Le Musicodrome

06 avril 2013

[Live Report] Festival de la Meuh Folle - Jour 1 : La météo fait sa peau de vache | Capra | Alès (05.04.2013)

Le coup d'envoi de la 10e édition du festival de la Meuh Folle a été donné hier soir tambours battants devant près de 1500 personnes. Si l'affluence est un poil en dessous du premier jour de l'année dernière, la Meuh Folle a déjà remporté plusieurs paris : imprégner une bonne ambiance dans ce Capra terriblement froid tout en le rendant plus que vivant pour sa toute nouvelle configuration. Et quand la musique suit, c'est déjà une première victoire.

    

meuh1 (17 sur 49)


Les vendredis soirs procurent toujours cette étonnante sensation : après des mois de préparation et de travail d'arrache pied, la programmation va enfin être passée au peigne fin... Et comme à chaque vendredi soir, l'excitation fut mêlée au doute, aux craintes et cette fameuse appréhension. Cette année, cette tension s'est sentie avant l'ouverture des portes : avec des pré-ventes en demie-teinte, bien malin celui ou celle qui pouvait se prononcer sur les tendances de cette nouvelle édition de la Meuh Folle. Avec un parking mettant sérieusement du temps à se remplir et une météo devenue subitement capricieuse, les premiers festivaliers se sont finalement amassés dans le Capra.

En tous cas cette année est particulière pour la Meuh Folle : des goûts et des couleurs, un bus de jeux, des animations et stands en tous genres accompagnées de quelques vaches ayant jouées le jeu fleurissent un peu partout dans le parc des expositions. Il y a un air d'anniversaire, ça se sent ! Comme si la Meuh Folle, en l'espace de deux soirs, se transformait en véritable fête foraine. Au Moyen-Age, la fête foraine était considérée comme un cabinet de curiosité, un lieu extraordinaire où se côtoient divertissement, rêve, imaginaire et instruction. La Meuh Folle en mode pêche aux canards ? Oui, pourquoi pas. Après tout la Meuh Folle fonctionne comme les fêtes foraines de l'Ancien Temps : ses affiches envahissent les écriteaux, les vitrines et tout autres lieux culturels avant de sonner le glas. Et même s'il n'y a pas de barbe à papa, on peut trouver des cocktails de fruits atypiques les uns par rapport aux autres ou voire même rencontrer l'Amiral Ketchup. Ballade au milieu des allées...

La curiosité Guimbal

meuh1 (2 sur 49)

Vous connaissez peut-être un certain Franck Lantini qui se produisait à travers des spectacles forains. Ce cher monsieur était surnommé 'l'homme à trois jambes". Un phénomène incroyable : trois jambes, deux arrières trains, quatre pieds et seize orteils. Quelques siècles plus tard, Guimbal s'est avéré être, à son tour, la curiosité de cette grande fête. Guimbal a lui aussi une troisième jambe, son didgeridoo, un tambourin en guise de quatrième pied et une panoplie d'instruments qu'il utilise par séquences ou en simultanée. Accompagné d'un harmonica, d'une stomp box et de deux guitares, Guimbal a assuré le show navigant vers différents rivages, entre folk, blues, world et musiques traditionnelles... Et comme toutes les curiosités, Guimbal a ouvert haut la main cette soirée. On a rarement vu autant de monde devant la scène pour une première partie.

Un tour d'auto-tamponneuse avec les Tambours du Bronx

meuh1 (10 sur 49)

Une fête foraine n'est pas digne de ce nom si elle ne propose pas une attraction d'auto-tamponneuse. D'ailleurs, c'est une des choses que l'on veut faire dès que l'on arrive. On pense tous connaître les règles, mais il est utile de rappeler quelques conseils de base : la pratique des autos-tamponneuses est généralement déconseillée aux personnes ne pouvant pas supporter des chocs légers, comme les très jeunes enfants, les femmes enceintes ou les personnes âgées. Attention, elles ne sont pas sur des coussins d'air et ne sont pas équipées de ceinture... C'est arrivé vite et surtout très fort : les Tambours du Bronx, au nombre de dix sept, ont offert une véritable démonstration de puissance. Rien à faire face à cette armée des ombres, chaude et métallique. Enragés et quasi-cyber punk, les Tambours du Bronx présentent toujours une synchronisation dans l'action impressionnante, tapageuse. Les coups sont précis, l'impact métallique est assombrissant, la meute est plus vivante que jamais. Tel un claquement presque industriel, cette partie de passe-passe a été gagnée sans aucune résistance de la part de leurs adversaires. De quoi fêter un double anniversaire après avoir coupé les gaz : celui des 10 ans de la Meuh Folle et surtout la tournée des 25 ans des Tambours.

Merzhin, l'homme canon qui a manqué de poudre

Meuh folle 2013 (44)

Après l'effort, le réconfort. On se pose calmement, reprend ses esprits avant de poursuivre l'escapade. A la recherche d'exclusivité, la Meuh Folle s'est taillée une petite bavette en invitant l'homme canon. L'homme canon reste une attraction atypique, peu présente sur nos terres pour être ignorée. Le spectacle de l'homme canon de Merhzin, essentiellement joué dans la moitié Nord de l'Hexagone, a donc créé la petite sensation. Pourtant par homme canon on s'attendait à voir un show qui décape, qui en jète, un rock festif à la sauce de La Ruda... mais finalement Merzhin a manqué de poudre pour pousser les murs du Capra. L'homme botté et casqué a volé, volé, volé en déviant de sa trajectoire, Plus Loin Vers l'Ouest. Propulsé par des bonnes vibrations de rock breton, Merzhin a envoyé du jus avec Western, Les Nains de Jardin, La Rue Calumet, Liberté, sans pour autant tirer son épingle du jeu. Original et imprégné d'influences celtiques, le show de Merzhin a cependant manqué de hauteur par rapport à ses compos studio.

Le Scratch Bandit Crew, trois prestidigitateurs hors pairs

Meuh folle 2013 (66)

Le turntablism est à la mode, il attire toujours plus les foules (Birdy Nam Nam, C2C...). Le Scratch Bandits Crew s'y essaie depuis plusieurs années et finit enfin par récolter ce qu'il a semé. Mieux, les trois DJ's endossent le costume de prestidigitateurs. On parle beaucoup de C2C, de leurs shows très démonstratifs et de leurs hits à la pelle... Une fête foraine doit savoir jongler entre les disciplines, les attractions mais aussi les spectacles. Le Scratch Bandits Crew est l'apprenti sorcier de la prestidigitation, levier de l'illusionisme. Créateurs de leurs machines hybrides, les trois DJ's se sont entraînés pour créer les illusions qui leurrent nos sens : des effets visuels apparaissent et disparaissent, ils défient la gravité, transforment la matière en samples et tout s'emballe. Le Scratch Bandits Crew ne cherche pas à rendre son tour forcément accessible : ici, nous parlons de maîtrise technique, d'electro profonde presque poétique (Heart Beat), qui alterne des ondes digitales (Scratch Lunaire, World Premiere) et des hits corrosifs taillés pour le live (Do Your Thang, Check It Out). Entre les séquences plus jazzy pour apprendre le scratch (En Petites Coupures...) et les remix faits maison (Requiem For A Dream, Five To One des Doors, Break Ya Neck de Busta Rhymes), le Scratch Bandits Crew a su détourner l'attention du public pour faire parler toute sa dextérité... Seul hic, ils étaient tellement doués en magie qu'ils ont réussi à faire disparaître du set 20 minutes sans que (trop de) personnes s'en rendent compte.

La fête foraine de la Meuh Folle a bien tourné, dans un bon état d'esprit. Mais nous avons aussi envie d'en savoir un peu plus : au Moyen-Age, les traditions de fêtes foraines remonteraient à celles des saltimbanks... Curieusement, HK et les Saltimbanks est à l'affiche de ce second soir. Une préméditation ? 

Meuh folle 2013 (23)


LE VENDREDI SOIR DANS LE DETAIL

Groupes : Scratch Bandits Crew + Merzhin + Les Tambours du Bronx + Guimbal
Date : Vendredi 5 Avril 2013
Ville : Alès (30)
Heure : 20h30 à 2h15
Crédits photos : Cédric Oberlin + Olivier Audouy (galerie photos à venir...)
Avec la participation de : Machy


05 avril 2013

[Portrait de Scène] 10 fois Meuh pour une Vache Folle !

La vache alésienne en est donc à sa dixième édition cette année. Depuis sa création, elle en a vu des vertes et des pas mûres. Et pourtant elle est là, toujours sur ses quatre pattes. Pendant que l'équipe organisatrice 2013 prépare le Parc des Expositions de Méjannes-lès-Alès pour les festivaliers, Le Musicodrome revient sur cette belle histoire de vache qui n'est pourtant pas entachée... 

IMG_4359

L'équipe bénévole en 2010

 Le festival de musique a été créé en 2000 par Lucas et son groupe de copains qui étudiaient à l'Ecole des Mines d'Alès. Certains feront le calcul et se demanderont pourquoi en 2013 c'est la dixième édition. La réponse est simple. Après la première édition, il n'a pas été possible de reconduire l'évènement à Alès. En 2002, quelques uns ont essayé de déporter le festival à Saint-Etienne. Cela n'a pas été la réussite escomptée. S'en suit trois années de pause pour la Meuh Folle. En 2006 les affaires reprennent. Mais pour raconter la suite, les mieux placés sont ceux qui ont donné leur énergie pour l'organiser. On leur a demandé à tous ce qui les avait le plus marqué. 

En 2006, Rémy était responsable logistique, communication et sécurité. Beaucoup de travail pour un seul étudiant. Il raconte le dossier qu'ils ont du monter puisqu'ils avaient peu de soutien pour reconstruire le festival de toutes pièces. Avant d'ouvrir les portes, le déficit était de 90 000 euros. Mais les festivaliers étaient au rendez-vous, et le festival a pu commencer à respirer... En 2007, c'était lui le président. Il fallait assurer la relève. Et pour marquer le coup, Remy a initié une tradition Meuh Folle-ienne : "je suis monté et j'avais préparé un truc à dire du type "je vous aime : ce festos c’est grâce à vous". Je crois l'avoir dit mais j'étais tellement ému qu'ensuite j'ai dit "voilà je vais faire un truc que j'ai jamais fait devant autant de monde ..." et là j'ai montré mon cul." Maintenant vous savez d'où vient cette coutume !

meuh 2011 (1060 sur 846)

La présidente 2011 assumant la fameuse coutûme

L'édition 2008 a été menée à bien grâce à Joris. Les présidents ne vous raconteront pas les angoisses qu'ils ont eu lors de l'installation de la scène, du montage des bars, de la préparation des loges, du planning à tenir, de l'ouverture des portes... Ils ont tous en tête la fin du festival. Quand ils ont enfin pu avoir la certitude que ça s'est bien déroulé. Joris ne déroge pas à la règle : "un grand souvenir c'est après le dernier groupe. Tout le monde se rend compte petit à petit de ce qu'il a fait, que le festos ce n'est pas une histoire de 3 ou 4 personnes mais bien de 50 personnes qui organisent et 2000 personnes qui font la fête. "  

Timidement, il n'aura pas raconté une jolie anecdote de 2008. Notre petit doigt nous a raconté qu'après deux soirs de folie, Joris était bien fatigué. Dimanche matin, le réveil est dur. Il faut encore démonter la scène... En ouvrant les yeux, quelle surprise ! Les copains l'ont déjà fait. Si vous le croisez ce week-end, demandez-lui, il le racontera avec plaisir...

Bruno, ou Burn pour les intimes, nous raconte son ascension dans la hiérarchie de la Meuh Folle. "D'abord, il y a les premiers pas, on est nouveau, il y a le grand Fat qui nous emmène avec lui dans cette aventure complètement dingue [...] Puis LA semaine arrive, investissement du Capra, des soirées de dingues, c'est ouf, on n'a été qu'une petite pierre dans l'édifice, mais on a envie d'y retourner !" L'année suivante, il s'est investit dans le bureau, avec une responsabilité plus grande. Et à l'issue de l'édition 2008, il y avait l'envie de rempiler, Bruno a donc assumé la présidence en 2009 avec Elsa. Là il n'y avait plus le droit à l'erreur mais malgré les hauts et les bas, Bruno s'en est sorti grâve à sa "super co-prèz et l'ensemble du bureau". Lui aussi a montré ses fesses à la fin des deux soirs.

 meuh 2011 (1092 sur 846)

Puis il y a 2010. Cette année-là le festival à 10 ans, mais pas dix éditions à son actif. Les réussites précédentes ne laissent pas l'erreur à Adrien, président, à Antoine dit Titoune qui le supportait à travers son rôle de vice-président. Adrien raconte ce moment particulier qu'il y a entre les membres de l'organisation : "Nous prenons 10 minutes entre nous, nous échangeons assez peu de paroles, nous sommes justes heureux, fiers de voir cette foule qui n'en peut plus de lever les bras au ciel. Nous savourons ensemble les fruits du travail de toute une année..." 

Titoune, lui, détient un record. Il a le plus grand nombre de participations à l'organisation à son actif. En effet il a pu participer aux éditions 2007, 2008, 2009 et 2010 : "Il y a eu tellement de bons souvenirs, entre la conduite sportive des camions, les 2 éditions en tant que photographe, les verres partagés avec Feedom For King-Kong en 2007 et les Fils de Teuhpu en 2008, les sourires et remerciements des festivaliers, les galères qui nous font rire maintenant quand on y repense..." 

Que serait un festival de musique sans bar? Antoine (encore un !) était responsable des bars en 2010. C'est marrant, mais là fin du samedi soir est aussi gravée dans sa mémoire : "Ce soir là on était à l'image des fûts : sous pression. Oaï Star jouait, pour terminer le week-end en beauté. Les deux heures du matin ont sonné, je me suis précipité devant les crash barrières pour profiter des dernières minutes et décompresser d'un week-end magique".

IMG_2773Le président 2013 affichant en 2012

Cela amène à 2011. C'est la révolution. Une fille, Morgane, préside le festival de musique. Cette édition était tout à fait particulière. Tous les records ont été battus cette année-là puisque il y a eu la plus petite affluence le vendredi soir et la plus grande le samedi soir ; "Imaginez donc un peu l’ascenseur émotionnel". On ne sait pas si le fait que la présidence soit assurée par une fille change quelque chose au festival mais en tout cas, ça change la manière dont s'est raconté : "Vendredi à 17h, on n’est pas prêts. Bien sûr que non on n’est pas prêts ! Et pourtant, comme tous les ans, la magie opère et à 18h les festivités démarrent sur les chapeaux de roues… Enfin pas tout à fait. Où sont les gens du vendredi ? Où est le public ? Ça y est, on est plantés. On a planté la Meuh. Pas assez de monde, pas assez de conso, les groupes sont sûrement déçus. C’est la cata." Et au final, même si on y croit plus, le travail mené pendant un an apporte ses fruits : "Qu’est-ce que c’est que tout ce monde ? On a compris. En 2011, on n’aura pas planté la Meuh. Mieux que ça, on a poussé les murs ! Le pied intégral". Elle vous avait prévenu. La Meuh Folle est un vrai ascenseur émotionnel pour ceux qui l'organisent.

Elise, deuxième présidente de l'histoire du festival, raconte d'autres volets de l'organisation : "L'excitation du montage où tu vois tous les bénévoles, qui ne se connaissent pas encore tous entre eux, qui arrivent à travailler main dans la main, les frissons que tu ressens quand les techniciens testent leur système de son le jeudi à la tombée de la nuit et que tu te dis "bon, demain, je ne serai pas toute seule", le moment où avec ta petite clé dans ta petite main tu dois ouvrir le portail extérieur pour déclencher le début du festival, avoir un manager de groupe (c'est-à-dire une personne relativement exigeante !) qui vient te voir pour te remercier."

Le message est passé. Organiser un festival marque à vie et les traces indélébiles qu'il a laissé ne sont souvent que des bons souvenirs. La pression est plus grande chaque année puisque le nombre de réussites augmente. Cette année, c'est à Nicolas de relever le défi. On vous avez parlé de l'affiche déjà, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. Vendredi 5 avril, il y aura Guimbal, les Tambours du Bronx, Merzhin et Scratch Bandit Crew. Et pour finir cette dixième édition, le samedi Scrarecrow, Eiffel, Biga*Ranx et Hk & Les Saltimbanks viendront enflammer la scène du capra.

Article rédigé par Machy.

Propos recueillis par Noémie F, crédits photos : archives de la Meuh Folle et Olivier Audouy.

04 avril 2013

[Review Photos] Gablé et son univers musical à Paloma | Nîmes | 03.04.2013

Pour notre grande première à Victoire 2 la semaine dernière du côté de Montpellier, rendons à Olivier ce qui lui appartient : ses shoots d'Alexis HK ont provoqué un bond des visites enregistrées sur la même journée (presque 300 personnes) et surtout un véritable tsunami de pages vues (855 !). Un grand bravo à lui !
Revenons à nos moutons : Le Musicodrome était ce mercredi à Paloma pour assister au show de Gablé et leur univers musical rempli d'instruments en tous genres. Rock, indie, electro, un bricolage musical qui se transforme à chaque morceau en véritable ovni pour un spectacle qui a d'autant plus permis de présenter le second opus sorti au printemps dernier. Avec son sac sur le dos, Olivier Audouy est de nouveau parti en chasse aux clichés. Sélection de cinq photos pour illustrer cette review, la galerie complète est, comme d'habitude, en ligne dans la rubrique "Les Photos Live".

  

Gablé (12)

Gablé (11)

Gablé (18)

Gablé (21)

Gablé (2)

La galerie photo complète est disponible en cliquant ici.

03 avril 2013

[Rubr[Atyp]ique] Chronique de "Change The World or Go Home", vol imminent avec Cosmic Carnival (2012)

Ils nous viennent d'un pays qui a son niveau en dessous de celui de la mer et pourtant leur musique n'est pas à six pieds sous terre ! C'est rafraichissant, c'est vivant et c'est pour ça qu'on en parle ici ! Accrochez-vous, l'embarcation pour les Pays-Bas est imminente.

ctwoghartbig

Le groupe est composé de cinq gars et d'une jeune fille. Leur album s'appelle "Change the world or go home" et il est sorti en 2012. Il est intergénérationnel : on entend des sonorités des années 60, des années 70 et pourtant tout est soigneusement mélangé et ça ne dissone pas avec l'ère actuelle ! Cosmic Carnival a donc créé un rock groovy et funky. 

En 2009, ils ont gagné le prestigieux prix hollandais "De Grote Prijs van Nederland". Suite à ça, ils ont enchaîné les concerts aux Pays-Bas mais aussi à l'étranger : en Europe (Grèce), en Afrique (Maroc) et également en Amérique (New-York).

Après cette brève présentation, il est temps de revenir sur les 10 pistes qui composent cet album.

Funny Man commence sur un son radio. Comment ça ce sont des néerlandais ? On entend parler espagnol, puis ça chante en anglais. Ah bah oui ! Qui a dit que c'était des textes écrits dans la langue natale ? Les voix se suivent, le rythme est effréné. Les oreilles n'ont pas eu le temps de dire ouf, que le popotin est déjà en train de se balancer de gauche à droite !

La piste suivante KingMaker est très entraînante. Un petit coup de coeur pour celle-là. Puisqu'un long discours est bien inutile face à l'écoute, c'est à vous de jouer :

Drôle d'idée de voir débarquer un morceau appelé Stop it mais soit... Ce message rappelle qu'il suffit parfois de prendre cinq minutes pour se rappeler pourquoi on aime garder cet état d'esprit de fête. 

Archipelago garde le cap, vous voilà sur une plage de sable blanc. L'inspiration vient sûrement des plages de sable fin de Den Haag... En tout cas si vous partez avec l'album de Cosmic Carnival en vacances, ce morceau est idéal pour défaire ses valises et courir faire son premier plongeon, tête la première.

Un coucher de soleil, une bière, un jeu de carte. Parfait pour illustrer The green light pt. 1. Un album à écouter autant en famille qu'avec les copains, là où aucune règle n'est de mise. Si, une : cet album est à écouter avec de la bonne humeur.

Desperate Man est la chanson qui vous chatouille les tympans. Chez Cosmic Carnival ils sont sympas. Ils ne laissent personne sur le carreau. On motive toute la troupe, on se tient bras dessus, bras dessous et on va boire un verre. Ils savent aussi s'énerver, là un bon riff de guitare comme on finit par débouler sur Share the love, la ryhtmique soutenue de l'album se poursuit. Passage en mode rock'n'roll !

Un petit air des Beatles dans le morceau suivant : Is it wrong. Le voyage touche à sa fin et Cosmic Carnival nous aide à redescendre doucement.

Qui disait partie 1, dit une partie 2. Elle est toute prête et elle arrive maintenant. La première partie était un peu comme un début de soirée. On sent que tous les membres du groupe se sont bien échauffés. La soirée bat donc son plein dans The green light pt. 2.

Et c'est la fin avec Burn Roses. Une douce mélancolie envahit l'air. Il a un doux goût sucré malgré l'amertume de la fin. Il ne faut pas être triste. Après tout il suffit d'appuyer une nouvelle fois sur play pour repartir...

Les mélodies sont travaillées, les sons sont bien arrangés, il n'y a vraiment pas grand chose à jeter dans cet album. C'est une belle histoire en musique. Un album à garder précieusement...

 

Titres : 10 pistes
Album : Change The World or Go Home
Sortie : 2012
Discographie : 1er
Genres : Rock néerlandais

NOTE : 

Toujours pas de note dans cette rubrique. On lève un pouce (celui de la main gauche ou de la main droite... ça n'a pas trop d'importance). Et merci à ces six jeunes néerlandais pour la banane qu'ils donnent.

Article rédigé par Machy.

02 avril 2013

[Review Photos] Alexis HK + Julien Fortier à Victoire 2 | Montpellier | 28.03.2013

Pour la review photos de la semaine, direction la salle Victoire 2 à Saint-Jean-de-Védas dans la Zone Industrielle de Montpellier. Alexis HK était accompagné de Julien Fortier pour une soirée rock et chanson française, et c'est Olivier Audouy qui s'est rendu dans les contrées héraultaises pour shooter ce concert. C'était jeudi dernier, le 28 mars 2013. On ne change pas la recette : sélection de 5 clichés dans cette review photos, la galerie photos complète est présente dans la rubrique appropriée, celle des Photos Live. Les trois premières photos sont d'Alexis HK, les deux dernières de Julien Fortier.

Alexis HK (3)

Alexis HK (9)

Alexis HK (15)

Julien Fortier

Julien Fortier (4)

La galerie photos complète est disponible en cliquant ici.



01 avril 2013

[News] Anakronic Electro Orkestra va envahir les ondes

Quand Le Musicodrome vous présentera le tout nouveau projet d'Elektric Geïsha, nous vous présenterons les déjantés du Anakronic Electro Orkestra. Attention, cocktail hautement explosif.

Ils avaient sorti leur premier opus en 2010, les voilà qu'ils remettent le couvert après demain avec leur nouveau bébé, un cocktail explosif noise, hip hop et tapageur qui tourne en boucle depuis quelques jours, "Noise in Sepher". Les toulousains reviennent en forme, nul doute là-dessus, blindés de featuring gonflés à bloc qui annoncent un album dévastateur en live. Un album qui dépasse même le genre : du noise, il en est plein, mais les influences variées l'imprégnent d'un côté sombre tout simplement lumineux. Imaginez des grosses machines, des riffs de guitares sur flow hip hop brutalement tapissés de dubstep... ou un track subitement mécanique, où des samples de clarinettes ou d'accordéon viennent prendre le relai. Bref, on n'en dit pas plus tant l'album surprend, il fera l'objet de nos prochaines chroniques.

En attendant, on vous laisse comme compagnie sonore leur premier extrait, Noise in Sepher part II, en featuring avec la rappeuse Taron Benson. Prenez garde !

31 mars 2013

[Magazine Discordance] Du lundi 25 au dimanche 31 Mars sur Discordance.fr

logo

DANS LA RUBRIQUE MUSIQUE

Live Report
- Pamela Hute | La Boule Noire | Paris | 28.03.2013

Dossier / Sélection EP Mars 2013
- Starting Blocks, Les 4 meilleurs EP's du mois de Mars 2013

Interview
- Mathieu Artu : "j'ai toujours composé pour des images"
- Efterklang
et les fantômes de Piramida

Concours
- Gagne ton pass 2 jours pour le festival de la Meuh Folle à Alès (30) le 5 et 6 avril 2013


C'est sur Discordance.fr !

29 mars 2013

[Fake] Gros fake en image de fond !

Quelle agréable et mauvaise surprise de voir l'image de fond du Musicodrome se modifier toute seule... Mais que font ces bougies immondes en guise de fond de page ?? Ceci est un gros fake... Si quelqu'un est à l'origine de cette blague qu'il se manifeste ! Nous changerons cela dans le week-end... 

Posté par Aiollywood à 16:16 - Inclassable - Commentaires [4]

[Review Photos] Erevan Tusk + Mono + Chris Brokaw à Paloma | Nîmes | 26.02.2013

A chaque semaine sa review photos : cette fois, avec un peu de retard sur le partage, place aux trois concerts donnaient le 26 février dernier à Paloma, la salle nîmoise. Les groupes invités étaient Erevan Tusk, Mono et Chris Brokaw pour une nouvelle soirée éclectique. A l'occasion de cette soirée, c'est l'indémodable Olivier Audouy qui a réalisé ces shoots. On ne change pas la recette : sélection de cinq clichés dans cette review en version black & white, puis retrouvez la galerie complète dans les albums photos. Dans l'ordre, retrouvez en "un" Mono, en "deux" Chris Brokaw, en "trois" Erevan Tusk, en "quatre" Mono, puis enfin en "cinq" Erevan Tusk. 

Mono

Chris Brokaw (5)

Erevan Tusk (3)

Mono (8)

Erevan Tusk (5)

Retrouvez la galerie complète de la soiré en cliquant ici. 

28 mars 2013

[News] A présent, ce n'est plus un secret : les Daft Punk sont de retour le 21 mai prochain

Voilà, le suspense prend fin : après avoir lancé une énorme bombe médiatique il y a 3 semaines en dévoilant une éventuelle pochette de nouvel album et un extrait d'à peine 15 secondes, les Daft Punk avaient entraîné une impressionnante vague de spéculations autour d'un hypothétique retour. Désormais, le flou s'estompe. C'est la news fraîche de la semaine.    

daft-punk-

Cela faisait 3 semaines que les questions étaient sur toutes les bouches : les Daft Punk sont-ils officiellement de retour ? Si oui, pour quand ? Et le nouvel album ? Et la nouvelle tournée ? Bref, des interrogations classiques.

Pour ne pas déroger à la règle, les Daft Punk restent, comme à leurs habitudes, très discrets. Telles des pépites d'or dans un tamis rempli de terre, les infos concernant leur retour sont très maigres. Accompagnée de l'annonce officielle de la sortie de leur nouvel album le 21 Mai 2013, on s'attendait à avoir au moins un vrai extrait, pas un de 15 pauvres secondes. Il n'en rien de tout ça. La patience sera la meilleure arme pour attendre la fin du printemps. 

Les seules choses que nous pouvons dire c'est que l'album a déjà un nom : "Random Access Memories", soit RAM, toujours dans l'esprit informatique et robotique. Il sera composé de 13 titres, soit une durée totale de 74 minutes. C'est tout. Ah non, pauvre sot, un nouvel extrait de... 15 secondes a été dévoilé. 

Après ça, ne soyez pas trop gourmands. La pochette, a également été présentée. Sans surprise, vous retrouvez cette fameuse image dévoilée le mois dernier représentant la fusion des deux casques, arborant le titre funky de "Random Access Memories".

Si les fans sont à présents calmés, le doute plane désormais sur les prochains concerts. Visiblement, il n'y aura pas de concert... en 2013. Même s'ils seraient annoncés du côté des States cet été. 

Pour conclure, nous aimerions rebondir sur une intervention d'Olivier Cachin sur le blog du Nouvel Observateur qui titrait son article "Nouvel album des Daft Punk : un secret trop bien gardé pour être honnête ?" insiste sur un point important jusque là aveuglé par l'engouement mondial. Mieux, l'auteur fait part de ses craintes : "à force de se perdre en stratégies de com', les deux frenchies pourraient oublier le plus important : la musique". Appuyant son propos en rappelant que le dernier album des Daft Punk sorti en 2005, "Human After All", était moyen, restons donc concentrés sur l'essentiel. 

On accueille à bras ouverts l'information du retour des Daft Punk, mais il faut surtout que l'album soit au niveau. Et ça, nous le saurons que le 21 Mai. 



« Début   1  2  3  4  5  6  7  8    Fin »

© www.lemusicodrome.com | 2008 - 2013 | Tous droits réservés