10 mai 2012
[Chronique Express] "Tous m'appellent Shu" Shurik'n (2012)
Inutile de présenter Shurik'n : son activisme depuis près de 25 ans dans le groupe de rap marseillais IAM lui confère une reconnaissance inébranlable dans le paysage du hip hop français. Malgré les secousses qu'a connu le crew entre l'ombre et la lumière, Shurik'n n'a pourtant jamais cherché à profiter de sa côte de popularité en jouissant d'une carrière solo peu développée. Tout à son honneur, le rappeur "Jo" a attendu 14 ans pour sortir le successeur de son premier album "Où Je Vis".
"Tous m'appellent Shu" : une marque bien personnelle pour présenter son deuxième essai. Il faut bien que le MC marseillais mette son projet en avant tant les médias spécialisés ont fait table rase autour de la sortie de l'album. Pourtant, avec ses 15 nouveaux titres, Shurik'n a un sacré défi à relever. Il laisse derrière lui une pépite dont la qualité a été très peu égalée ces dernières années dans le paysage français : "Où Je Vis" avait mis KO debout un auditoire qui le connaissait pourtant à travers IAM.
Adepte d'un rap très minimaliste, Shurik'n avait donc placé la barre très haut pour son nouveau bébé : malheureusement, la première écoute calme nos ardeurs. Si le marseillais n'a pas lésiné sur la durée de l'album (quasiment 1h), ce dernier oscille sur du bon et du moins bon. Adepte d'une instru maîtrisée et jamais dominante sur le flow du MC, Shurik'n déçoit dans le sens où il réutilise, en grande partie, les ingrédients à succès de son premier cd. Il est clair que j'entends déjà des voix s'élever : comment justifier le fait que l'album soit moins bon alors qu'il y a des similitudes avec le premier ? Probablement car Shurik'n ne prend pas de trop de risques sur cet album. La surprise, elle, est restée dans les tiroirs.
Du côté des textes, ils sont toujours très bons... mais se montrent surtout très noirs. Il manque, dès la première écoute, le petit ingrédient qui fait que l'on va rester scotchés contre les enceintes. L'ouverture est en demie teinte : Tous m'appellent Shu manque de peps et croule sous des beats finalement assez simplistes. A ce titre, plusieurs compos comme La Même Chose ou Fugitif 2, malgré le featuring de Samm, n'apportent rien de nouveau à l'univers musical du rappeur. Et lorsque le MC veut prendre ses aises comme sur Tant Que Le Clic, la mayonnaise ne prend pas. Enfin, si les retours n'étaient pas forcément positifs à propos de son premier extrait présenté sur la dernière tournée d'IAM, MC conserve toute sa nonchalance.
Finalement, après plusieurs écoutes, ce sont les morceaux plutôt oldschool qui font mouche : malgré un album inégal, il serait insensé de ne pas reconnaître que plusieurs brûlots se détachent de cette galette. Avec des instrus enfin efficaces, Une Flamme dans le Noir ou Dans le Ciel rappelle la bonne époque. Avec Faut Que Je m'échappe, les tams-tams de l'Afrique sur un beat salvateur, vont faire secouer les têtes. Toujours particulièrement appréciés, les tracks personnels de Shu ne manquent pas de force (Mon Fils, Tranche de Vie) même avec des mélodies assez cycliques. La hargne et la fureur jamais bien loin, Bombe le Torse marque un point. Le délire plus funky avec son acolyte Akhenaton sur Le Sud apportera, lui, un peu de fraîcheur à l'album.
La déception a pris le pas sur le reste... Il est évident que 14 ans après l'énorme "Où Je Vis", les espérances de voir un second coup de maître par une des têtes pensantes d'IAM étaient là. Croissantes avec le temps, elles se sont presque évanouies en un souffle. L'album n'est pas mauvais en soi mais il est clairement en demie teinte. Pas dit que les amateurs d'IAM y trouvent leur compte...

(photo issue de "Le Blog Consacré au Groupe IAM)
LE CD DANS LE DETAIL
L'album :
1) Tous m'appellent Shu
2) Une flamme dans le noir
3) Fugitif 2 (feat. Samm)
4) Dans le ciel
5) Bombe le torse
6) La même chose
7) Ici
8) Mon fils
9) Faut que je m'échappe
10) Vivre (feat. Saïd)
11) Tant que le clic
12) Comme vous (feat. Akhenaton & Saïd)
13) Le Sud (feat. Akhenaton)
14) MC
15) Tranche de vie
Durée : 58 min
Album : 2e
Sortie : 23 Avril 2012
Genre : Rap
Similaires à : IAM, Faf la Rage, Akhenaton...
NOTE : 11/20
Morceau "Dans le ciel" Shurik'n :
05 avril 2012
[Chronique Express] "P'alante !" Muyayo Rif (2012)
Lorsqu'on parle de groupe de rock espagnol festif, notre inconscient nous fait penser directement aux incontournables Ska-P. Il faut dire que depuis 15 ans, ils agitent toutes les salles de concerts qui ont le malheur de se trouver sur leur chemin, en Espagne et bien au-delà. Depuis quelques années, un petit nouveau creuse son trou dans l'ombre des grands et multiplie les passages en France. L'occasion pour nous de parler aujourd'hui de Muyayo Rif et de la sortie de son nouvel album "P'alante !".
Nous, les français, avons toujours été baignés dans ces groupes aux saveurs latines, où le rock côtoie les cuivres et vous donne une irrésistible envie de faire la fête : la Mano Negra dans les années 80-90, puis Manu Chao en solo, avant que les Ska-P et autres Che Sudaka (pour passer le flambeau aux nouvelles générations) continuent à parsemer nos quotidiens pluvieux.
D'un point de vue musical, Muyayo Rif s'inscrit en continuité des groupes précédemment cités. Originaires de Barcelone, les huit apprentis skateux oeuvrent pour que le groupe ne soit pas une simple copie de ses prédécesseurs. Et pour cela, il peut bénéficier de l'appui de Gambeat (La Ventura/Radio Bemba... avec un certain Manu Chao) qui, en 2007, a largement contribué à la professionnalisation du projet artistique. Un premier album "Construmon" bidouillé en 2010 et voilà que Muyayo Rif se jète dans l'aventure. En France, les premiers sons de cloche ne tardent pas à retentir : leurs premières parties de Babylon Circus sont particulièrement remarquées.
En véritable porte-parole, "La Rebelion del Sin Nada" allume la mèche avec ses embardées aux claviers et sa chaleur latine... avant que des "C.R.I.S.I.S" n'élève le débat. Guitares aiguisées, flow limite rappé, Muyayo Rif a trouvé son slogan pour exploser dans des sonorités très proches, faut-il le reconnaître, de Ska-P : le cocktail est corosif, le rythme bien pesé, chaque banderille est bien placée !
En perpétuelle évolution, les choses ne tardent pas à s'envenimer sur les embardées de "Sigo Mi Camino" où Muyayo Rif va puiser dans des influences plus enfouies, très punk, qui se retrouvent d'ailleurs à plusieurs reprises sur "Libre" ou le revitalisant "Sueno sin Dueno".
Avec une irrésistible envie de piocher dans les racines-même du reggae, on peut se laisser surprendre sur des tracks tels que "Le Garçon du Printemps", très dansant, ou l'excellent "Welcome".
Ligne de basse dévastatrice ("Information") et appel à résistance, Muyayo Rif se bat aussi pour faire passer un message, une vision éclairée sur une société occidentale en pleine crise...
La fin d'album ne fait que parachever cette sensation de rebellion, comme si le titre de la galette "P'alante !" (En Avant !) nous revenait en pleine gueule : "Per Global" conjugue un ska/punk efficace taillé pour le live avant que "Mi Rala" ne prolonge le plaisir...
Si Muyayo Rif est bien conscient qu'il ne révolutionne en rien le genre, déjà sureprésenté, il est tout à fait plaisant de retrouver un nouveau groupe qui essaie de se servir des expériences passées. Revendications positives et en pleine d'ébauche d'énergie, ce "P'alante !" regorge d'ingrédients pour faire la fête, à la maison ou en concert. Que demander de plus ?

(crédits photos : photo issue de www.eldebat.cat)
LE CD DANS LE DETAIL
L'album :
1) I ens venen
2) La rebelion del sin nada
3) C.R.I.S.I.S.
4) Sigo mi camino
5) Libre
6) Le garçon du printemps
7) Sueno sin dueno
8) Information
9) Welcome
10) Por global
11) Mi rala
12) Pal mundo quiero
13) ...
Durée : 50 min
Album : 2e
Sortie : Fin 2011 en Espagne, Février 2012 en France
Genres : Ska / Punk
Similaires à : Ska-P, Che Sudaka, Les Caméléons, etc
NOTE : 14.5/20
Clip "C.R.I.S.I.S." Muyayo Rif
03 février 2012
[Chronique] Séquence découverte, Git "Imagination" (2011)
Si le manque de temps n'est plus un secret et que les chroniques des groupes présents sur Le Musicodrome accumulent les semaines de retard, attardons-nous toutefois sur un album qui tourne en boucle ces derniers jours : une petite perle américaine, Git. Nous avions annoncé le dernier opus du Peuple de l'Herbe en chronique, mais la séance découverte a primé !
GIT "Imagination" (sortie le 14 Novembre 2011) -HIP HOP/EXPERIMENTAL-
Il y a des albums que l'on repère car ils ont une pochette attrayante, alors que l'on serait incapable, au premier abord, de déterminer de quel style il s'agit. Git, ou plutôt "Imagination", fait partie de ceux là. Aujourd'hui, séquence découverte et voyage aux USA au bout de ces 16 pistes. Verdict ? Si ce petit jeu de l'inconnu ne marche pas à tous les coups, cette fois-ci, on a peut être mis le doigt sur quelque chose...
À vrai dire, nous n’avons que très peu d’informations sur G.I.T.. Après avoir été aux côtés des Street Preachers, ce dernier s’offre ici un projet solo plus expérimental et nous plonge dans un inconnu roots où se mêlent hip-hop, house et électronique.
C’est le titre éponyme de la galette qui ouvre le bal. Très psyché et trip-hop, les samples groove résonnent comme un écho avec des « Imagination » torturés. L’accroche reste assez délicate, tant ce premier titre peut paraître brumeux et très différent du reste de l’album, et c’est "Did You Hear Something" qui va donner le ton : saccadé, scratchs et pop très féminine enrobent une piste ravageuse.
L’univers de Git est sombre, mais aux influences multiples : sur "Free World Isn’t It", on retrouve les sonorités hip-hop de son précédent projet agrémentées d’une voix soul. En featuring avec Distrakt, ("Destroy") le résultat est épatant : en moins de 2 minutes, le flow de Distrakt finit par embrasser une mélodie à la limite de la symphonie et du cartoon.
Sur "Higher", en duo avec Big Brooklyn Red, Git a choisi d’abaisser la carte soul. Fervent adepte de mélange de sonorités, l’électronica du premier finit par rencontrer la chaleur dégagée par le second. D’ailleurs, il n’est pas étonnant de retrouver diverses tendances africaines dans ses compositions comme sur "Dreamz" où le synthé donne le rythme alors que différentes percussions se répondent. Une ballade acoustique qui semblera se réitérer sur "If You Just Make Love To Me", mais c’était sans compter les nombreux sentiers qu’a tracé Git. Direction le Brésil, des sifflements entêtant en guise de plat de résistance et des percussions brésiliennes qui donnent un côté samba au morceau. Il s’en ressent une envie sincère de proposer un hip-hop revigoré et vivant en piochant dans l’underground.
Désireux de prouver son éclectisme, Git s’est quelque peu laissé guider par ses envies en fin d’album, au risque de se perdre. Sur des pistes beaucoup plus courtes, le DJ s’est essayé sur des compos plus technos ("Loose It") ou funk ("Up Rock") entre délires électro/hip-hop ("Spaced Out") et tours de manège funky disco ("Nothing Can Stop Me Now").
Même en pêchant par un excès de gourmandises manifeste Git démontre en 16 pistes qu’il a plus d’un sample dans son sac. Et après ce voyage électronique aux quatre coins du globe, on ne peut qu’en redemander.
NOTE : 16/20
LE CD EN LIBRE ECOUTE
Les 6 morceaux qui se détachent de l'album (dans des registres complètement différents) : Imagination, Did You Hear Something, Free World Isn't It, Destroy, If You Just Make Love To Me, Nothinh Can Stop Me Now.
26 juillet 2011
Le Musicodrome a écouté : Cage The Elephant
Si on vous parlait un peu de rock ? La semaine dernière a coïncidé avec une découverte intéressante : Cage The Elephant. Découverte un peu forcée puisque ce groupe passe au Festival Rock en Seine, Le Musicodrome vous fait profiter de nos retours si vous étiez passés à côté de ce petit brûlot.
CAGE THE ELEPHANT "Cage The Elephant" (2008) -INDIE ROCK-

Sur ce coup là, il faut reconnaître que nous avons un sérieux train de retard : sorti en 2008, l'album éponyme de Cage The Elephant a désormais trois ans dans la bouteille. Pire, entre temps, leur dernière galette est sortie. Peu importe, l'album qui nous a littéralement scotché est bien celui-ci. Si aux premiers abords il semblerait que les américains de Cage The Elephant se soient réappropriés le style des Arctic Monkeys, ce constat est cependant très réducteur. Aucune originalité autour de la découverte : comme beaucoup d'autres, Cage The Elephant a été découvert grâce à son hit "Ains't No Rest For The Wicked". Le genre prédominant est l'indie rock, mais le groupe n'hésite pas à dériver vers le punk, le rock ou la pop selon les morceaux. Très rytmné, le début démarre sur les chapeaux de roues : "In One Ear" annonce la couleur. De larges embardées à la guitare électrique, un intensité déjà crescendo avec une certaine originalité dans le chant, aggressif et parfois hurlant. L'explosion sonore de ce premier track ne pouvait guère mieux lancer l'album. Le morceau suivant, "James Brow" s'inscrit quant à lui dans une atmosphère plus 'indie rock', plus proche de l'étiquette générale du groupe. La basse est très incisive, vous perfore le tympan, et pourtant le track dérive à la limite du punk sur la fin. Batterie en ébullition, claviers martelés, pour imaginer un Matt Shultz (chant) hystérique. La troisième piste est le fameux "hit" de Cage The Elephant : "Ains't No Rest For The Wicked". Cette piste provoque une première rupture musicale avec le restant de l'album. Originaires du Kentucky, les membres de Cage The Elephant retrouvent un peu de leur racines avec un track très country en son intro, entre l'acoustique et l'électrique, pour que la mélodie développée ait ce don de vous embarquer dès la première lecture. A la fois attrayant et rythmé, Matt sait s'y prendre... Sur "Tiny Little Robots", le ton augmente d'ailleurs d'un cran : par ses riffs endiablés, on frôle le punk/rock pour finalement dégager une certaine douceur en seconde partie de morceau avec la mise en avant du synthé. De courte durée, un nouveau hit pointe le bout de son nez, "Lotus". En plein dans le registre "indie", "Lotus" alterne, dans la continuité du précédent track, la mélodie et la douceur au détriment de l'intensité. Moins hurlé et plus chanté, les choeurs donnent un côté 'pop' un peu absent jusqu'à présent même si les jeux de basse deviennent dévastateurs ! On enchaîne, pas le temps de lever le pied, "Back Against The Wall" met lui aussi une claque à l'auditeur. Matt démarre quasiment seul au chant pour finalement nous amener en plein coeur de l'Anglettere : c'est le morceau le plus proche des Arctic Monkeys et l'efficacité est le maître mot. L'intonation de Matt donne une seconde peau au track, les mélodies une nouvelle fois très accrocheuses. L'effet est immédiat. "Drones in The Valley" tangue vers un rock'n'roll plus affuté tandis que "Judas" fout une véritable claque ! Impossible de ne pas suivre les déviances psychédiliques de Cage The Elephant, qui peut débuter un track sur des notes douces avant de terminer avec des riffs sales. Chaque track a son identité, aucune visibilité avant d'aborder un nouveau virage. Les deux derniers morceaux, "Soil To The Sun" et "Free Love" ne dérogeront pas à la règle : si le premier est plus 'indie rock', un phrasé lourd fait rappeler le bon temps du rock'n'roll des contrés US, le second a de quoi laisser pantois : Cage The Elephant s'hasarde même sur un punk rétro des années 80.
Cage The Elephant a ce petit truc pour rendre les morceaux bougrement efficaces tout en proposant une réelle originalité dans leur composition : cet opus est à conseiller pour tous les amateurs du genre, on tient là 11 pistes d'une grande richesse qui poussent à la fête. Ils font bien sûr des groupes à ne pas rater à Rock en Seine.
NOTE : 18/20
Le Cd en libre écoute :
28 juin 2011
Séquence découverte : NiT GriT
S'il y a bien un cd qui tourne en boucle depuis une paire de jours, c'est clairement celui-ci : "NiT GriT", opus éponyme du Dj US NiT GriT.

Malheureusement je ne peux pas vous en dire beaucoup plus : à part qu'il est considéré aux USA comme un des Dj majeur dans le domaine du dubstep. Impossible d'espérer le voir en Europe, la quasi-totalité de ses dates sont en Amérique du Nord.
D'un point de vue actu musicale, s'il vient de sortir récemment deux EP's, "Synthetic Heaven" et "The Awakening" en 2010, son opus "NiT GriT" oscille entre l'electronic, l'expérimental, le drum'n'bass et le dubstep. Chose intéressante : il apporte une certaine touche de fraîcheur par rapport à d'autres Dj's qui s'obstinent à ressortir les mêmes samples. Attention, NiT GriT n'hésite pas à mélanger les genres : il se sert par exemple de samples d'opéra sur un de ses derniers tracks "Prituri se planinata" de Stellemara, et c'est d'ailleurs un grand ami de Rusko. Pour revenir à l'album (ce morceau n'est pas présent dessus), il y a une variété certaine au niveau des morceaux et surtout une réelle faculté à scotcher l'auditeur à son casque.
"Squits and Giggles" est saturé tout en frôlant l'ethno-dub d'High Tone avec des instrus traditionnels pour dériver dans un violent "grime". "12 Gauge" est le morceau incontournable de la discographie de NiT GriT : des coups de buttoirs tortueux qui fait basculer l'écoute dans une autre dimension finalement dominé par un vieux synthé. Quand le calme se profile, c'est que la tempête n'est pas loin ! L'effervescence d'un tel track se répercute directement sur les tympans. "Babylon" est à la fois brûlant et mélodieux avec la prédominance des claviers, roots au départ pour finalement être très "rétro" dans l'âme. "Motif", un son anodin mais qui a été le déclencheur de l'aventure : sur des sonorités très drum'n'bass, il a clairement lancé le ton du restant de l'album, old school, un dubstep sale qui dépoussièrera vos boîtes à rythmnes à n'en plus finir. Petite mention particulière pour le très mélodieux "Lupin" qui en fera chavirer plus d'un...
Bref, commenter un album électronique ne demande qu'une chose en parallèle : écouter !
Vidéo "12 Gauge" NiT GriT :
Vidéo "Squits and Giggles" NiT GriT
Si ces deux extraits vous ont emballé, je vous invite à découvrir NiT GriT sur Grooveshark.
31 mai 2011
Le Musicodrome a écouté : The Prodigy et Danakil
Je tiens à développer cette catégorie un peu délaissée depuis quelques mois, à savoir celle des "Nouveautés Cd's". Le concept est simple : émettre des premiers avis sur des cd's tout frais sortis récemment. Après avoir parlé de Cascadeur et Beady Eye en début de mois, place aujourd'hui à deux groupes complètement opposés dans leur genre mais qui ont attiré notre attention : The Prodigy et Danakil.
THE PRODIGY "World's on Fire" (sortie le 23 Mai 2011) -ELECTRO/PUNK-

L'enfant prodige est de retour avec un nouvel opus live ! Véritable maître du mélange électro/punk, assaisonné d'indus et d'alternatif, les britanniques ont soufflé l'an dernier leur 20e bougie. Déjà ! 21 ans de carrière et seulement le deuxième live, le premier était sorti il y a plus de 15 ans en 1996 ("The Extasy of Violence : Live at Pink Pop Festival Holland"). Entre temps, trois albums sont sortis. The Prodigy est monté en puissance, a gagné en hardcore et continue surtout à intensifier ses concerts. Car c'est littéralement le terme adéquate de cet opus : "World's on Fire" est un immense brûlot qui vous fera monter la température à n'importe quelle saison ! 17 titres sont au programme : une alchimie entre les incontournables et les nouveaux hits du moment. Plus de 1h05 de sons pour vous retourner les sens : on passe un peu par tous les états sur cette galette car toutes les influences musicales du groupe se mêlent astucieusement. Une ouverture qui ravira en tout cas les anciens avec "Breathe" (1996) avant que les tubes du dernier album en date s'enchainent ("Omen" ; "Colours" ; "Thunder" ; "Warrior's Dance"). Il est incontestable que le premier tiers de ce live est calqué sur la tournée de "Invaders Must Die". Entrecoupés à ses morceaux récents, les plus attendus ont également droit à leur heure de gloire. Impossible de ne pas jouer "Voodoo People", mythique, ainsi que "Their Law". Les guitares aiguisées du titre éponyme "Invaders Must Die" renvoient le côté rock du groupe pendant un laps de temps avant que "Smack My Bitch Up" (1997) mette le feu aux poudres. La puissance de morceaux comme "Out of Space" nous remplissent la tête de souvenirs (1992), The Prodigy n'a pas oublié ses "fidèles". Il n'aurait manqué qu'un "Charly" (1991) pour que la fête soit totale ! Pour résumer, ce "World's on Fire" est album live de haute volée, très engagé mais manque un peu de sang frais par rapport aux opus studios. The Prodigy n'essaie pas trop d'écarts sur ses compos, au final on n'est peu surpris de la performance. Autre point important : si vous n'avez pas accroché le dernier album "Invaders Must Die" (2009), préparez-vous à entendre sur les 17 pistes 8 des 11 tracks qui le composent ! A méditer donc. Pour les indifférents de leurs débuts et leurs tendances actuelles, aucun doute : ce "World's on Fire" risque d'embraser vos enceintes tout l'été ! Dernière remarque très intéressante : il est à noter que cet album live est accompagné d'un DVD live, de ce même concert, d'une durée de 1h30, enregistré au Warrior's Dance Festival en Juillet 2010. Il y en a pour les oreilles... et les yeux !
NOTE : 15/20
Le Cd en libre écoute :
DANAKIL "Echos du Temps" (sortie le 18 Février 2011) -REGGAE-

Fondé à l'an 2000, Danakil s'est creusé petit à petit une place dans le paysage reggae français. Le rythme de ses concerts et le lessivage des salles ont fini par conférer une solide réputation au groupe originaire de Marly-le-Roi. Après deux albums studios et un live, Danakil est revenu à l'aube du printemps avec son troisième skeud, "Echos du Temps". "Dialogue de Sourds" (2008) avait déjà montré toutes les bonnes facettes du groupe : un reggae roots marqué par la figure emblématique Balik, entouré d'une section cuivre bougrement efficace. Danakil, c'est une invitation au voyage sur les terres arides africaines et surtout "Quitter Paname" qui lance admirablement l'album. Les doutes sur "L'avenir", les paroles sont toujours pleine de sagesse et chargées d'humanisme. La place des coeurs est grandissante sur cet album, il est aussi agrémenté d'une belle floppée de featuring : Natty Jean, Winston Mc Anuff, Matthew Mc Anuff, Dj Lion et l'inépuisable U Roy. U Roy et Danakil qui nous régalent d'ailleurs sur l'avant dernière piste, "Non, je ne regrète rien", reprise reggae de la chanson d'Edith Piaf. Si le reggae roots produit par Danakil dans un premier temps est dans la lignée de "Dialogue de Sourds", il s'est surtout particulièrement étoffé de nouvelles sonorités traditionnelles d'Afrique. "La Route des Songes" est un régal et vous envoie directement de l'autre côté du miroir, perdu, évasif. Très acoutistique et très "world", on obtient là une des plus belles réussites de l'album. Le constat est sensiblement identique sur "Héritiers du Sort", à coup de riddim "aussi loin que l'oeil peut voir, je ballade ma rétine sur les courbes de l'histoire. Si ça semble dur à croire, la mappemonde se colore à l'encre noire". On voit toute la force de tels morceaux qui ont la réelle capacité d'embarquer l'auditeur parmi les périples du groupe. La création, le désir de renouvellement, Balik s'efforce de le faire : on restera étonnés de voir "Regards Croisés" avec un phrasé plutôt rap ou encore "A tes côtés", très mélodieux. "Media" est une véritable bombe lancée par le duo explosif des Winston et Matthew Mc Anuff. Décapant, fracassant. Danakil nous propose un album plein de surprises : enregistré entre les studios de Tuff Gong à Kingston et de Manjul à Bamako, Danakil a choisi de s'imprégner au plus prés de l'atmosphère qu'il a voulu retranscrire dans l'album. Une réussite. Beaucoup plus soigné et varié que "Dialogue de Sourds", Danakil s'est entouré de pointures internationales pour l'accompagner sur son album. On en redemande ! Le reggae français n'a pas dit son dernier mot, c'est certain. Il y avait beaucoup d'espérances dans Danakil, elles ne font que se confirmer.
NOTE : 17/20
Le Cd en libre écoute :
05 mai 2011
Le Musicodrome a écouté : Cascadeur et Beady Eye
L'actualité des groupes présents sur Le Musicodrome est tellement importante en ce moment, d'ailleurs pas mal de chroniques en retard, ça va venir (les deux prochaines : Chinese Man et Stupeflip), qu'il est plus ou moins difficile de jeter une oreille aux nouveautés de ce début d'année 2011. Hier, je vous ai parlé de Brigitte au rayon des découvertes, mais j'avais envie aussi de vous faire partager quelques albums que j'écoute en ce moment... Vous l'aurez compris, c'est le retour des avis express de la semaine ! Je rappelle les 3 niveaux de chroniques sur Le Musicodrome : le plus courant, les chroniques traditionnelles ; celui qui émerge, les chroniques express ; puis un peu plus rare mais employé, les avis express. Je tâcherais d'en faire plus souvent, c'est promis !
CASCADEUR "The Human Octopus" (sortie le 28 Mars 2011) -POP/ACOUSTIQUE-

Cascadeur. Un nom peu commun qui déjà attire l'attention. La pochette provoque aussi son petit effet : un homme seul, debout dans la brume, avec un casque. Non sans rappeler les Daft Punk, ce nouveau prodige français applique en tout cas le même procédé que ces derniers sur scène. Ne pensez-pas voir à quoi ressemble Alexandre Longo... Il y a en effet beaucoup de mystère, de chaleur autour du cd et de son interprète. On ne sait guère d'où il sort, sauf qu'il a remporté le concours CQFD des Inrocks en 2008 et qu'il a enchaîné des prestations scéniques de haute volée. En résumé, on est incapable de coller une étiquette sur Cascadeur. Un premier album à effet "boule de canon" tant Cascadeur réalise un véritable tour de force sur les quelques 11 pistes du cd. Un cd qui retourne les sens, qui vous fout une immense claque à chaque minute écoulée. Le style peut paraître sur-réaliste tant l'intensité est parfaitement maîtrisée du début jusqu'à la fin. C'est d'ailleurs un genre peu commun aux simples mortels : l'enfant prodige est un maître au piano, il est ainsi présent sur toutes les compos. Entre des carillons, cymbales et quelques grattes bien placées, on flirte entre du Radiohead et Sparklehorse, où le chant est bien entendu en anglais. On sent l'émotion dans la voix douce d'Alexande, on sent aussi toute la lourdeur des morceaux dans la mélancolie et le lyrisme. Longs apartés au piano, une pincée d'électro utilisée avec une cruelle parcimonie, violon et violoncelle ne font que noircir le tableau. Un album délicat, humaniste, à peine tombé de l'arbre et déjà mûr. On ne peut que sortir abasourdi de ces ballades sonores si particulières, si intimistes, que l'on se demande qu'il y a bien encore des artistes débordant de créativité en France. La pop française vient de trouver son nouveau maître : debout, face au public, dans ses allures de cosmonaute, Cascadeur ose "enfin être très émotif, pleurer et trembler visiblement, mais sous sa cagoule". C'est lui qui le dit. Et on le comprend. Un des albums incontournables (du genre) de l'année indéniablement. Personne sensible s'abstenir par contre, ne pas écouter seul dans des périodes de turbulence. Les dégâts collatéraux seraient énormes.
NOTE : 18/20
Le Cd en libre écoute :
BEADY EYE "Different Gear, Still Speading" (sortie le 28 Février 2011) -ROCK/ALTERNATIF-
La séparation du groupe Oasis lors de l'édition de Rock en Seine avait fait l'effet d'une bombe dans le milieu du rock. L'Angleterre en deuil, beaucoup pensaient qu'une page s'était définitivement tournée pour les frères Gallagher. Alors forcément la nouvelle formation d'un des deux frères Gallagher, Liam, avait beaucoup de chances d'être suivie de près dès qu'un premier album allait voir le jour. D'une oreille attentive, la sortie de "Different Gear, Still Speading" fin février dernier a suscité notre attention. En toute logique me direz-vous. N'ayant jamais été un fan d'Oasis, c'était plus aussi par curiosité... Ceci étant dit, les premières écoutes sont assez unanimes : Beady Eye, grossièrement, est Oasis sans Noel Gallagher. Au moins, c'est dit. On retrouve une admiration certaine de Liam Gallagher aux années Beatles, implacable, qui essaie tant bien que mal de renouveler le genre qui finit par être usé jusqu'à la corde. Tantôt rock, tantôt pop, c'est un album qui aura nettement du mal à se démarquer des groupes qui ont voulu rafraîchir le style. L'image de Liam Gallagher et sa popularité transmises directement à Beady Eye, impossible de ne pas reconnaître que cet album est décevant. On s'attendait à beaucoup mieux : les mélodies sonnent comme du réchauffé, un rock'n'roll old school qui tend vers le commercial, toujours un peu de morceaux mielleux au menu. Ceci étant dit cet album n'est pas non plus mauvais, il est chargé de hits comme The Roller où certains regorgent d'intensité (Four Letter World, Beatles & Stone).
NOTE : 13/20
Le Cd en libre écoute :
19 février 2010
Retour cette semaine des avis express
Il vaut mieux en parler "peu" que "pas du tout". Voilà la devise. Même si ces groupes ne sont pas à-proprement dits sur Le Musicodrome, nous avons jugé utile de les passer au crible. Nouveautés ou albums plus anciens, coups de coeur oubliés ou coups de gueule, 5 cd's sont analysés aujourd'hui.
CHARLIE WINSTON "Hobo" (2008) -POP/FOLK/BLUES-
Voilà près de 2 ans que son tout premier album, Hobo, est sorti. Anglais de naissance mais résidant en France, on a beaucoup parlé ces derniers mois de cet artiste, n'hésitant pas à mélanger les voies amorcées par Ben Harper, Bob Dylan ou les influences des 80's. Fidèle à sa guitare mais partant aussi dans de véritables parades piano/voix, Charlie Winston nous épate de plus en plus. Folk, pop, blues, acoustique, tout ne se résume pas autour de ses deux singles à succès, Like a Hobo et Kick The Bucket.
49 minutes pleines, où les variantes de rythmes et de mélodies soulignent la diversité de l'album, très bien retranscrites en live.

MAGYD CHERFI "Pas en vivant avec son chien" (2007) -CHANSON FRANÇAISE-
Impossible de ne pas faire le rapprochement pour ceux qui ne connaîtraient pas... Cette voix, ce personnage, il est incontournable ! En 2007, déjà 4 ans que le mythique groupe Zebda n'existe plus. Les projets se sont développés, les médias ont beaucoup parlé des deux frères, Hakim et Mouss, mais trop peu de Magyd Cherfi. Pas en vivant avec son chien est donc le deuxième album, succédant au déjà très réussi premier opus sorti en 2004, Cité des étoiles. La rupture est consommée, on sent plus d'aises musicales et de distances aussi par rapport au premier essai. Concernant les textes, même engagement, même poigne, c'est fin et léger à la fois. Un régal. Un album résolument plus personnel : un style qui s'affirme, on se dirige plus dans la chanson française, agrémentée d'une bonne guitare sèche, mais aussi d'un violoncelle, piano, contrebasse, tout comme un accordéon.. Lui qui avait récemment participé au dernier opus des Ogres de Barback, on sent que le mélange des goûts et des couleurs lui a fait du bien. Une réussite !

LES NÉGRESSES VERTES "A l'affiche" (2006) -ROCK ALTERNATIF-
Quelques fois on est à la recherche de cds à petits prix, coup de coeur du passé, indémodable. Les Négresses Vertes seraient à mettre dans ce panier. Nous sommes retombés sur ce petit joyau : A l'affiche comprend en effet un double Best Of. 21 titres audio avec les incontournables de la discographie du groupe, mais aussi accompagné d'un Dvd de plus d'1h30 de bonheur. Ça met un petit coup de vieux durant l'écoute, ça a plus de 20 ans, mais honnêtement, ce tout dernier album en date est à mettre en toutes les bonnes mains. Puis on pourra dire ce que l'on veut, en 2010, personne ne les a remplacé.

LES SVINKELS "Tapis rouge" (1999) -HIP HOP-
On s'intéresse peu au hip hop ici... Mais le récent morceau inédit du Peuple de l'Herbe, Monde de merde (2008), en featuring avec leurs potes lyonnais des Svink' nous a poussé à la curiosité d'aller voir ce qu'ils proposaient. Et force est de constater que nous ressortons assez étonnés de cette première écoute. Ce Tapis rouge sonne radicalement différent de ce que la traditionnelle scène hip hop propose. Une réelle volonté de se détacher du lot émerge : humour, second degré à travers des textes percutants, et surtout mélange de styles comme le dub, le punk, et de plus en plus, le rock. Des anciens membres issus de Lab° ou de Freedom For King Kong, forcément ça laisse des traces. Les featurings réalisés avec Les Fils de Teuphu, Parabellum, Le Peuple de l'Herbe, ou encore Enhancer ne font que confirmer nos pensées.

RAMMSTEIN "Liebe ist für alle da" (2009) -HEAVY MÉTAL-
Leur réputation n'est plus à faire, leurs immenses show sont d'une rare performance, mais depuis Rosenrot en 2005 leurs capacités de créativité sont sérieusement montrées du doigt. Rosenrot fut un flop, et la courte pause qui s'ensuit apparue comme irrémédiable. Fin 2009 a donc rimé avec le grand retour des allemands sur le devant de la scène heavy métal, avec craintes pour certains, espérances pour d'autres. La provoc' a été de mise, on en a même trop fait sur cette censure ridicule, il faut reconnaître que c'est un bon coup de pub'. Les offenses envers Rosenrot ont en tous été entendues : Rammstein opère un retour aux sources, clairement plus heavy. Atmosphère assez sadique, Rammstein renoue avec les ingrédients à succès. Cet album est sombre, tortueux, taillé pour le live... Mais plusieurs conclusions ressortent rapidement : si vous n'aimiez pas Rammstein, vous n'accrocherez toujours pas. Pour les fans, on notera des clins d'oeil à Mutter et Reise Reise, et vous vous demanderez comment la métamorphose a pu opérer.

19 décembre 2009
Les avisexpress de la semaine
A défaut d'avoir un temps plus conséquent pour faire une chronique classique, c'est une nouvelle fois les avis express qui reviennent...
BIG MAMA "Debout !" (2009) -ROCK/SKA FRANÇAIS-
Et de quatre ! C'est la nouvelle galette de Big Mama pour cette fin d'année. Pas de réelle évolution présentée, on assiste toujours au mélange rock/ska qui lui colle à la peau... Des efforts ont été réalisés dans la conception de l'album, plus soigné, où le groupe va parfois même fleurter avec des airs de pop, comme aussi côtoyer les frontières du punk avec des emballées sacadées. 39 minutes qui nous laissent toutefois un peu sur notre faim. Debout ! s'adresse surtout aux amateurs du groupe, pas forcément celui à conseiller pour les faire connaître.

KIEMSA "Délices" (2009) -PUNK/SKA FRANÇAIS-
Sorti peu avant l'été, nous n'avions pas encore eu l'occasion de nous plonger sur le nouvel album des bretons de Kiemsa. La claque reçue sur Eaux Troubles avait de quoi nous laisser pourtant trépigner d'impatience pour le skeud suivant... Les tendances punk/ska ont quelques peu été modifiées, Kiemsa va nous balancer des morceaux d'une rare violence à la limite du métal et de l'électro, pour aussi s'essayer sur des compos plus pop/rock. Un rendu plus hétéroclite qui ne nous déplait pas. Kiemsa a su travailler l'après Eaux Troubles pour nous dégoter un Délices réussi. A conseiller également pour ces show enflammés.

PHOENIX "Wolfgang Amadeus Phoenix" (2009) -ROCK-
Cinquième opus pour les frenchies de Phoenix que l'on ne présente plus... Un album lui aussi sorti juste avant la trève estivale, et c'est avec un peu plus de recul que nous l'avons abordé. Au delà des singles qui ont énormément tourné en boucle ces derniers mois, on ne se lasse pas d'écouter ce Wolfgang Amadeus Phoenix.
Le groupe reste essentiellement dans le même ton en proposant une pop rock assez proche de l'anglaise, tout en venant y apporter des touches piochées dans l'électronique et l'alternatif. On n'assiste peut-être pas à la meilleure production, mais l'on se régale toujours à le ré-écouter.

RIDAN "L'un est l'autre" (2009) -CHANSON FRANCAISE-
Beaucoup le connaissent grâce au célébre morceau L'agriculteur, sorti en 2004, et un prix en 2005 dans la catégorie album révélation aux Victoires de la Musique... Les choses ont suivi leur cours, et fin février dévoila le nouvel opus. Toujours aussi léger, toujours aussi mélodieux, toujours aussi envoutant, Ridan maîtrise avec merveille la force des mots. De la chanson, de l'acoustique, l'engagement au quotidien et aussi des piques politiques, Ridan offre encore un album de haute volée. Seuls points négatifs : une durée limite (35 minutes), ainsi qu'un style à peu près identique sur les trois albums.

05 décembre 2009
Les avis express de la semaine
Cinq groupes aujourd'hui sous le viseur des avis express de la semaine... En attendant qu'ils arrivent sur Le Musicodrome, vous en saurez un peu plus.
DIONYSOS "Eats Music !!!" (2009) -ROCK ALTERNATIF-
En temps normal, un album best of est moyen. Il fait plaisir car on retrouve des morceaux clés d'un groupe durant son existence, personne ne pourra le renier, mais manque généralement de relief. Hors nous sommes agréablement surpris de ce Eats Music !!!, double cd de plus de 40 morceaux, soit 2h30 de sons. Oui, Dionysos n'a pas fait dans la demie-mesure. Au delà de l'aspect best of, on retrouve des morceaux mythiques remixés, d'autres en acoustique, certains en duo avec d'autres artistes, quelques uns en live, mais surtout des pépites inédites issues de chaque album, méconnues du public. Il est là l'intérêt ! Pour tous les goûts, pour toutes les périodes du groupe, Dionysos nous donne de quoi attendre sagement le nouvel album. A conseiller vraiment à tous les fans du groupe.
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IZIA "Izia" (2009) -ROCK-
Derrière Izia se cache la fille d'Higelin. Oui, par faute de nombreux a-priori, nous avons mis du temps avant d'écouter la galette de la petite Izia. Pourquoi petite ? 19 ans à peine. Mais lorsqu'on se penche tout bonnement sur le côté musical, on se prend une belle claque dans la figure. Chants en anglais, son brut de décoffrage, un rock'n'roll à la sauce d'antan, ce cocktail explosif nous offre un brulot. Oui, nous ne mâchons pas les mots. Sa voix est exquise, sa fougue sur scène sans faille, ça faisait longtemps que la scène française n'avait pas eu une vraie rockeuse à la baguette.
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REVOLVER "Music For A While" (2009) -ROCK-
Trio parisien fondé en 2006, la scène rock française voit apparaître un nouveau groupe en la matière parmi les siens : Revolver. On en a beaucoup parlé dans les médias cet été, pour ne pas parler de buzz musical, alors tout comme Izia, nous avons mis du temps avant de s'y pencher sérieusement. La vague médiatique passée, on écoute... et on en redemande. Même si rien n'a été inventé, on retrouve dans Revolver des airs de Beatles, de la pop, de la folk, de l'acoustique. C'est léger, c'est entrainant, ça repose. On y retrouve même du Bob Dylan. Violoncelle, cœurs, rock'n'roll, le mélange est épatant, il manquerait un peu de subtilité et d'originalité pour que ce soit parfait.
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LES OGRES DE BARBACK "Pitt Ocha aux Pays des Mille Collines" (2009) -SCÈNE FRANÇAISE-
Six ans après le premier volet de Pitt Ocha et sa Pittoresque Histoire, le deuxième volume arrive en cette fin d'année dans les bacs. Nouveau conte puisque ce cd est destiné à des enfants, Les Ogres de Barback ont cette fois-ci rencontré notamment Les Cowboys Fringants, Polo, Tiken Jah Fakoly, Les 17 Hippies, et les traditionnels enfants présents sur les albums Pitt Ocha (mongols, birmans, français, rwandais...). Toujours dans le cadre des associations, un euro sera reversé à l'association parrainée par Les Ogres. Le cd est fourni avec un nouveau conte ainsi qu'un livret certifié et illustré de 70 pages. Pitt Ocha a toujours des saveurs particulières, ce deuxième volet ne contrarie pas la règle.
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MONSIEUR MELON "Même en Hiver" (2009) -CHANSON FRANÇAISE-
Premier album pour ce groupe parisien, intitulé Même en Hiver. Enregistré en 2007 et auto-produit, Monsieur Melon se professionnalise en 2009 et lui permet enfin de sortir sa première galette partout en France. Des tendances swing, acoustique, chanson française, avec des textes à la manière des Hurlements D'Léo, Les Ogres de Barback, ou encore de La Rue Kétanou. Une influence de styles, de genres, on reconnait beaucoup de similitudes. Dommage, ça enlève un peu d'originalité... Cet album s'adresse à ceux en quête de découvertes et amateurs de ce genre de groupes.
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La semaine prochaine, retour des chroniques express...






















































