29 avril 2012
[Info] Mise en ligne du live report de La Ruda au Parc des Expos d'Alès (30)
Lors du Cartel des Mines 2012, La Ruda a effectué un concert privé devant près de 1 000 personnes au Parc des Expositions d'Alès. En pleine tournée d'adieu jusqu'à la fin de l'année, La Ruda est donc passée pour la deuxième et dernière fois en terre alésienne après son passage au festival de la Meuh Folle il y a 4 ans.
Le Musicodrome était bien entendu présent pour y réalisé un live report, et il est désormais consultable dans la rubrique consacrée aux reviews : "Live Report".
Le concert avait lieu le vendredi 27 avril 2012, La Ruda a débuté à 00h30. Vous pouvez vous rendre directement à ce lien :
http://www.lemusicodrome.com/archives/2012/04/29/24124202.html
Bonne lecture ! (Les photos sont signées Olivier Audouy).
13 avril 2012
[Interview] La Ruda s'explique sur sa séparation sur Radio G !
Au mois de décembre dernier, La Ruda relayait sur sa page Facebook le communiqué précisant que son aventure s'arrêtait en 2012, le 15 décembre prochain au Chabada d'Angers. Parti à la chasse aux infos, nous sommes tombés sur une émission radio où Pierrot, chanteur charismatique du groupe, s'est confié à la Radio G ! (radio locale d'Angers)...
C'est un peu entre amis que Pierrot, chanteur de La Ruda, a participé à l'émission Ca dégouline dans le cornet de Radio G ! (101.5 FM à Angers) le 8 Avril dernier. Parmi ces 1h10 d'interview, Le Musicodrome a sélectionné quelques extraits pour expliquer particulièrement les raisons de leur séparation.
Cela aurait fait 20 ans en 2013, ça commence à dater. 10 albums, 1000 concerts, des tournées au Québec, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, au Japon... La Ruda, c'est un monstre de la scène alternative française qui va bientôt quitter les planches. En tous cas, Pierrot souhaite que le groupe "choisisse sa petite mort" : "La Ruda n'a plus la vocation d'un groupe qui était caractérisé par son punch, sa jeunesse. Il ne faut pas oublier que La Ruda c'est l'histoire d'une énergie, d'un investissement". Faisant de nombreuses allusions au passé, l'originaire de Saumur se montre aussi nostalgique : "lorsqu'on a commencé La Ruda, on ne savait pas faire de la musique, on n'était pas musicien ! On cherchait à refaire comme la Mano Negra ! L'aventure a commencé comme ça... On a beaucoup tourné dans les bars de Saumur, ou on allait taper la manche ou camper devant des festivals locaux. Mais ce n'est pas parce qu'on est plus passionnés que l'on arrête !".
D'autant plus que, selon lui, "La Ruda est en sur-régime depuis quelques temps déjà". Avec 5 albums sortis en 6 ans, il apparait désormais incontournable de jouer, beaucoup jouer : "pour exister économiquement, il faut enchainer les dates, sortir des disques". D'ailleurs, le groupe s'est posé la question de sortir, ou non, "Odéon 10/14" : "on s'est demandés si, en 2011, il ne faudrait pas faire une pause de 2 ou 3 ans, pour après repartir. Mais comment savoir où en seront nos vies ? Alors on s'est dit qu'on pourrait prolonger le plaisir d'un an avec un dernier album à défendre". Et pour finir en feu d'artifice, La Ruda se paye ainsi une tournée d'adieu avec plus de 70 dates.
La décision d'arrêter, elle, avait ainsi pointé le bout de son nez depuis quelques temps déjà. Après, "ce genre de choses, ça se sent" ajoute Pierrot, "la décision ne s'est pas imposée, elle était en nous". La première rupture est arrivée en 2006, lors de la sortie de l'album "La Trajectoire de l'Homme Canon". En reconnaissant que cet album "a moins marché que les précédents", Pierrot poursuit : "on n'a pas sentis les gens derrière nous. Par conséquent, une question a été soulevée : sommes-nous au bout du projet ?". Conscients que le groupe doit évoluer, les huit zikos de La Ruda ont donc choisi de "décrasser" leurs compos avec le passage (plus que réussi) en acoustique. Pierrot avoue que "le groupe s'est mis en danger, mais que cela a apporté de nouvelles sonorités".
Un certain renouveau de La Ruda à travers "Les Bonnes Manières", et un juste équilibre trouvé sur l'excellent "Grand Soir", voilà la recette magique. Mais amateur de bonnes choses, Pierrot confesse que "l'électrique, c'est quand même la base de La Ruda. Donc sur "Odéon 10/14", l'ouverture s'est encore creusée". La Ruda ré-inventée, pourquoi alors arrêter ? En toute franchise, Pierrot reconnait "qu'artistiquement, La Ruda est au bout de son histoire et le groupe ne peut plus s'envisager à temps plein".
Amoureux de la scène, le groupe tire la langue. Pierrot conclue "on a commencé avec un état d'esprit, on a envie de s'arrêter avec un état d'esprit identique. 10 albums, ça prend de la place dans une vie... On n'est plus sûrs d'être neufs et motivés".
Et quand l'animateur lui demande quel dernier mot il adressera au public d'Angers, Pierrot dit un simple "merci" mais terriblement sincère.
Dans la sueur, la vapeur et le bruit, on ne peut que leur répondre la même chose. Un grand merci !
Pour les internautes souhaitant en savoir beaucoup plus du passage de Pierrot sur la Radio G !, vous pouvez écouter l'interview dans sa totalité (1h10) par ici : http://www.radio-g.fr/node/1055.
Vous y découvrirez comment La Ruda choisit ses sets live, quelles surprises elle vous réserve pour son concert d'adieu (enfin, des pistes !), la réaction des médias face à l'annonce de la séparation du groupe, leur petite histoire avec le restaurant du Trianon, les coups de coeur du groupe, et éventuellement l'après Ruda !
Pour cela, il faut écouter l'émission des dégoulineurs à l'adresse indiquée. Bonne écoute !
07 décembre 2011
[News] La Ruda tire sa révérence...
Après Stupeflip il y a 2 semaines, un autre groupe présent sur Le Musicodrome a décidé de presser le bouton stop : La Ruda vient d'annoncer par communiqué officiel que son aventure prendrait fin en 2012. Plus un hommage qu'un article relatant la séparation, je me sentais obligé de passer par là...

C'est bien sûr avec un peu de peine qu'une telle nouvelle est apprise. Je ne le répétera jamais assez mais, Le Musicodrome, a été créé en 2008 suite à une envie soudaine d'écrire des chroniques. Et le premier album chroniqué ici a été un album de La Ruda. D'ailleurs, même si à l'époque les critiques étaient très sommaires, l'intégralité de leur discographie avait été passée au crible. Vous l'aurez compris donc La Ruda, ancienne Ruda Salska, est le groupe qui a bercé ma jeunesse (et celle de beaucoup de personnes) durant les années 2000. Des débuts en fanfare en 1996 avec "Le Prix du Silence" et d'entrée ses brûlots ont passé les générations avec aise comme "Unis", "Trianon", "Le prix du silence", "Roots ska goods". Au fil des cd's, La Ruda a su garder cette capacité à créer des hits à chaque album en mettant un bordel monstre durant ses concerts. Et ça, tous les groupes ne peuvent pas en dire autant. Écouter un cd de La Ruda ou de Massilia, c'est partir de bonne humeur le matin. "L'art de la joie" (1999) m'avait littéralement catapulté à l'époque alors que "De simples choses" avait réveillé les sens. J'ai sais c'est bête, mais de nombreux albums de La Ruda sont synonymes d'éléments importants dans ma vie. Je ne les étalerais pas ici, cela ne regarde que moi, mais on a tous plus ou moins su lier à un moment donné des affinités avec des groupes. Ils ont ce petit "quelque chose" qu'un autre n'a pas. Cela peut se justifier ou non, mais sur le fond, peu importe.
Avec son rock cuivré et impulsif, le groupe n'a jamais dérogé à la règle. Il a eu des hauts et des bas, comme tous les groupes, d'autant plus qu'il a su se remettre en question objectivement. A bout de souffle en 2006 après "La Trajectoire de l'Homme Canon" et les choses ayant fait leur temps, je ne pensais plus que La Ruda pouvait me surprendre. Pourtant, le passage à l'acoustique sur "Les Bonnes Manières" et surtout l'énorme "Grand Soir" (2009) m'avait remis une sacré claque.
Devenu de loin le groupe référence du ska français dans les années 2000, on s'imagine toujours que les groupes qui nous ont marqué ne s'arrêteront jamais. Ils doivent garder en eux le symbole de nos années folles. Avec 10 albums et plus de 1000 concerts, on leur confère très vite un statut d'intouchable. "Dans la vapeur et le bruit" nous ont-ils appris, au souvenir des nombreux pogos effectués au milieu de leur rock'n'roll lors des 7 concerts que j'ai pu faire. Pourtant le temps passe. Nous grandissons, nous évoluons. Ce que l'on a tendance à oublier c'est que, eux aussi, finissent par vieillir. A la fin de l'année 2012, ils fêteront leur 20 ans d'existence pour mettre un point final à leur activité musicale.
Comme si cette décision était déjà enterrinée depuis un petit bout de temps, "Souviens-toi 2012", extrait de leur dernier album "Odéon 10/14" (2011), aurait du nous mettre sur la voie. Il faut dire qu'à l'époque, l'interprétation du morceau laisser perplexe. En 2011, que pouvons-nous retenir de 2012 alors que l'année n'est pas passée ? Aux épopées passées chez Léon, au Trianon, 2012, année de la séparation, trouve finalement sa source dans le refrain : "il aurait fallu fêter ce jour au Fouquet's, mais cela faisait vraiment trop cher... Mais aucune importance, le vent avait tourné et on était heureux".
"Souviens-toi 2012", ou plutôt comment annoncer en musique la fin d'une aventure collective. Avec des souvenirs plein la tête, La Ruda va s'arrêter précisément le 12/12/2012, là où tout avait commencé, à Saumur. Rock'n'roll à souhait, il nous restera au moins l'art de la joie. C'est ce qu'ils nous ont toujours appris...
10 mai 2011
[Concert] La Ruda en concert pour les Ultras Marseille
La Ruda, malgré sa naissance à Saumur, a toujours été supporter de l'OM. Et donc...

La Ruda vient effectuer, comme il y a quelques années, un concert dans le local des Commandos Ultras marseillais du Virage Sud le vendredi 27 mai prochain. En effet en 2007 le groupe avait déjà présenté son show issu de La Trajectoire de l'Homme Canon dans le très intimiste local des Ultras à Marseille. Dans un premier temps reporté, il a finalement été calé au 25 Novembre 2011.
Pour ceux qui seraient intéressés : l'adresse c'est le 180 boulevard Rabatau, 13010 Marseille.
Le prix est de 12€ et précision importante, il n'est pas réservé aux abonnés du virage, il est ouvert à tous !
Massilia Sound System avait déjà fait office dans leur local.
27 avril 2011
[Live] "La Parade de Gordon Banks" La Ruda
Un petit live pour la route... Ca ne fait jamais de mal. Extrait de leur avant dernier album "Grand Soir". C'est la nouvelle version acoustique de La Ruda. Live enregistré lors de leur passage au Printemps de Bourges en 2010.
18 mars 2011
[Chronique] "Odéon 10/14" La Ruda (2011)
Vous rêvez d'organiser une soirée entre amis avec LE cd adéquate ? Parfait, cette chronique est faite pour vous ! Au menu : conseils pratiques, culinaires et musicaux. Oui, je suis aussi là pour parler un peu "musique".

(Pochette "Odéon 10/14" - La Ruda)
Depuis l'époque de chez Léon, au Trianon, La Ruda a toujours essayé d'intégrer de nouveaux ingrédients à sa recette "salskesque" malgré plusieurs périodes dans sa discographie. Passons à table avec Odéon 10/14, le tout dernier plat mijoté de La Ruda en 2011. Ou du moins essayons.
Tout d'abord, quelques conseils à donner pour ne pas se taper un bide pendant le repas.
Apprendre à donner l'impression de maîtriser l'histoire du groupe :
Avant tout, il est nécessaire de faire un petit rappel pour les incultes comme moi qui en soirée questionnent sur des groupes, a priori ultra connus, mais qui ne font pas partis de mon humble existence. La Ruda propose une cuisine simple, soignée, et sait tirer le meilleur parti des ingrédients disponibles. Un constat indiscutable après Grand Soir (2009).
Attention au vice :
Par exemple, si des invités me posent des questions sur l'album précédent, il faut que je sache répondre. Grand Soir symbolise cette fraîcheur retrouvée, ce fameux nouveau départ tant espéré composé de produits cueillis à maturité. Une dégustation pleine de franchise tout aussi épatante par ses ingrédients : un rock cuivré entre le swing et l'acoustique servis sur petits fours. On en redemande. Voilà pourquoi Odéon 10/14 est attendu au tournant, le couteau entre les dents et la serviette autour du cou !
Il faut savoir mettre de l'eau dans son vin, même si c'est pêché :
Si La Ruda a toujours voulu prendre son temps pour concocter ses nouveaux albums, impossible de ne pas souligner que Odéon 10/14 arrive relativement tôt par rapport à d'habitude. Sortir un opus devant tenir la dragée haute au précédent est quelque chose de délicat. Si les blancs ne montent pas, adieu la chantilly !
Toujours formuler un premier avis, même hâtif, pour montrer qu'on ne campe pas sur ses positions :
Et malheureusement on risque d'être privés de dessert. Finies les longues heures de préparation en cuisine pour réaliser toutes sortes d'accompagnements. Terminées aussi la légèreté et la petite touche personnelle dévorées sur Grand Soir.
Passons au concret désormais. A vous de voir comment vous préférez gérer votre repas. Pour accueillir vos invités, je ne peux que vous conseiller de servir des tapas type Gambas Pil-Pil, façon crevettes sautées au piment. Si vous êtes d'humeur plutôt maussade pour ce tant espéré vendredi soir, écoutez directement "Souviens Toi 2012". Ok, vous pouvez vous attendre à des jeux de mots douteux sur ce bon vieil oncle Joe, mais sa pêche aura sûrement le don de vous réveiller pour faire le meilleur effet sur vos invités. Un morceau à l'ancienne qui rappelle les bonnes soirées avec la bande à Pierrot, où les cuivres au premier plan poussent à sautiller. Si vous n'arrivez pas à vous contrôler, essayez toutefois de poser les tapas avant. Un accident est si vite arrivé et ce n'est que le début de soirée.
Pendant que vos amis déposent leurs vestes, diffusez en douce "Le prix de la corde". Il ne faudrait qu'une partie des convives aient l'idée de se pendre en écoutant le refrain "allez vous faire pendre !". Des sonorités comme La Ruda nous en a proposé des tonnes par le passé, pas de réelle innovation musicale mais un rendu assez comique dans les paroles.
Ni vu, ni connu, il faut rattraper le coup et faire plaisir aux mecs avant qu'on y ait droit toute la soirée : un peu de foot pour clore le sujet et surtout les souvenirs d'une jeunesse dorée qui a oscillé entre bières, filles, Platoch', OCB, les Bérus, puis La Ruda Salska à l'affiche quand même ! Une belle rétrospective ce "1982" à coup de "et tant pis si le temps passe, ça veut dire que je suis en vie... et tant pis si la nostalgie n'était plus ce qu'elle était avant". Vous surprendrez toujours un de vos amis rassurer sa copine "mais non ma puce, je n'étais pas encore avec toi". Ne pas relever cette phrase si vous ne voulez pas que ça se retourne contre vous.
Plaît-il ?
Oubliez ce léger désagrément en remplissant les chopes de vos hôtes, libre à vous d'y verser le contenu que vous jugez judicieux selon la tournure souhaitée de la soirée. Pour accompagner l'apéritif et les tapas, amenez sur des triangles de pain alternant tomate, jambon et fromage frais. Profitez-en pour écouler le très moyen "Titi Rose au cœur" un peu trop mielleux, comme si le groupe avait oublié sa patate au vestiaire et manquait réellement d'entrain. Le retour de l'électrique du côté des guitares dénature un peu la nouvelle identité que s'était façonnée le groupe. Attendez surtout de voir si quelqu'un relève cette subtilité. Si personne ne la signale, la voie est libre ! Vous renforcerez ainsi votre réputation de "connaisseur". +1.
La deuxième tournée est déjà servie que "Encore une fois" appelle la suivante. Vos voisins de table se demandent alors si La Ruda ne se serait pas inspirée de La Souris Déglinguée. Notamment avec ses saxos stridents de vieux punk festif de la fin des années 80 . Un morceau en trompe l'œil puisqu'il se termine sur des airs de valse. Non, ce n'était pas La Souris Déglinguée. On a du mal à reconnaître La Ruda aussi. Bref.
Arrêter de parler. Voilà désormais votre objectif du moment présent. Ne plus penser à la musique durant quelques secondes et amener l'entrée. Il faut innover. Et ne pas se planter putain. Toujours la même histoire. On se tutoie désormais. Après quelques verres c'est toujours mieux. Alors pose toi, respire un bon coup et pense à ta foutue salade que tu n'as pas préparé. Quel con. Tant pis, pas d'autre choix. Tu te balances un bon "Johnny John Wayne" très swing/acoustique, ce que tu aimais tant sur Grand Soir. Ça fout la patate ! N'oublie pas de la sortir du four non plus. "Vas-y mon cœur, vas-y grand, je veux du western !". Oh ! Ne force pas trop le poivre en dansant dans ta cuisine, ça ne pardonne pas. Pense à tout mettre surtout : une salade à la russe doit être complète.
Je te répète la recette, à voir ta tête, je ne suis pas sûr que tu te souviennes de tout.
Pour 4 personnes : 550 g de pommes de terre, 1 carotte, 3 cuillères à soupe de petits pois, 1 poivron vert, 1 oignon doux (haché menu), 400 g de cœur d'artichaut (coupés en quartier), 2 cuillerées à soupe de câpres, 8 cornichons (hachés), 8 olives noires (ne pas en manger en route), 1 piment (on va éviter). Je te conseille de servir cette salade russe avec une bonne mayonnaise. Je ne t'explique pas comment fait-on une mayonnaise...
Arf mais c'est trop long à faire. Tu vas jamais t'en sortir. En plus tu as la nièce de ta frangine, 14 ans, qui est toujours au milieu. Mets la piste 5, tu verras, elle va aimer. C'est "Un été en Angleterre". Écoute bien, La Ruda fait du punk/rock maintenant ! Allez, remballe ton skate et va faire un tour.
Concentre toi un peu. Tu ne vas pas rester là, devant ton pauvre saladier, à te lamenter sur ton sort. Ça commence à gueuler dans le salon, tes invités ont faim ! Un autre whisky ? Ce n'est pas nécessaire. Tu le sais que tu ne pourras pas terminer le repas. Mais c'est qu'il s'en moque ! Il ne m'écoute plus ! Oh ? J'abandonne.
Il met "Odéon 10/14", titre éponyme de l'album, et savoure probablement le meilleur passage du cd. La voix de Pierrot est douce, la mélodie te rentrant dans la tête à n'en plus finir. Une dose de cuivres maîtrisée, une basse ronflante et une ballade que l'on aurait aimé voir se répéter un peu plus. Comme pour se sevrer de musique, "L'homme aux ailes d'or" finit par emboîter le pas. Lui aussi, mixant des influences de 24 images secondes (2004) et de Grand Soir, La Ruda montre que musicalement elle sait encore proposer un rock'n'roll comme elle en jouait en s'essayant également sur des sonorités plus pop.
Le désespéré d'un soir est absorbé par ce qui l'écoute, il en a même oublié sa soirée. J'ai beau tenté de le remuer, c'est ce qu'il faut toujours faire (= l'acharnement). Son esprit s'agite, "Baisers français" vient briser le silence. Il se dit que ce morceau fait un peu réchauffé et rappelle fortement Grand Soir.
Puis le déclic s'opère. Il monte le son et bondit dans la pièce voisine. Enfin ! "Cabaret Voltage" à pleine puissance. Un rock comme on l'aime, un rythme effréné, un Pierrot au chant qui met toute son énergie dans ce morceau... enfin un track à la sauce Ruda. Ah ? Mince, alors. C'est le premier du cd. Sur 12, c'est peu.
Il finit par enfin ouvrir la bouche.
Il est pas si mal ce Odéon 10/14 ! (oui, les limites finissent toujours par ressortir)
Pas si mal ? Assez répétitif, peu de morceaux qui se détachent de l'album, manque d'audace et de renouvellement. On a comme l'impression que c'est La Trajectoire de l'Homme Canon (2006) et Grand Soir mélangés ! On croyait que tu connaissais bien La Ruda, mais en réalité...
Oui vous avez raison. Il est décevant cet album. Ils nous ont habitué à mieux.
Bon... on se commande des pizzas ?

LE CD DANS LE DETAIL
L'album :
1) Cabaret Voltage
2) Baisers français
3) Souviens toi 2010
4) L'homme aux ailes d'or
5) Un été en Angleterre
6) Odéon 10/14
7) Titi'Rose au coeur
8) Encore une fois
9) 1982
10) Johnny John Wayne
11) Le prix de la corde
12) Candide Charlotte
Durée : 42 minutes
Album : 8e
Sortie : 21 mars 2011
Genres : Rock / Ska / Acoustique
Article également disponible sur : www.discordance.fr
NOTE : 12/20
04 mars 2011
[News] La Ruda dévoilera "Odéon 10/14" le 21 mars prochain
En décembre dernier je vous parlais de la sortie du 8e album de La Ruda pour le printemps prochain. C'est officiel, "Odéon 10/14" sortira le lundi 21 Mars. Bien en avance.

(Pochette "Odéon 10/14" La Ruda -2011-)
C'est assez surprenant puisque cette sortie arrive seulement 2 ans après celle de "Grand Soir". D'habitude La Ruda prend un peu plus de temps pour réaliser ses albums... "Grand Soir" avait en tout cas symbolisé le renouveau du groupe avec les nouvelles tendances plutôt "rock/swing/acoustique". Ces dernières donnaient un sérieux coup de frais sur le son du groupe. Revigoré d'une seconde jeunesse, la question du temps consacré à la réalisation de cet opus laisse donc perplexe. Habitué à lessiver toutes les salles de concerts du pays, La Ruda n'a guère eu le temps de se reposer suite à sa précédente tournée. On attendait donc cet album un peu plus tard... Ceci dit cela reste toujours de bonnes nouvelles.
Mais La Ruda va-t-elle réussir à proposer un successeur de "Grand Soir" digne de ce nom ou va-t-elle retomber dans ses travers ? C'est la question que l'on peut réellement se poser.
Si la sortie est prévue le lundi 21 Mars 2011, la chronique de cet opus sera en ligne le vendredi 18 Mars puisque je m'y penche en ce moment-même dessus.
Pour ne pas vous laissez sur votre faim, trois minuscules news en plus de la date de sortie :
1) La pochette de "Odéon 10/14", très ressemblante à "Grand Soir", sauf que le fond est vert au lieu d'être bleu.
2) Le nombre de tracks : 12 titres.
3) La durée : 42 minutes.
Pour le reste, vous avez déjà le premier clip "L'homme aux ailes d'or" disponible dans la rubrique "La Ruda" et enfin une bonne dose de patience pour attendre tout ça !
24 décembre 2010
[News] La Ruda en route vers un 8e album pour mars 2011 !
Tout juste 2 ans après avoir sorti l'excellent Le Grand Soir, La Ruda enchaîne avec Odéon 10/14, 8e opus de l'histoire du groupe pour Mars 2011. Et une tournée dans la foulée.

(Source Photo : Nicolas Auproux)
Alors que la rumeur courait comme quoi l'expérience acoustique du groupe, même réussie, marquerait probablement la fin de la belle aventure de La Ruda, un 8e album est en train d'être réalisé. Mieux, la sortie est fixée au mois de Mars prochain.
Il faut dire que l'on ne s'y attendait pas vraiment à ce nouvel album, mais que voulez-vous, ce genre de nouvelle fait toujours plaisir à entendre !
Un premier extrait/clip est déjà disponible, il s'agit du morceau "L'homme aux ailes d'or" ! Difficile à dire quel tournant va prendre La Ruda. Il semblerait que le côté acoustique soit à nouveau mis de côté pour revenir à un rock plus traditionnel parsemé de cuivres où la voix de Pierrot est plus en avant. L'état d'esprit "ska" est préservé, on retrouve un peu cette lourdeur "positive" donné au morceau comme dans les compos de 24 images secondes. Dur d'en dire plus, il faudrait écouter plusieurs extraits pour juger ! Surtout, élément fondamental : le morceau n'est pas mixé. On vous propose toutefois de vous faire une idée par vous même en matant la vidéo de "L'homme aux ailes d'or" issu de l'enregistrement.
TOUR
Retrouvez les dates sur : http://www.myspace.com/larudaofficiel
09 mars 2010
[Clip] "Pensées Malsaines" La Ruda
07 novembre 2009
[Mise à jour] "Spéciale La Ruda"
La Ruda avait été le premier groupe étudié sur Le Musicodrome, celui qui a lancé ce blog depuis presque deux ans maintenant. L'occasion d'y revenir dessus, de dépoussiérer quelques vieilles news et de faire un long remake.

- Ajout Biographie : curieusement nous l'avions zappé à l'époque
- Retouches et Mise à Jour : Chroniques des 7 albums studios
- Ajout "Session Live" : Album "En Concert" (2000) en libre écoute
- Ajouts Albums : La Trajectoire de l'Homme Canon (2006) + 24 images secondes (2004) + Passager du Réel (2001) en libre écoute
- Recalibrage des formats vidéos : OK
- Justification : de tous les articles parus






















































