le feu des projecteurs au lieu de mettre trois têtes d’affiche par soirée. C’était soit ça, soit augmenter le prix des places. Et je ne pense pas que les festivaliers apprécient ! Déjà, on les a légèrement augmentés cette année.

Une formule payante au final…

Élise : Oui ! Et je répèterai la notion d’éclectisme. Autant on a programmé Le Peuple de l’Herbe et Babylon Circus qui sont des groupes incontournables et la plupart du temps déjà vus par les festivaliers, mais les choix d’avoir Tha Trickaz ou La Caravane Passe sont tout aussi intéressants par le fait que ce soient des groupes nouveaux. La Caravane Passe est le groupe qui a généré le plus de retours… ça a été un sacré tremplin pour eux. Djemdi, samedi soir, aussi. Ils sont peut-être statiques sur scène, mais ils te donnent une patate d’enfer ! C’est comme ça, il y a des groupes qui ont cette incroyable faculté de transmettre ça. Ces découvertes vont pousser les gens à aller les revoir, et ça aussi c’est hyper important dans un festival.

La différence s’est faite où par rapport à l’année dernière ? Tu faisais partie de la comm’, tu t’es servie d’éventuelles erreurs de l’année passée ?

Élise : Non, le travail de la comm’ a été quasi-identique entre les deux années. On a gardé la même recette magique, en forçant probablement plus sur les radios puisque nous sommes montés jusqu’à Montélimar, Florac. On a ratissé large. On avait fait aussi de grandes banderoles accrochées dans les rues de la ville, on était sur Infoconcert. Voilà les petites nouveautés. Honnêtement, je ne sais pas ce qui a merdé l’année dernière. Avec le recul, peut-être qu’il n’y avait pas le public, tout simplement. Par exemple, sur Montpellier, on a beaucoup de mal à faire venir les gens. Surtout quand Le Peuple passe la veille au Rockstore, bref !

L’équipe a évolué ?

Élise : Le bureau est renouvelé tous les ans, les bénévoles, eux, peuvent enchainer plusieurs années. Cette année, nous avions dix bénévoles de plus que l’année dernière (90). Mais ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est  le professionnalisme de chacun, la motivation de nous aider à démonter après le festival, et surtout les sourires. C’est une des choses que je retiendrais cette année. Le fait de gérer tout ce petit monde et de les voir tous sourire, on se dit, putain, on a réussi !

Le bilan de cette édition 2012 est donc très positif ?

Élise : Très très très positif ! (rires) Là, à chaud, on ne le referait pas, car on aurait peur que cela se passe moins bien… !

En terme d’affluence, le fameux seuil des 4 000 personnes a été passé. Quel était, de votre côté, le seuil impératif à atteindre ?

Élise : Alors déjà, oui, le fameux seuil des 4 000 personnes a été dépassé avec 4 005 entrées payantes, car avec les invit’, orgas et autres, nous sommes autour de 4 200. Ensuite on s’était fixé un premier palier à franchir, mais voyant le succès des préventes 2 soirs on a modifié nos estimations : on était partis sur 1 800 le vendredi, c’est ce que l’on a fait, et 1 900 le samedi, on a atteint 2 200. En fait on a été plutôt bons sur les prévisions ! (rires). Quoiqu’il arrive, il fallait dépasser absolument les 3 500.

Difficile d’anticiper le nombre de festivaliers ?

Élise : Les préventes donnent une tendance, mais seulement une tendance. Généralement, ça commence à s’accélérer trois semaines avant le festival, pour atteindre un pic la dernière semaine. Avant d’arriver à cette dernière semaine, c’est le flou ! Les grands festivals peuvent voir l’engouement autour des préventes, mais pas nous. Puis les trois derniers jours, ça a été la cohue.

Est-ce que, et on avait déjà soulevé cette question avec Morgane (présidente de la Meuh Folle en 2011) l’an dernier, ce n’est pas un mal « alésien » ?

Élise : Alésien ? Peut-on dire ça ? Les préventes montrent que beaucoup viennent de Lozère et d’Ardèche. À Alès, il n’y a pas grand monde, donc on essaie de toucher les Cévennes au sens large.

Les adresses s’affichent lors des réservations en ligne, le public vient principalement d’où ?

Élise : Bagnols sur Cèze, Nîmes, Alès, Montpellier, beaucoup de Nîmes d’ailleurs. Chaque fois on dirait que les Nîmois viennent du bout du monde, mais ils sont toujours là (ndlr :  il faut 30 minutes pour faire Nîmes/Alès). À croire qu’Alès c’est le pays des Bisounours ! (rires) Ce qui est étonnant par contre, c’est qu’il y a peu de monde d’Alès. On a toujours quelques curiosités comme des résas depuis Dijon, Paris-Défense, Toulouse, Angers… Mais le public d’Alès n’est pas réceptif comme il le devrait.

Curieux… Maintenant à propos des à-côtés du festival, j’ai remarqué que la fresque murale réalisée par des grapheurs n’a pas été présente cette année, pourquoi ?

Élise : Beaucoup ont effectivement remarqué qu’aucune fresque ne serait réalisée cette année. Il y a bien une raison : nous avons eu des plaintes des artistes, car les loges sont situées à l’étage supérieur et elles ne sont pas fermées… Du coup les odeurs des bombes remontaient dans les loges. Donc pour des raisons de confort, il n’y a pas eu de fresque cette année. Du coup cette partie du budget a été consacrée aux artistes, dans la mesure où, jusqu’à présent, c’étaient nous qui faisions à manger aux artistes et aux techniciens. C’est Hurluberlu qui nous a sauvé la mise cette année… Un gain de temps pour nous et surtout une marque de qualité renvoyée par le festival.

Au niveau des inter-scènes, là aussi des modifications ?

Élise : Vendredi soir, il y a eu une petite réflexion autour de cette soirée électronique. Des jeux de lumière étaient projetés sur le mur du fond, face à la scène donc. Après on pensait que ça allait rendre beaucoup plus grand, c’est dommage. Entre les groupes il y avait quelques jongleurs qui faisaient leur show en fluo, ils font d’ailleurs partie de l’École.

Le lendemain, pour coller plus à l’ambiance, il y avait un multi-instrumentiste, et un gars de la Cie Malabar de Nîmes sur des échasses. Les deux se sont terriblement bien entendus, les ambiances au didgeridoo avec les échappées de l’échassier étaient vraiment chouettes. Et pour la petite histoire, c’était de l’impro ! Les deux hommes se sont découverts… sur scène. On ne pensait même pas qu’il allait faire tout ça ! Surtout lorsqu’il a ouvert les barrières et s’est barré au milieu du public ! Sympa !

A suivre…

Crédits photo : Audouy Olivier

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03 avril 2012

[Live Report] Festival de la Meuh Folle - Jour 2 : Comme un vent de folie...

Après une première soirée satisfaisante en terme d’affluence, le festival de la Meuh Folle d’Alès change de peau ce soir. L’électronique laisse sa place au rock français avec des groupes comme Babylon Circus et La Caravane Passe qui vont se succéder sur les planches du Capra. Une soirée où ça va encore swinguer !

Contrairement à la veille, les festivaliers sont arrivés de bonne heure pour pouvoir profiter pleinement des quatre groupes de ce samedi soir. Et même s’ils sont moins nombreux que l’énorme second soir de l’édition 2011, l’affluence totale a dépassé le fameux seuil symbolique des 4 000 entrées avec 4 005 festivaliers ! Lorsqu’on dit que des soirées ne tiennent à pas grand-chose, c’est tout à fait vrai. Samedi, le Capra baignait dans un parfum différent, un parfum de grande soirée. Et en peu de temps, tout a basculé.

Lefeskiskou : entre provoc' et efficacité

MEUH 2012 2 (18 sur 29)

Lefekiskou. Un nom atypique pour un groupe atypique. Chargée de chauffer la salle avant que les ‘grands’ arrivent, cette bande de copains de Saint-Ambroix (proche d’Alès) a fait son petit effet dès l’ouverture des portes. Trois quarts d’heure pour ne pas passer inaperçu et mettre un joyeux bordel. À mi-chemin entre costumes et déguisements à la Marcel et son Orchestre, Lefekiskou ne cherche pas à être irréprochable d’un point de vue musical, mais arbore surtout un côté déglingué attachant. Tantôt punk, tantôt rock (pour ne pas dire aussi reggae et ska), Lefekiskou se paye un set énergique et surtout comique devant les festivaliers déjà sur le pied de guerre. Toujours en train de chatouiller le public, Lefekiskou a même réalisé une sortie à la Stupeflip : « vous en voulez une dernière ? Oui ? Allez on se casse ! » pour finalement faire sursauter une poignée de festivalières étourdies en montant brutalement le son des enceintes durant l’inter-scène. Simple, mais efficace !

La Caravane Passe... à toute allure

MEUH 2012 2 (7 sur 29)

Il y avait les fans et les sceptiques. Sincèrement, il fallait jouer les têtus pour rester insensible à la performance de La Caravane Passe. Dire qu’à la même heure, la veille, on se demandait si l’ambiance allait bien finir par monter, il aura fallu moins de dix petites minutes pour que La Caravane Passe mette le feu aux poudres. Une introduction à la limite du dub pour un groupe qui, grossièrement, s’est vu coller une étiquette de rock manouche sur le front. C’est bien connu, les étiquettes sont des raccourcis stupides et très réducteurs, à vous de les décoller !

Une fois les œillères et autres préjugés mis de côté, imaginez-vous « salade, tomate, oignon, qu’est ce que tu mets dans ton kebab ? » en musiques gitanes. Second degré, humour, délires en tout genre, La Caravane Passe dépasse tous les stéréotypes inimaginables. Surnommée la « Mano Negra des Balkans », on s’imaginerait presque les Gypsy King en train de faire de l’électro : Like a Sextoy, en clin d’œil aux femmes, en a d’ailleurs fait sourire plus d’un…

Entre deux ou trois versions de balkan zouk comme sur l’épatant Zinzin Moreto, La Caravane pioche dans différents styles : musique tzigane, rock, ska, dub, électro… Difficilement contrôlable, Moustache On The Stage est poilant et cruellement jumpant avant que tout le Capra se mette à chanter à tue-tête le refrain de Bulibasha. Ayant cette incroyable faculté à faire danser quelque soit le rythme imprégné, La Caravane Passe et ses Balkanski Bal en aura fait voir des vertes et des pas mûres… Avec un tel oaï durant plus d’une heure, c’est Babylon Circus qui devait presque se demander si on ne lui avait pas volé la vedette : la copie rendue par La Caravane Passe a été ravageuse.

Babylon Circus enfonce le clou

MEUH 2012 2 (26 sur 29)

La fête, la convivialité, le partage. Après La Caravane Passe, le show du Babylon Circus ne pouvait que se dérouler de cette façon. Esprit manouche, rock festif proche de la fanfare par moment, les neuf membres du Babylon Circus se sont chargés d’enfoncer le clou durant l’heure trente restante. Telle une grosse machine, les mille concerts déjà dans les jambes du Babylon en près de 17 ans d’existence n’ont pas du tout lassé Biloul, le chanteur au chapeau survolté de Babylon. Toujours aussi explosif et désireux d’en faire encore plus, ce fut aussi l’occasion de partager un nouveau grand moment de fête.

En guise de bagage, le Babylon Circus use sur les routes son petit dernier « La Belle Etoile », qui remonte déjà à 2009. La tournée, elle, est plus que rodée. Avec un show maîtrisé de bout en bout, Babylon n’a jamais craché sur l’ancienne époque. Un dernier opus frôlant la chanson française et la pop ne lui a pas fait oublier d’où il vient : « Au Marché des Illusions » ou « Dances of Resistance » sont loin d’être enterrés. Si beaucoup de tracks de « La Belle Etoile » ont été joués, les morceaux se sont intercalés de manière assez juste.

Si le début peut surprendre avec notamment Sur La Tête et ses notes aux synthés, les racines ont refait surface : très rapidement, De la Musique et du Bruit ou J’aurais Bien Voulu reviennent au galop. Dans les sonorités plus anciennes, Babylon Circus n’a pas oublié ce bon vieux Sista à la limite du raggamuffin et finit par se lâcher. Presque en continuité du concert précédent, La Caravane déclenche une nouvelle vague de pogos sur des « la caravane passe… la caravane passe, elle ne fait que passer et les chiens n’ont pas fini d’aboyer ! ». Terriblement revitalisant, le Capra s’est presque surpris d’être happé par cette onde positive dégagée sur scène. Et histoire de rester dans le dur, le Babylon en a profité pour présenter quelques nouveaux morceaux de son futur album, prévu pour la seconde moitié de 2012. Que l’on n’oublie pas que nous sommes tous des fils de manouche, une première pique a été lancée en vue des présidentielles de ce mois-ci.

Entre l’imagination d’un journal télévisé qui traiterait objectivement l’information et une cruelle révélation sur Le Fils Caché du Pape, Babylon Circus a aussi mûri à travers ses chansons. La complicité qu’il cultive avec son public n’est pas anodine, il a cette faculté particulière de faire la main mise sur ses concerts. Entre L’envol ou La Cigarette Après l’Amour, ses histoires sont racontées avec malice auquel le public peut s’y identifier… Un signe qui ne trompe pas.

Entre une invitation de mariage au soleil et l’occasion de se remémorer, en acoustique, les souvenirs du temps qui passe, inutile de préciser que Babylon Circus a encore décroché la cible…

Djemdi termine en beauté

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Il est assez rare de le souligner, mais ce samedi soir (qui avait soulevé quelques doutes) s’avère être un carton plein. Dans l’effervescence provoquée par les deux précédents groupes, Djemdi n’a fait que perdurer la bonne humeur ambiante. Les Grenoblois de Djemdi ont tombé le masque pour s’emparer de didgeridoos, percussions, djembé avec une basse bien placée. Partis dans leur délire des couleurs, chaque compo portant le nom d’une couleur, Djemdi est allé marteler une dernière fois le parc des expos avec une trance entraînante. Là où le festival avait déjà expérimenté ce type de dernière partie, les méconnus de Djemdi se sont montrés aussi efficaces que les cadors français tels que Hilight Tribe de passage à la Meuh il y a 2 ans.

Partie à la chasse aux rythmes effrénés, la soirée ne pouvait se ponctuer que par un tonnerre d’applaudissements. Et se dire comme à chaque fin de festival : « à l’année prochaine ! ».


LE SAMEDI DANS LE DETAIL

Groupes : Babylon Circus + La Caravane Passe + Djemdi + Lefekiskou
Date : Samedi 31 Mars 2012
Lieu : Le Parc des Expos
Ville : Alès (30)
Durée : 20h-2h
Affluence : 2 300 personnes
Crédits Photos : Olivier Audouy (galerie photos à venir)
Egalement disponible sur : www.discordance.fr

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02 avril 2012

[Live Report] Festival de la Meuh Folle - Jour 1 : L'électronique prend le pouvoir

9e édition pour le festival de la Meuh Folle d’Alès dans le Gard ce week-end. Au programme, deux soirées à thèmes : en ce vendredi soir, c’est l’électronique qui prend le pouvoir du Parc des Expositions.

Avec Le Peuple de l’Herbe, Tha Trickaz, One Noise et Arthis, les organisateurs ont tablé sur une valeur sûre : les lyonnais sont toujours aussi fédérateurs et le fameux seuil des 4000 festivaliers est toujours l’objectif à dépasser. Mais sachant que les vendredis de Meuh Folle ne se passent jamais comme prévu (Cf l’édition 2011), gare aux mauvaises surprises !

Sur le papier, la programmation était un peu moins fringante que l’édition précédente. Du moins pour le samedi soir. Pourtant, attention à ne pas attribuer trop d’importance aux a priori. La réussite d’une soirée tient souvent à peu, c’est un tout, un ensemble, une performance collective dont il est difficile de prévoir.

Tha Trickaz s'est battu avec ses armes

MEUH 2012 (18 sur 18)

Pour ce qui est du vendredi soir, le Cercle des Étudiants de l’École des Mines d’Alès avait donc décidé de le placer sous le signe de l’électronique. Une démarche appréciable tant, jusque-là, peu de groupes de ce registre n’avaient eu carte blanche toute une soirée. Après une première partie locale pop-rock Arthis, le parc des expos passait donc sous le contrôle de Tha Trickaz. Avec les deux félins parisiens aux manettes (ceux que l’on surnomme Tha Vietnamists par leurs origines), la vague dubstep était ainsi annoncée sur le Capra dès 21 h. Malheureusement, c’était sans compter sur un public cruellement amorphe sur la première partie de set. Trop peu de monde (seulement quelques centaines de personnes au début du set de Tha Trickaz) et voilà que le groupe voyait sa tâche se compliquer. Les deux DJ’s ont essayé derrière leur masque d’enflammer leur show, progressivement, et à force de se battre avec leurs armes, ils y sont parvenus.

Véritable bric-à-brac électronique, platines, mpc, synthés analogiques et machines ont fini par prendre le dessus. Dubstep, électro, hip-hop, les deux DJ’s puisent dans leur armoire à son. En pleine bourre, les festivaliers ont eu droit à un inévitable remix de Skrillex pour rester dans l’actu, tandis que Dj Pho et Dj iRaize se démenaient pour balancer les bons samples. Avec de l’énergie à revendre, le groupe a repoussé les frontières obscures de l’électronique : du hip-hop à la drum’n'bass, l’incontournable Megaphone a rendu la basse vrombissante avec une instru surboostée pour le live. Les habitués se seront notamment régalés sur le track Tha Vietnamists, à coups de bons vieux scratchs et de sonorités indiennes. Indiennes, car Tha Trickaz n’a pas oublié ses racines et n’hésite pas à métisser ses shows… Cette dimension ne tardera pas à gagner en intensité sur l’effroyable Saïgon to Paris, aller simple dans le riche univers des deux matous !
Face à un public qui a enfin daigné se montrer à la hauteur de la qualité du groupe, Tha Trickaz répond de la meilleure des manières : en balançant leur remix de Miss Chang (Chinese Man), un des Dj’s finit par se dresser debout sur sa table de mixage puis slame dans la foule…Tha Trickaz est définitivement adopté !

Malgré cette heure et quart de haute volée, le show de Tha Trickaz laissera pourtant un goût amer : si les absents ont toujours tort, la faible affluence de première partie de set a irrémédiablement canalisé l’ambiance. À se demander si ce n’est pas une erreur de les avoir programmés si tôt dans la soirée…

Le Peuple de l'Herbe réveille le Capra

MEUH 2012 (6 sur 18)

Têtes d’affiche de ce vendredi soir, les Lyonnais posaient pour la première fois leurs valises en terre alésienne. Après que la Meuh ait déjà fait venir auparavant High Tone et Kaly Live Dub, il semblait tout à fait cohérent que leurs voisins du Peuple de l’Herbe leur emboitent le pas.

Avec leur tout nouvel album sorti en ce début d’année (« A Matter of Time »), les Lyonnais n’ont guère tardé à enflammer la foule. Avec près de 1700 personnes amassées contre les barrières, Judge Not a été le premier à allumer la mèche. Il faut dire que les deux MC’s Sir Jean et JC 001 étaient relativement en forme. La fameuse patte du Peuple ne tarde pas à se faire ressentir : machines électroniques, flow tantôt ragga tantôt hip-hop, et la célèbre trompette de N’Zeng est bien sûr présente.

Pour faire monter la foule à température, les gros brûlots purement électroniques ont martelé le Capra : Dopebeats fut un régal par sa saturation et fit voler la fosse en mille morceaux… Le constat est identique sur The Fall où, noyés dans la fosse, quelques lycéens ont dû apprendre durement le BABA des pogos. Par temps de rage, même si nous n’avons pas eu droit à l’excellent track Parler le Fracas en featuring avec La Canaille, Le Peuple a parfaitement maîtrisé les différences de rythme : pour récupérer son souffle, rien de mieux que le titre éponyme de l’album « A Matter of Time », parlé, mais aussi marqué par une séquence de beatbox.

Entrecoupés de vieilles compos, c’est toujours avec bonheur de retrouver des tracks comme Traces, frénétiques à souhait comme si l’on partait à la recherche du temps perdu. Mais au rayon des flows dévastateurs, Le Peuple en détient une flopée : l’irrésistible Look Up !, grosse tambouille entre les différentes influences du groupe, a soulevé le Capra. Bien décidé à ne pas lever le pied, le quart d’heure de gloire n’était pas bien loin : Le Peuple est allé ressortir des tiroirs un incontournable qu’il avait arrêté de jouer, le fameux Herbman Skank qui l’a fait connaître il y a plus de 10 ans. Boosté, cuivré, revisité mais toujours aussi fracassant, une bonne dose ragga pour tous les rude boy qui ne l’attendaient plus. A la limite de la drum’n'bass, la puissance des MC’s au micro fut à couper le souffle… Et lorsque No Escape pointa le bout de son nez, il semblait bien que les aiguilles se soient arrêtées de tourner !

Inépuisable, Le Peuple s’est fait plaisir. Et cette communion avec le public n’allait pas se terminer ainsi… Après ce passage plus roots, les derniers coups de boutoir retentirent : History Goes, un des nombreux piliers de « Radio Blood Money » (2007), raisonna à travers ses beats industriels avant que Not a Test passe en mode digital ! Numbers, également issu du petit dernier, transforma une dernière fois le Capra en un immense dancefloor…

Le Peuple de l’Herbe a encore frappé, le parc des expos a succombé…

One Noise, la déception

MEUH 2012 (10 sur 18)

Après un tel affront, on pouvait s’imaginer que la soirée allait pouvoir s’achever paisiblement… Il faut dire que la tâche ne s’annonçait pas de tout repos pour One Noise. Jeune groupe gardois, ce dernier avait comme mission de clôturer la soirée, mais surtout de maintenir l’intensité qui s’était propagée dans le Capra.

En programmant du dub après Tha Trickaz et Le Peuple de l’Herbe, le choix paraissait tout à fait logique et la majorité des ingrédients étaient réunis pour terminer la soirée comme il se doit. Trop fatigué ou tout simplement démotivé, le public n’a pas répondu très favorablement à l’appel du pied du duo gardois. Avec un set très linéaire, des morceaux parfois longuets, il a manqué ce petit brin de folie du côté de One Noise. Dommage…

Les trois coups ont donc été lancés avec cette soirée consacrée aux déclinaisons de l’électronique. Si l’affluence a été bien supérieure à celle du vendredi de l’année dernière (1 700 contre 1 300 personnes), il apparait dommage que celle-ci ait été fluctuante : peu de monde sur Tha Trickaz et une ambiance qui n’a atteint son pic que sur le Peuple de l’Herbe. Pourtant la qualité, elle, était bien au rendez-vous.


LE VENDREDI DANS LE DETAIL

Groupes : Le Peuple de l'Herbe + Tha Trickaz + One Noise + Arthis
Date : Vendredi 30 Mars 2012
Lieu : Le Parc des Expos
Ville : Alès (30)
Durée : 20h-2h
Affluence : 1 700 personnes
Crédits Photos : Olivier Audouy
Egalement disponible sur : www.discordance.fr

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30 mars 2012

[Meuh Folle] Ce soir, c'est festival !

On ne peut pas dire que vous n'étiez pas au courant... Cela fait des semaines que l'on vous en parle. Un peu de repos aujourd'hui face au long week-end qui s'annonce : pour les étourdis qui n'auront toujours pas compris, ce soir, c'est festival.

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Longtemps incertain (notamment à propos du samedi soir), Le Musicodrome serait bien présent les deux soirs du festival alésien de la Meuh Folle. Allez, on récapitule une dernière fois :

Ce soir :
- 20h/20h45 : Arthis (vainqueur du tremplin)
- 21h/22h10 : Tha Trickaz (dubstep/hip hop)
- 22h40/00h10 : Le Peuple de l'Herbe (électro/funk)
- 00h40/01h50 : One Noise (dub)

Demain :
- 20h/20h45 : Lefekiskou (rock déjanté)
- 21h00/22h10 : La Caravane Passe (rock tzigane)
- 22h40/00h10 : Babylon Circus (rock festif)
- 00h40/01h50 : Djembi (trance world)

Coup de projecteurs sur le groupe Tha Trickaz

Sans vous mentir, Le Musicodrome est davantage intéressé par le premier soir du festival, non pas que le second soir soit mauvais loin de là, mais à titre personnel les groupes présents ont déjà été vus à plusieurs reprises...

Si Le Peuple de l'Herbe ou encore Babylon Circus sont bien sûr les têtes d'affiches de cette édition, vous pouvez vous replonger dans leur monde en cliquant sur leurs catégories sur le site. Avant de partir, un petit focus sur Tha Trickaz qui est, de loin, notre coup de coeur dans cette programmation. Dommage qu'il passe si tôt dans la soirée...

Donc Tha Trickaz, groupe assez connu dans le milieu électronique français pour ses remix mais aussi pour ses galettes personnelles, ils assurent notamment les premières parties du groupe marseillais Chinese Man cette année. A dominance dubstep, le groupe agrémente ses shows de diverses tendances : électro, hip hop, trip hop, Tha Trickaz touche un peu à tout. Au niveau des remix, ils ont remixé l'énorme "Miss Chang" de Chinese Man, "The Sound of Violence" de Cassius, "Say Yes" de Wax Tailor avec ASM, ainsi que "Certified" de Glasses Malone.

Petite session musicale des différentes influences de Tha Trickaz :

"Robbery Song", un des morceaux qui a permis à Tha Trickaz d'obtenir la récompense de "Découvertes de Bourges" en 2009. Les amateurs de Chinese Man y verront un clin d'oeil, tant musicalement ce morceau est proche de leur réportoire (effet rétro voix + phonographe, avant que les influences dubstep ne ressurgissent sur une électro festive remplie de scratchs).

Pour terminer, rapide sélection de 3 morceaux présents sur le dernier album "Cloud Adventure" pour vous faire une idée de l'univers musical de Tha Trickaz :

"Samuraï", mélange de dub et dubstep corrosif

"Saïgon to Paris", énorme brûlot électronique, on y retrouverait même une Daft Touch

"Till is Hurts" en featuring avec Non Genetic, car Tha Trickaz c'est aussi du hip hop percutant

Vous l'aurez compris, on aura un oeil particulièrement attentif à Tha Trickaz ce soir !

En guise de rappel :

Ville : Alès (Gard, Languedoc Roussillon)
Lieu : Parc des Expositions (CAPRA)
Prix par soir : 20€ sur place, 17€ en prévente
Prix pour 2 soirs : 30€ sur place, 28€ en prévente
Ouverture des portes : 18h30
Camping : Oui (et gratuit)

Et surtout, le programme sur Le Musicodrome :

- Samedi après-midi : parution du live report du vendredi soir
- Dimanche après-midi : parution du live report du samedi soir
- Dans la semaine : debrief avec la Présidente Elise Champin du festival de la Meuh Folle pour cette édition et interview
(sans oublier les galeries photos !)

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07 mars 2012

[News] Ordre de passage connu pour la Meuh Folle

On ne sait si donner l'ordre de passage des groupes de la Meuh Folle est une bonne chose, mais en tous cas on y voit désormais plus clair !

                             AffichedéfinitiveA4

Alors on va se répèter, peut-être que tout le monde n'est pas encore familier (!), mais le Cercle des Etudiants de l'Ecole des Mines organise chaque année le festival la Meuh Folle au Parc des Expos d'Alès dans le Gard (30). Décliné sur deux soirées, le festival propose pour cette 9e édition Le Peuple de l'Herbe, Babylon Circus, La Caravane Passe, Tha Trickaz, etc les 30 et 31 mars prochains.

Donc, voici les ordres de passage et surtout les heures des différents groupes :

VENDREDI 30 MARS

- De 20h à 20h45 : Arthis (rock) -groupe tremplin-
- De 21h à 22h10 : Tha Trickaz (dubspet/hip hop)
- De 22h40 à 00h10 : Le Peuple de l'Herbe (électronica)
- De 00h40 à 1h50 : One Noise (dub)

SAMEDI 31 MARS

- De 20h à 20h45 : Léfékiskou (rock déjanté)
- De 21h à 22h10 : La Caravane Passe (rock tzigane)
- De 22h40 à 00h10 : Babylon Circus (ska/rock)
- De 00h40 à 1h50 : Djembi (trance)

Les infos pratiques :

Pass 1 Soir : 17€ en prévente // 20€ sur place
Pass 2 Soirs : 28€ en prévente // 30€ sur place
Gratuit pour les moins de 10 ans.

Ouverture des portes à 18h30 pour un début des concerts à 20h. Comme chaque année, le camping est gratuit.
Pour tous contacts, mail : meuhfolle@mines-ales.fr ou par téléphone au 06 50 13 02 27 ou plus d'infos sur www.meuhfolle.com.

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16 février 2012

[Brève] Le groupe tremplin de la Meuh Folle 2012 sera... Arthis

Il était attendu, c'était un peu la lutte régionale de ces dernières semaines, le groupe tremplin de la prochaine édition du festival la Meuh Folle est désormais connu. Roulements de tambours... c'est Arthis qui assurera l'ouverture !

                                           arthis

Tout s'est décidé samedi dernier, au Baroque Café d'Alès. Les quatre groupes pré-sélectionnés étaient Heisenberg Effect, Arthis, GruGru et Azyd Azilum. Le précieux sésame était fortement convoité puisque l'heureux gagnant allait lancé l'édition 2012 et donc ouvrir le bal du vendredi soir, le 30 mai prochain. D'autant plus que le plateau promet : Le Peuple de l'Herbe, Tha Tricaz et One Noise.

On arrête le suspense, ce sont les alésiens de Arthis qui ont conquis les coeurs du public et décroche sa place dans la prog' 2012. On ne va pas s'arrêter là, on va être un peu plus précis pour ceux qui ne connaîtraient pas le groupe : orienté rock cuivré, Arthis n'en sera pas à son premier coup d'essai niveau grande salle... ils ont déjà fait des passages au Rockstore de Montpellier, au Poste à Galène et au Café Julien à Marseille, le Dindon Attaque à Alès ou autre Fête du PC de Lézan (2008). Ayant également assuré les premières parties de groupe tels que Eiffel ou Mademoiselle K, le groupe de rock indé Arthis assurera donc l'ouverture du festival la Meuh Folle le moins prochain après avoir fait un concert remarqué chez leurs voisins des Rocktambules l'an dernier avec les Fatals Picards et Sinsémilia.

Leur slogan ? "Rock à la trompette poétique". On ne demande qu'à voir. Rien qu'à écouter "Gens d'Ici" sur leur myspace, on a déjà le ton. Acoustique, frais et rythmé, Arthis laisse de bonnes sensations et rappelle un certain groupe, Rue d'la Soif pour les connaisseurs...

Pour les curieux : http://www.myspace.com/arthismusique, www.arthis.fr

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22 décembre 2011

[Programmation] Festival de la Meuh Folle à Alès (30) #2012

Décidemment, à un jour près, nous aurions gagné un article : aujourd'hui est tombée la programmation de l'édition 2012 du Festival la Meuh Folle ! D'autres noms sont sortis du chapeau. Deux belles soirées à thème, une première sous le signe de l'électronique qui nous intéresse fortement, une seconde plus rock français qui laisse plus perplexe tant ces groupes ont déjà pas mal tourné.

_______________Vendredi 30 Mars 2012 :
                       - Le Peuple de l'Herbe (electronica)
                       - Tha Trickaz (électro/hip hop)
                       - One Noise (dub/trip hop)
                       - Tremplin (à venir)

__________________________________________Samedi 31 Mars 2012 :
                                                                       - Babylon Circus (rock/ska)
                                                                       - La Caravane Passe (rock/manouche)
                                                                       - Djembi (électro/acoustique)
                                                                       - Lefekiskou (rock/punk)

Lieu : Parc des Expositions
Ville : Alès
Département : Gard (30)
Région : Languedoc Roussillon
Dates : 30 et 31 Mars 2012

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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21 décembre 2011

[News] Les premiers noms tombent pour la Meuh Folle 2012

Depuis 3 ans, Le Musicodrome annonçait mi-décembre la programmation de la prochaine édition du Festival la Meuh Folle d'Alès. D'ailleurs, cela avait le don d'agacer les programmateurs qui se demandaient bien comment on se débrouillait...

                                    LPDH
                  (Le Peuple de l'Herbe, tête d'affiche de la Meuh Folle 2012 / crédits photos : D.R.)

Malheureusement cette année, pas d'annonce en grande pompe, nous n'avons aucun scoop à vous donner. Nous avons cherché, cherché et encore cherché, en vain : que nenni ! N'allez pas croire qu'une taupe s'était glissée parmi les bénévoles, loin de là, Le Musicodrome a toujours trouvé la programmation de l'édition suivante, tout seul, comme un grand. En supposant les groupes présents, il suffisait de dénicher l'information sur le net. Faut-il encore savoir chercher sur internet.

Cette année, résultats feintés. Ce qui est curieux, c'est que la Meuh Folle se dévoile tous les ans vers le 15 décembre, les organisateurs auraient-ils un peu de retard ? Une chose est sûre, les bénévoles ont déjà communiqués les premiers noms. Un peu de patience, parlons d'abord des paris que nous nous étions lancés : trois pièces avaient été jetées sur Chinese Man, Caravan Palace et Le Peuple de l'Herbe. Sur le lot, il y a une première confirmation, Le Peuple de l'Herbe. Avec un nouvel album pour cet hiver 2012, leur venue à la Meuh ne surprend pas et ils assureront un show electronica. Nous pensions sincèrement que Chinese Man serait également du voyage après l'immense tournée issue de "Racing With The Sun". Déception, deux dates du groupe sont déjà calées en lieu et place de la Meuh. Les marseillais ne viendront encore pas cette année. Concernant Caravan Palace, pas de date fixée durant la tenue du festival, donc à voir. Voilà pour nos paris.

Concernant les autres confirmations, le nom de Babylon Circus. Le rock cuivré des lyonnais sévira donc une nouvelle fois dans le Gard au Parc des Expos, seulement deux ans après leur passage au festival des Rocktambules, voisin. Leur venue étonne quelque peu lorsque l'on sait que la Meuh Folle s'est toujours nettement démarqué de son voisin en laissant de côté l'étiquette "ska" passe partout.
Par ailleurs, on peut noter la venue intéressante du groupe La Caravane Passe. Rock manouche assez rythmé, La Caravane Passe rappellera aux amateurs de l'époque un certain groupe du nom des Doigts de l'Homme. Nul doute que La Caravane Passe et Babylon Circus soient programmés le même soir.

Enfin, deux autres groupes sont sortis du chapeau 2012 : One Noise et Djembi. Méconnus, nous avons rapidement regardé de quel bois se chauffent ces deux band. Le premier, One Noise, devrait accompagné Le Peuple de l'Herbe avec un trip hop, dub et et dub ethnique au programme. Le second, Djembi, doit probablement prendre toute sa dimension en live avec une électro acoustique assez posée...

Difficile pour le moment d'émettre un jugement sur ce début de programmation, attendons de voir quels autres noms viendront fleurir cette édition 2012. Quelque peu déçu pour l'instant des groupes, l'idée de faire un seul soir se fait plus grandissante. Ce qui serait bien une première pour Le Musicodrome depuis près de 6 ans.

Une chose est certaine, l'édition 2012 est fixée au vendredi 30 mars et samedi 31 mars 2012, toujours au Parc des Expositions d'Alès.

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